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« par le prince «les apôtres : Non est m alio « aliquo sains, »<-(/nr mim aliud nomcn < st « sub ctflo dut mn hominibus in quo oporteat « nos salvos fiai. » (Art. IV.) Voy. Muit.vtohf.
GALINDOi Beatrix), connue sous lé nom
de la f.atiwt, naquit à S;i 1 a 1 1 la 1 x 1 1 m» en 1475,
d'une ancienne el illustre famille. Dès l'âge de oeuf ans, elle montra un goût décid • pour l'élude, ee qui engagea un de ses oncles, ecclésiastique instruit, à seconder ces heu— reuses dispositions. Il lui enseigna la langue latine, dans laquell • elle lit de si grands progrès ou'en peu de temps elle expliqua avec une facilité étonnai te les passages les plus obscurs des auteurs classiques. Elle étudia la philosophie avec le même succès. Isabelle de Castille l'appela à sa cour, la nomma sa demoiselle d'honneur, et la maria en 1495 à don François Ramirez, secrétaire de Ferdidand V. Restée veuve à trente ans sans enfants, et possédant des biens immenses, elle fonda un hôpital qui existe encore 'à'Madrid, et qui porte toujours le nom d'hôpital de la Latins,. Elle fonda aussi plusieurs maisons religieuses consacrées à l'éducation des demoiselles sans fortune, et se voua elle-même à la direction d'une de ces maisons. Eile fut toujours Un modèle de vertu et de piété, et mourut à adrid le 25 novembre 1535. Cette savante espagnole av. il composé plusieurs ouvrages qui sont restés manuscrits : des Commentaires sur Aristote, des notes sur les anciens, et des poésies latines.
(tALINDON. Voij. Prudence le Jeune.
GALITZIN ( Dévié :iucs), né le 21 décembre 1770, d'une famille qui s'honore de descendre des lagèllOns, qui régnèrent avec tant d'éclat sur la Pologne et la Lithuanie. La nature l'avait doué de toutes les qualités de l'esprit et du cœur; mais il avait été élevé dans le schisme. Appelé à suivre une carrière brillante dans la Russie, (îalit/in voyagea, traversa les mers, et alla étudier les institutions d'un peuple libre dans les Etats- Unis d'Amérique. Celait là que la grâce l'attendait. La vérité se présenta à lui dans tout son éclat ; les préventions qu'on lui avait inspirées contre l'Eglise romaine s'évanouirent. Mgr Jean Carroll, premier évoque de Baltimore, l'un des prélats les plus distingués de l'Amérique, l'instruisit, et reçut son abjuration. Peu de temps après, Galitzin entra au séminaire de Baltimore, fondé par des prêtres français que la révolution avait chassés de leur pays. Le 19 mai s 1795 il reçut les ordres des mains de Mgr Carroll. Une fois prêtre, Démétrius Galitzin quitta Baltimore, et s'enfonça dans laPensylvanie. Après avoir exercé [tendant quelque temps son saint ministère dans une campagne dépendante du collège de George-Town , il se retira, sous le nom de Smith, dans les régions les plus solitaires des monts Allhéganiens ; il y établit son centre d'action et commença son œuvre apostolique. D'abord il ne s'occupa que de quelques pauvres familles abruties par l'ignorance, et vivant éparses dans les déserts. Mais bientôt son zèle produisit les
fruits les plus heureux ; on arriva de toutes paris, les déserts se peuplèrent, et Galitzin se vit entouré d'un immense concours de fidèles. Après quarante-cinq années d'une vie toute consacrée aux glorieux travaux do l'apostolat, il mourut le 6 mai 18V0.
GALLAND1 (André), prêtre oratorien qui vivait dans le xvnr siècle, s'est fait connaître par deux ouvrages : Bibliotheca veterum patrum mtiquorumque teriptorum ecclesi/r , etc., Venise, 1705-81, 14 vol. in-4*, collection très-importante; De vetustis canonum colle: tionibus dissert. Sylloge , 1790, 2 vol. in-V".
GALLARD (Germain de). Voy. Galard.
GALLARD (Romain-Frédéric), évêque de Meaux, né dans le diocèse d'Or] ans le 28 juin J785, fit ses études ecclésiastiques au séminaire de Saint-Sulpiee, et y forma une liaison étroite avec le jeune abbé de Quélen, qui, lorsqu'il fut devenu dans la suite archevêque de Paris, l'attira dans son diocèse. L'abbé Gallard fut attaché quelque temps à la grande-aumônerie, puis devint successivement chanoine de Notre-Dame, curé de la Madeleine, grand-vicaire du diocèse de Paris. Pou de temps avant la révolution de juillet 1830, il fut nommé évêqùe de Meaux. « Il «dota ce diocèse, dit M. Herblot, de nou- «. Veaux Eléments de la doctrine chrétienne, « affermit la discipline ecclésiastique, fixa la « liturgie en adressant à son clergé un nou- « veau règlement , un nouveau missel, un « nouveau bréviaire et un nouveau rituel. » Le cardinal Latil, archevêque de Reims, le choisit pour soncoadjuteur en 1839, et il prit le titre d'archevêque d'Anazarbe. Voy. Latil. Ce prélat dirigeait la conscience de la reine Marie-Amélie et de la princesse Clémentine. 11 sut faire tourner au profil de la religion l'influence dont il jouissait aux Tuileries, et l'on a dit que dans les temps orageux qui suivirent la révolution de 1830, il rendit particulièrement de grands services à la cause du catholicisme. Mgr Gallard est mort à Reims le 28 septembre 183J, à la suite d'une longue et douloureuse maladie, dans sa 55° année. Son Eloge, prononcé par M. l'abbé Herblot, grandvicaire et théologal, le jour d s obsèques, a été imprimé.
GALLE (Servais), Servatius Gallœus, Hollandais , né à Roterdam en 1627 , mort à Campen en 1709, est auteur d'un Traité latin sur les oracles des Sibylles, 2 vol. in-i°, Amsterdam, lù89; le premier contient les oracles avec un commentaire. Le second contient des dissertations sur tout ce qu'on peut dire des Sibylles. 11 prouve leur existence contre Socin : il soutient qu'elles ont été inspirées par le démon; il nie qu'elles aient été vierges, et prétend .qu'il n'y a rien de fixe sur leur nombre. Il y. fait une sortie pleine de fiel contre quelques saintes, à qui l'on a attribué h: don de prophétie. «Plaisant « embarras, dit un critique, où. s'est trouvé « ce bon protestant ! Reconnaissant l'exi- « stence des Sibylles et leur inspiration, mais « craignant quelques fâcheuses conséquence ces contre sa secte, il aime mieux les faire
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« inspirer par le démon , et leur enlevev « leur virginité, que de fournir quelque « preuve eu faveur des vierges qui, parmi « les catholiques, ont paru avoir quelque « connaissance de l'avenir. » On a encore de lui une édition de Lactance, Leyde, loGO, où il fait tous ses efforts pour réfuter les notes qu ■• Isceus avait faites sur cet ancien auteur chrétien, et pour métamorphoser- Lactance en huguenot. Il a travaillé à une édition de Minutius Félix, qui n'a pas vu le jour, et qui apparemment ne valait pas mieux que la précédente,
GA LET ou flALET (N...), ecclésiastique français attaché à Fénelon qu'il a presque toujours suivi, a publié : la Vie de ce prélat sous ce titre : Recueil des principales vertus de Fénelon, Nancy, 1725, in-12, très-raie; une Dissertation dogmatique et morale sur la doctrine des indulgences, sur la foi des mifacles et sur la pratique du Rosaire, 1724, in-12. On lui attribue -.Lettre d'un anonyme à feu M. de Reausobre sur M. de Fénelon, insérée dans la Bibliothèque germanique , tome XLVI, p. 60.
GALLET (Jacques), ancien supérieur du séminaire de Saint-Louis à Paris, naquit à Lamballe (Bretagne) vers le milieu du xvne siècle, et mourut en 1726 àCompans dans le , diocèse de Meaux, où. il était curé. Il se livra à de profondes recherches sur l'histoire de la Bretagne. Il a composé une dissertation historique sur V origine des Bretons, dont l'abbé des Fontaines a fait les tomes V et VI de son Histoire des ducs de Bretagne, qui parurent en 1737; elle a été réimprimée à la fin du 1er vol. de YHisloire de Bretagne de dom Morice , qui l'a beaucoup améliorée tant par ses propres corrections que par la restitution du texte d'après le manuscrit original que possédait le cardinal de Rohan.
GALLETÏI (Pierre-Louis), savant antiquaire italien, né en 172i à Borne, entra chez les bénédictins, et dirigea ses travaux vers l'antiquité, et l'histoire littéraire ecclésiastique, dont il s'occupa avec un zèle infatigable. Le pape Pic VI lui conf'ra plusieurs bénéfices et le titie d'évêque de Cyrène. Il mourut subitement d'apoplexie le 13 décembre 1790. Ses principaux ouvrages sont : Ragionamento delV origine e de' primi tempi de.IV abadia Fiorentina, Rome, 1773, in-i°; Capcna municipio de' Romani, Rome, 1756; Gabbio antica città di Sabina scoperta ove era torri, ovvero le grotte di Toro, Rome, 1757, in-4°, fig.; Inscriptiones venetœ infimi œvi Romœ extantes, Rome, 1757, in-4°. Il publia successivement celles de Bologne, 1 vol. in-4° ; de Rome, 3 vol. in-4° ; delà Marche d' Ancône et du Piémont , et divers écrits sur l'histoire , les antiquités et les rites ecclésiastiques.
GALLI (Angiolo-Petro), savant prélat italien, né en 1763 à Corfou, témoigna, dès l'âge de 15 ans, le désir d'entrer dans l'ordre de Saint-Benoît; mais ses parents, qui le destinaient à la carrière des armes, l'obligèrent de renoncer à ce dessein. Resté peu de temps après orphelin, il se retira chez une
tante, et se remit avec une nouvelle ardeur à étudier les différentes branches des sciences humaines , et plus particulièrement la théologie. Ordonné prêtre, il s'appliqua tout entier aux fonctions de son saint ministère. Il ne négligea pas néanmoins les lettres, et il entreprit de donner à l'Italie une version complète des OEuvres d'Isocrate. Le premier volume, le seul qui ait paru, fut imprimé à Venise en 1798, in-8°. 11 s'occupait aussi d'une traduction des OEuvres de Théodore Studite , mais les troubles de la guerre l'obligèrent d'interrompre son travail. Pie VII, aussitôt après son élection en 1800, le nomma évoque de Lésina dans la Dalmatie. Son diocèse, qu'il administra avec la plus grande sagesse, lui dut plusieurs établissements salutaires. Il se rendait à Rome pour les intérêts de son diocèse, lorsque, passant à Venise, il tomba malade et mourut dans cette ville le 27 juin 1812. Indépendamment de ses mss., qui restèrent ente'e les mains de son neveu, Ange Foscolo, archevêque de Corfou, on a de lui divers opuscules, entre autres, nue Instruction pastorale sur les devoirs des sujets envers leur souverain, Z ra, 1802; réimpr. en 1804.
GALLICAN (saint), consul romain sous l'empereur Constantin, battit les Scythes, et souffrit le martyre à Alexandrie par ordre de Julien l'Apostat, le 25 juin 3152.
GALLICCIOLI (l'abbé Jean-Baptiste), savant professeur d'hébreu et de grec, né à Venise en 1733. 11 savait, indépendamment des langues orientales, le syriaque, le chddéen, le latin, le français, l'anglais ; et son plus grand plaisir était de communiquer son savoir à ses disciples. Il leur avait inspiré une telle confiance et en môme temps une si grande ardeur pour l'étude, qu'ils le suivaent jusque dans les rues de Venise, pour profiter de ses conversations. 11 était d'une excessive charité pour les pauvres, et à sa science se joignit une extrême modestie. Quoiqu'il possédât une fortune assez considérable, on le trouva, à sa mort arrivée en 1806, dépourvu de tout, et l'on découvrit qu'il y avait plusieurs familles qui ne vivaient que de ses bi'nfaits. On lui doit : Dizionario latino italiano délia sacra Riblia ; Dissertazione deW antica lezione degli Ebrei e delV origine de' punti ; Pensieri sulle LXX settimane di Daniele, écrit rempli d'érudition, dont toutes les universités italiennes lui firent des remerciements; Memorie Venete anliche profane cd ccclesiastiche, 8 vol. ; La table du Thésaurus antiquitatum sacrarum, d'Ugolini ; Traductions italiennes de YEcclésiaste et des différentes Défenses de la religion chrétienne , écrites par Tatien , Athénagore, etc. On regrette qu'il n'ait pas publié avant sa mort un ouvrage important qui lui avait coûté 20 ans de travail, intitulé : Approssimazione délia sinagoga alla nostra religione. On lui doit encore une édition des OEuvres de saint Grégoire de Nazianze.
GALLFET. Voy. Galifet.
GALLOIS (Antoine-Paul Le), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur né en 16i0