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à \ ne en Normantlie, professa la philosophie a l'abbaye de Saint- Wandrille; il se livra ensuite à la prédication, et y renonça au bout de viugl ans, pour écrire l'histoire de Bretagne, il suivait ee projet avec ardeur; lorsqu'il mourut d'apoplexie on 1695, à l'abbaye du mont Saint-Michel, <l<>nt il était allé visiter les archives. Il a laissé : Oraison funèbre de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, Paris, 1(>83 ; Eloge funèbre du chancelier Letellier,eu latin, Paris el Rouen, 1085; Abrégé de sermons de controverse, Caen, 168V , m-'»"; Eclaircissements apologétiques sur quelques propositions àe théologie, etc.. ibid., 1686, in-i°; quelques autres écrits peu remarquables, et des tragments de V Histoire de Bretagne, terminée par D. Lobin au.
GALLONIO (Antoine), prêtre oratorien de Rome, mort en 1617, publia en italien : une Histoire des vierges, 1591, in-V"; les Vies de quelques martgrs, 1597, in-V; la Vie de saint Philippe de Néri, in-8°; de Monachatu sancli Gregorii, Rome, 160i, in-4-0. 11 y prétend, avec Baronius, que saint Grég ure n'a pas été bénédictin, mais de l'ordre do Saint-Equice, dont saint Grégoire fait mention dans ses livres de morale. Il mit au jour en 1591, in-4% avec les figures de Tempesta , un traite' en italien, curieux et fait avec beaucoup de soin, sur les différents supplices dont les païens se servaient pour faire souffrir les martyrs de la primitive Eglise. Cet ouvrage, traduit en latin par l'auteur, fut imprimé en 159V, et réimprimé en 1659, in-k°, à Paris. Gallonius nonseulement recueillit ce qui se trouve des tourments des martyrs dans leurs actes, dont plusieurs pourraient être suspects aux esprits forts, mais aussi ce qu'on lit dans les auteurs anciens, tant profanes qu'ecclésiastiques. Ce livre est une réponse victorieuse à cette phrase d'un incrédule moderne : « Il est dif- « .ficile de concilier avec les lois romaines « tous ces tourments recherchés, toutes ces « mutilations, ces langues arrachées, ces « membres coupés et grillés, etc. » Il se peut qu'aucune loi romaine n'ordonnât jamais de tels supplices; mais la fureur des Romains idolâtres les inventait, et les juges les laissaient faire, et souvent les ordonnaient euxmêmes. Le traité de Gallonius en est la preuve. « Le même argument, dit un savant « moderne, prouverait la fausseté de toutes « les atrocités exercées par les Adrets, les « Halberstad, les La Marck, les Sonoi, etc.; « car où sont les lois qui, chez les protes- « lants, ordonneni de tels supplices envers « les catholiques? Et, pour rester (ians l'his- « toire romaine, par quelles lois de la juris- « prudence criminelle les chrétiens , sous « Néron, furent-ils enduits de poix et trans- « formés en flambeaux? » Le livre De cruce, de Juste-Lipse, peut servir de pendant à celui do Gallonius.
GALLES ou GALLO (Thomas), un des plus célèbres théologiens du un" siècle, fut d'abord chanoine de l'abbaye de Saint-Victor, puis abbé de Saint-André de Verceil en Piémont, où il mourut l'an 1246. On a de lui : des Explications du Cantique des cantiques,