‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 78 sur 323 · GAIN · texte numérisé non relu

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Sorbonne, né en 1568, se distingua par l'ardeur avec laquelle il soutint le docteur Richer. Voy. ce nom. Sans l'appeler un grand homme, comme fait le Lexicographe critique, aussi outré dans ses éloges que dans ses satires, on peut dire que Gamaches était un bon scolastique. On a de lui des Commentaires sur la Somme de saint Thomas, 2 vol. infolio. Cet écrivain mourut en 1625, à 57 ans.

GAMACHES (Etienne de), né à Meulan en 1672, entra chez les chanoines de Sainte- Croix de La Bretonnerie, et s'y distingua par un esprit méditatif et profond. L'académie des sciences de Paris lui ouvrit ses portes. Nous avons de lui : une Astronomie physique, ou Principes généraux de la nature appliqués au mécanisme astronomique, et comparés aux principes de la philosophie de Newton, 1740, in-4° ; Système du cœur , sous le nom de Clarigny, 1708, in-12; Système du philosophe chrétien , 1721, in-8°; Dissertations littéraires et philosophiques , 1755, in-8°. Mais celui de ses livres qui est le plus connu est intitulé : Les agréments du langage réduit à ses principes , 1718, in-12. Cet ouvrage, qu'un homme d'esprit appelait le Dictionnaire des pensées fines, a été vainement déprisé par l'abbé Goujet. Il est digne d'être lu par quiconque veut écrire. L'auteur mourut en 1756, dans sa 84e année.

GAMALIEL, docteur de la loi et, à ce que l'on croit, disciple secret de Jésus-Christ, maître de saint Paul , fut très-favorable aux apôtres dans une assemblée que les Juifs tinrent pour les faire mourir. Il fut sensiblement touché du mauvais traitement qu'ils reçurent , et surtout du martyre de saint Etienne, qu'il fit ensevelir honorablement, mais sans se montrer. On dit que ce saint homme fut ensuite découvert et martyrisé avec son fils Abibon, âgé de 20 ans; qu'en 415 il apparut en songe à. un saint prêtre nommé Lucien, à qui il découvrit l'endroit où reposait son corps et celui de saint Etienne. Nous avons un écrit de Lucien luimôme sur ce sujet. Il nous apprend que Gamaliel ayant enlevé le corps de saint Etienne, la nuit après son martyre, l'avait enseveli dans un tombeau neuf, où il fut depuis enterré lui-même avec Abibon, son fils, et Nicodème. Ces corps furent effectivement trouvés dans l'endroit que Gamaliel avait indiqué. Saint Augustin et Evode racontent la chose avec des circonstances qui ne laissent aucun doute sur la vérité du récit de Lucien. Cet illustre docteur de l'Eglise rapporte en particulier les guérisons miraculeuses qui se firent lors de la translation du corps de saint Etienne. « Quel témoignage, s'écrie un « orateur chrétien, en faveur des honneurs « que nous rendons aux dépouilles mortelles « des serviteurs de Dieu! Les saints eux- « mêmes nous en montrent les dépôts, et « d'autres saints accourent pour les hono- « rer; et le Dieu de tous les saints fait écla- « ter au milieu de tout cela les merveilles de « sa puissance; et les hommes qui attestent « tout cela comme témoins oculaires sont « des saints eux-mêmes et de grands doc- « teurs, des génies fermes et profonds; et

« cela du temps où, de l'aveu des novateurs, « l'Eglise était encore chaste et pure. Que « faut-il donc à l'erreur pour la confondre , « si de telles raisons et de tels faits ne la « confondent pas? » Voy. saints Gervais et Protais.

GAMBARA (Hubert), né à Bresce, évoque de Tortone, fut chargé de commissions importantes par les papes Léon X, Clément VII et Paul III. Les services qu'il leur rendit lui procurèrent le chapeau de cardinal en 1539. Il mourut à Rome en 1549. — Gambara (Jean-François), son neveu, évoque de Tortone, cardinal, mourut à Rome en 1584, à 54 ans, après avoir rendu de grands services à la maison d'Autriche.

GAMBART (Adrien), pieux et zélé missionnaire, fut un des premiers disciples de saint Vincent de Paul. Il mourut à Paris le 19 décembre 1668 , à 68 ans , après avoir consacré sa vie à l'instruction des pauvres et des gens de la campagne. On a de lui des prônes sous le titre de Missionnaire paroissial, en 8 vol. Ceux qui s'appliquent à instruire le peuple de la campagne recherchent encore aujourd'hui cet ouvrage.

GANAY (Jean de). Voy. Gaigney.

GAND (Henri de), était de la ville dont il porta le nom, et son nom de famille était Goëthals. Il fut docteur et professeur de Sorbonne, puis archidiacre de Tournay, où il mourut en 1295, à 76 ans, avec le surnom de Doctor solemnis. On a de lui : Traité des hommes illustres, pour servir de suite à ceux de saint Jérôme et de Sigebert, et imprimé avec une Somme de théologie, in-folio, Paris, 1518 et 1519; Anvers, 1639, in-folio, avec des notes d'Aubert Le Mire ; une Théologie quodlibétique (Quodlibeta theologica) , Paris, 1518, in-fol., réimprimée avec un commentaire à Venise, 1613, 2 vol. in-fol. Ce dernier ouvrage est assez bon, et l'emporte sur la plupart des ouvrages des théologiens du temps de Henri de Gand. Vital Zuccolius de Padoue , de l'ordre des Camaldules , en a donné une nouvelle édition avec des commentaires. C'est mal à propos qu'il fait Henri religieux de l'ordre des Servites. Cette famille de Goëthals, établie dans la ville de Gand depuis environ sept cents ans, est une des plus honorables de la Flandre. Elle a fourni d'excellents sujets à l'Eglise, à la magistrature et à la république des lettres. Elle est connue dans l'histoire sous les dénominations diverses de Gredals, Gottals, Algoethus, Eucolus, Eutrncheleus et Panagathus.

GANDOLPHY (Pierre), prêtre catholique anglais, étudia en théologie au collège de Stonyhurst. Il s'était fait une certaine réputation par ses sermons de controverse, relatifs aux limites de l'autorité temporelle sur la discipline de l'Eglise; mais lorsqu'il les eut imprimés, on c: ut y découvrir des choses peu exactes ; Gandolphy n'ayant point voulu consentir à les rectifier, son nvre fut censuré par 1 évêque catholique de Londres. L'auteur se pourvut à Borne contre cette décision, et soutint avec fermeté les sentiments qu'il avait émis dans ses écrits. Il

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