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versionum, parties i et n , Tubingue, 1812; Programma de Judœo immortali, Tubingue,

1815; Manuel de l'art d'apprécier philosophiquement les ouvrages apocryphes de l'Ancien Testament, Tubingue , 1818 et 1819, 2 vol. ; Eclaircissements sur l'histoire des Juifs jusqu'à la destruction de Jérusalem par les Romains, Tubingue , lS-2'i ; Eclaircissements <le passages difficiles dans la prophétie de Jérémie , Tubingue, 182V. Gaab publia aussi des articles clans divers recueils périodiques.

G \AL, fils d'Obcd, alla h Sichem , dans le dessein de détendre et d'affranchir les habitants <le cette ville, de l'oppression et de la tyrannie d'Abimélecb ; mais il se vit indignement train par un certain Zébul, qui, par les avis qu'il donna à Abimélech, lut cause que Gaal fut battu, mis en fuite, et ses troupes taillées en pièces. Gaal étant rentré dans Sichem, Zébul l'en chassa avec ses gens.

GABIOT (Jean), jésuite du xvu" siècle, fut recteur du collège de Besançon, et publia un ouvrage intitulé : Mariœ pro acceptis a Deo in sacra et illibata conceptione benejiciis votiva conqratulatio, Lyon, 1651 , in-8°.

CABLER (Jean-Philippe), théolog en protestant, né le h juin 1753 à Francfort-sur-le- Mein, où son père était secrétaire du consistoire, fit ses études théologiques à l'université d'iéna, où il eut pour maîtres et pour amis Griesbach et Eicbhorn. 11 fut nommé professeur de théologie d'abord à Dorlmund et à Altorf; puis, en 1804, il fut appelé à la deuxième chaire de théologie à l'université d'iéna, où Griesbach occupa t la première, et à la mort de celui-ci, en 1812, il le remplaça. Le grand -duc de Weimar le nomma conseiller ecclésiastique; le duc de Gotha l'investit de la charge de conseiller titulaire du consistoire, et en 1817, il obtint la direction du séminaire d'iéna. Cinq fois il fut élu pro-recteur de l'université. 11 mourut le 17 février 1827, laissant , outre un grand nombre de dissertations latines : Esquisse d'une herméneutique du Vieux Testament, Altoif, 1788; Introduction historique et critique à l'étude du Vieux Testament, ibid. , 17 9; Recueil de sermons, ibid. Après avoir publié \' Histoire primitive par Eichhorn, avec «lis notes et des introductions, 1790 à 1793, il fait suivre cette publication d'un Nouvel essai sur l'histoire mosaïque de la création considérée sous le point de vue d'une critique élevée; Nouveau Journal théologique, 1796-1811, 12 vol., entrepris d'abord avec Arauion et Paul us, et continué par Gabier seul; enfin, il fut éditeur de /.-/. Griesbachii opuscula academica, en 182V.

GABKIEL-SEVERE, né à Monembasia, autrefois Epidaure , ville du Péloponèse ou Morée, ordonné évêque de Philadelphie en 1577, quitta cette église, où il y avait trèspeu de Grecs, pour se retirer à Venise. Il fut évoque des grecs répandus dans le territoire de la république. On a de lui divers ouvrages de théologie, publiés en 1671,- in-4°, par Richard Simon en grec et en latin, avec des remarques dans lesquelles il prouve qu'on

ne peut pas admettre cet évèque au rang des grecs unis a l'Eglise de Rome, puisqu'il a écrit contre le concile de Florence. Quoique peu favorable aux ! alins, le prélat grec admettait la transsubstantiation ainsi qu'eux.' On le voit clairement dans son Traité des sacrements; et l'on convient aujourd'hui, mémo parmi les protestants, que c'est la doctrine générale et uniforme de l'Eglise g- ecque. Ses autres écrits renfermés dans ce recueil sont une Défense du culte que les Grecs rendent au pain et au vin que l'on doit consacrer, lorsqu'on les porte au sanctuaire; un Discours de l'usage des colybes ou des légumes cuits.

GABRIEL SIONITE, savint maronite, né h Édden, petite ville du mont Liban, professeur des langues orientales à Rome, fut ap pelé a Paris en 1614, pour travailler à la Polyglotte de Le Jay. C'c<t lui qui fournit les Bibles syriaque et arabe, imprimées dans celte Polyglotte. Il les avait copiées sur des manuscrits, et y avait ajouté, par un travail inconcevable , les points voy< lies que nous y voyons, avec une version latine. Cefhabile homme mourut à Paris, en 16i8, âgé de 72 ans, professeur royal dans les langues syriaque et arabe. Les savants de cette capitale se perfectionnèrent sous lui dans la connaissance de ces idiomes. 11 ne dirigea pas jusqu'au bout la Polyglotte de Le Jay. Ce président, s'étantbrouiliéavec lui, appela Abraham Ecchellensis pour le remplacer. Gabriel Sionite traduisit encore la géographie arabe , intitulée : Geographia Nubicnsis, d'Abou Abdallah Mohamed Edrissi, 1619, in-4°, et publia une Grammaire, arabe. 11 fut aidé pour ces deux ouvrages par Jean Hesronita, maronite. Il donna avec Victor Scialac , de Grenoble, les Psaumes de David, traduits de l'arabe.

GABRIELLE DE BOURRON , fille de Louis I" de Rourbon, comte de Montpensier, épousa en H8i Louis de La Trémouille, tué à la bataille de Pavie en 1525. Elle en eut Charles, comte de Talmond, tué à la bataille de Marignan en 1515. Elle mourut au château de Thouars en Poitou, en décembre 1516. On a d'elle : L'Instruction des jeunes pucelles ; Le Temple du Saint-Esprit ; Le voyage du pénitent ; Les contemplations de l'âne dévote, sur les mystères de V Incarnation et de la Passion de Jésus-Christ, et d'autres ouvrages de piété, manuscrits. Celte princesse avait autant de vertu que d'esprit.

GARRIELL1 (N.), prélat romain , d'une famille noble, se laissa séduire par un certain docteur Oliva, qui se mêlait de sortilège. Ils furent arrêtés sous le pape Alexandre VIII, ainsi que quelques-uns de leurs adhérents. Ils avouèrent qu'ils tenaient des assemblées nocturnes , dans lesquelles ils offraient au démon du sang humain, mêlé avec des hosties et des reliques. On les accusa encore d'autres crimes non moins atroces. La plupart des malheureux partisans d'Olivafurent condamnés à une prison perpétuelle. Gabrielli perdit tous sqs bénéfices et ses digni-

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