‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 71 sur 323 · FUM · texte numérisé non relu

FUM

l'a* 337 de J.-C, 1769, in-V°, fig. ; iïisloria $acra de baptitma Constantini Max, Aug.

colloquiii familiarwm (Ugesta, Rome, 1743- 4-7, 2 part. in-4", (ig., ouvrage plein d'érudition, mais il'Hit la second ■ pa lie esl déligurée par dn nombreuses fautes d'impression : Ihix viœ angelicus ad urbem Romam, 174.9, in-8\ il a été traduit en allemand, la même année.

FULBERT, 5Wv.'qii» de Chartres en 1007, chancelier de France, suivant quelques-uns, avait été disciple de Qerbert, depuis paoe sous le nom de Sylvestre II. Il passa d'Italie en France, et fit des leçons de théologie dans les ôcol s d • l'égl'Se de Chartres. Il mourut le 10 avril 102», regardé comme le

firélat de son temps qui connaissait le m eux 'ancienne discipline, et qui la t'a sait observer avec le plus d'exactitude. Ses œuvres ont été publiées en 1608, iu-8". On peut voir dans ses épitres combien il était considéré de tous les princes de son temps. Files sont d'ai leurs bien écrites, et surtout fort utiles pour l'histoire, la discipline et les usages de son siècle. Ses autres o ivragcssont des sermons, des hymnes, des proses; mais ce ne sont pas les plus précieuses parties de ses Œuvres.

FUL'.ENCE (saint), Fabius Claudius Gordianus Fulgentius,né à Lepté dans la liiza— cène, province d'Afrique, en 407, ou bien en 463, de parents nobles, quitta le monde, où d aurait pu briller par ses talents, pour -e renfermer dans un monastère. 11 devint le père d'une grande communauté en 49V, fut ordonné prêtre à Rome en 50J. On le t ra de sa solitude, pour l'élever sur le siège de Ruspe en Afrique, en 508. Son zèle contre l'arianisrae déplut à Trasimond, roi des Vandales, qui l'exila en Sardaigne. Hildéric, successeur de ce prince barbare, le rappela en 523. Son peuple le reçut comme en triomplie. Penda- t son exil il avait composé plusieurs ouvrages. Le P. Sirmond en a publié quelques-uns, Paris, 168'»-, in-4-0 : car nous n'avo s as tous < eux qui sont sortis de sa plume. Le principal de ceux qui nous restent est son Traité de lu prédestination et de la grâce, en 3 livres. Il y défend avec zèle la doctrine de saint Augustin. Il mourut en 53;{, après avo:r l'ait un b en infini en Afrique, par une science profonde, unie à une rare vertu.

FULliOSE. Voy. Frégose.

FUL1GATTI (Jacques), jésuite italien, né eu 15)5, à Rome, mort dans la même ville en 1653, est auteur d s ouvrages suivants: Vitadi lioberlo Bellarmino cardinale, Rome, 1024-, in-V\ traduit en latin par Sylvestre Petra Sancta, Liège, 1626, in-4°, et en français par Pierre Morin, Paris, 1625, in-8J ; Compendio délia vita di san Francesco Xaperio, Rome, 1637, i:i-8°; Vita di Bernardo llcatino*, Viterbe, 174-4-, in-8°; Vita di P. Canisio, Rome, 1649, in-8°; et une Vie de sainte Elisabeth, reine de Portugal, en latin.

FULLER (Nicolas), né en 1557 à Southampton, fut successivement secrétaire de Robert Horn, évoque de "Winchester, Dasteur

de l'église d'Aldington, chanoine de Salisbury, et recteur de. Wa'thaMi. Il mour ■ t à Aldington en 16-22. On a de lui : Miscellanea theolo-' (/ira cl sacta, Londres, 1617, in-'r; un Apprndix'h cet ouvrage, Leyde, 1622, in-o*. On y trouve beaucoup d'érudition. L'auteur possédait très-bien les langues orientales.

FULLEB (Thomas), historien anglais, né en '008 à Aldw incle, d ns le comté de Northampton,fut min sire en d (Yerents endroits, chanoine de Sdisbury, prédicateur à Londres. Le zèle qu'il montra pour Charles 1" l'exposa à des tracasser es de la part de l'usur aie r, qui ie dépouilla de ses emplois; il fui ensu le réintégré dans son canonieât de Sa isbury,où il mourut le 16 août 1661. On lui doit : Description de In Palestine cl des régions adjacentes, et dis choses mémorables y arrivé/ s sons l'Ancien et le Nouveau Testament, Londres, 1662, in-fol., en anglais. Il s'y montre habile cri ique. Histoire de l'Eglise depuis Jésus-Christ jusquen 16V8, Londres, 1655, in-fol. On comprend qu'elle n'est pas exempte de préjugés, surtout quant aux derniers temps. Histoire des croisades, Cambridge, 1651, in-fol'. ; Vies des hommes illustres de l'Angleterre , 1602, in-fol., réimprimée en 1810, en 2 vol. in-V", avec des notes explicatives; De la vie des théologiens modernes, 1651, in-4"; des sermons et des livres de controverse. Tout ce qu'il a écrit est en an lais.

FL'LRADE, abbé de Saint-Denis en France, archichapelain du roi Pépin, mort en 784-, se distingua par sa piété, par ses talents et sa capacité dans les affaires et les négociations ira ortanlcs dont il fut chargé. Il sut mériter la confiance d s princes ei des i apes. Etienne II lui accorda livers privilèges pour son abbaye deSain -Denis, où il logea lorsqu'il vint en France solliciter du secours auprès de Pépin, contre Astolfe. Voy. Etiknnk IL

FUMEL (Jkan-Féi.ix-Hknhi de), né h Toulouse en 1717, lit ses études à Saint-Sulpice et fui sacré évèque de Lodève en 1750 : il illustra son épi sco pal par les vertus et les œuvres <pie la religion inspire aux vrais ministres de Jésus-Christ. 11 fut pendant trente ans le père et le consolateur de son peu, Je. Indépendamment des travaux propres de son ministère, auxquels il se livrait avec une activité incroyable, payer les det es des pauvres, secourir des familles honteuses, étaient ses acles de bienfaisance de chaque jour. Les curés du diocèse trouvaient toujours chez lui des ressources pour leurs paroisses. L'église de la cathédrale, l'Hùtel-Dieu, l'hôpital, ont été les objets de sa générosité. n aimait surtout l'hôpital qu'il sY>l appliqué à rendre utile et commode à force do dépenses, et qu il a institué son héritier. Parle spectacle de ses vertus autant que par ses instructions, il a ramené à la religion catholique un grand nombre de calvinistes, et leur a assuré un éiat honnête, surtout aux enfants persécutés ou abandonnés de leurs parents (Voyez-en un exemple touchant dans le Journal historique et littéraire, 15 juillet 1784, page 411). 11 mourut le 2 janvier 1790,

309 GAA

au milieu des ruines de l'Eglise de France, et dans le pressentiment douloureux des scènes plus affreuses cncoie qui allaient s'ouvrir. Il n'a ou d'autre oraison funèbre que les sanglots des pauvres et les larmes de tous les catholiques de son diocèse. On a de lui deux Instructions pastorales, l'une du 21 novembre 1759, l'autre du 25 mars 1705, où il s'élève particulièrement contre 1 s incrédules ; et le Culte de l'amour divin, ou Dévotion au sacré cœur.

FUNCK ( Chrétien- Louis ) , théologien saxon, né le 21 mars 1751 dans le comté de Katzeneîlenbogen , aujourd'hui principauté de Nassau, fui d'abord destiné à la carriè;e du commerce. L'ayant quittée pour entrer dans celle de l'Eglise, il exerça les fonctions de pasteur en diverses paroisses; il mourut le 21 mai 1834 à Biickebourg, où il les remplissait depuis 1805. Ses principaux ouvrages sont : Moyens pour tous d'atteindre à ce qui constitue la nature et la grandeur de l'homme, Leipzig, 1799 et 1800, 2 vol. L'université de Rintein voulut récompenser cet écrit, en envoyant à l'auteur, en 1801, le diplôme de docteur en théologie; Essai d anthropologie pratique, Leipzig, 1803 ; Quid of/lcii sit publici doctoris Ecclesiœ christianœ in tractandis capitibus inquibus cum symholis Ecclesiœ plane consentire ipsum sua religio et conscientia prohibere videntur, Rintein, 1801 ; Matériaux pour toutes les parties de l'exercice des fondions pastorales, avec une instruction pratique sur les moyens de les exercer conformément aux besoins de notre temps, Leipzig, 1796-1805,8 volumes, dont les sept premiers furent composés en société avecRuluiann, et le dernier est tout entier de lui.

FUNES (Martiiv), jésuite espagnol, né à Valladolid en 1560, mort à Colle près Florence en 1617, professa pendant huit années la théologie scolastique en Allemagne à l'académie de Gratz, et trois ans la théologie morale à Milan, a ec beaucoup de succès. 11 publia : Disputatio deDeo uno, et de vitiis et peccatis, Gratz, 1589; Spéculum morale prac-

GAA

ticum, Constance, 1598, Cologne, 1610, Methodus prartica utendi libro Thomœ à Kempis de Imitatione Christi, tr doit en différ ntes langues, et plac^ en tête de plusieurs éditions de l'Imitation de Jésus-Christ.

FURGOLE { Jean-Baptiste | , avorat au parlement de Toulouse, né en 1690 à Casicl- Ferrus, dans le bas Arma-uiac, joignit à la science la plus profon le des lois de la jurisprudence française* des usages, des coutumes , la connaissance de ce te partie de l'histoire, qui est rela ive à la lég slation de tous les temps et de tous les pays, te chancelier d'Aguesseau, qui l'estimait beaucoup, l'entoura ,ea à entreprendre un Commentaire sur l'ordonnance concernant les donations du mois de février 1731. Cet ouv âge, imprimé d'abord à Toulouse en un seul vol in -4°, a été réimp imé en 2. en 1761. Après avoir publié cet ouvrage, il commença son Traité des curés primitifs, où l'on examine leur origine, les différentes causes qui y ont donné lieu, leurs étroits, etc., Toulouse, 1766, un vol. in-4". Il se rendit à P ris pour; rés; nter lui-même son Traité des Tistaments et autres dispositions de dernière volonté. Le chancelier parcourut cet ouvrage, et donna de justes éloges à l'auteur, il parut en 4 vol. in-4°, 1745-48, et tous les exemplaires se trouvèrent enlevés à mesure que chaque volume vit le jour. L'édition donnée à Paris en 1779, quoiqu'en 3 vol., est beaucoup plus complète, il se préparait à faire imprimer son Commentaire sur l'ordonnance des substitutions, los ,ue le roi le nomma capitoul en 1745. Les occiq ations de celte charge l'empêchèrent de finir l'édition de cet ouvrage qui n'a été publié qu'en 1767, par les soins de Poncet de la Grave, en 1 vol. in-4\ 11 travailla, en attendant, à son Traité de la seigneurie féodale universelle, et du Franc- Alleu naturel, qui a paru à la même époque, in-12. On a rémprimé ses OEuvres complètes, Paris, 1775 et 1776, 8 vol. in-8°. Cette édition est moins estimée quel'in-4°. Ce savant jurisconsulte est mort en mai 1761.

GAAB (Jean-Frédéric de), né le 10 octobre 1761 à Gœppingen dans le Wurtemberg, se livra à l'enseignement. 11 était en 1806 éphore ou censeur du séminaire théologique de Tubingue, devint bibliothécaire de l'université en 1814, prélat et surintendant général en .8 5, et mourut le 2 mars 1832. La plupart de ses écrits roulent sur la critique et l'exégèse de l'Ancien Testament, les autres traitent de l'histoire, et surtout de l'histoire ecclésiastique et du dogme. Ceux dont nous donnons les litres en latin sont en cette langue, les autres sont en allemand : Premiers linéaments d'une histoire de la dogmatique, 1787; Observationes ad historiam judaicam, 1787: Traités pour servir à l'histoire du dogme de l'Eglise grecque primitive, Iéna,

1790; Apologie du pape Grégoire VIT , Tubingue, 1792; Animadversiones ad locaquœdam Veteris Testamenti, ibid., 1792; Ebauche première de lecture sur l'histoire bibliographique, ibid., 1794; Idées nouvelles pour l'éclaircissement du Cantique , lîo'senli d, 1798; Idées nouvelles pour l'éclaircissement des livres ne et IV du Pentateuque, Tubingue, 1796; Petits essais d'histoire, Tubingue, 1797; Sur les partis que les chrétiens avaient à combattre auiu' siècle de l'ère chrétienne, Tubingue, 1801 ; Le lirr.e de Job, Tubingue, 1809; Dissertatio de ucis quibusdam sentenliarum Jesu Siracida, 1 ;bingue, 1809; Versio quorumdam carminïun .irabicorum, etc., Tubingue, 1810; Animadversiones ad antiquiorem histor. Judœorum, Tubingue, 1811; Dejudicatio antiquarum Boseœ

G An

Page 1