‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 79 sur 323 · CAR · texte numérisé non relu

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séjourna quelque temps a Paris, à l'occasion de son vovage dans la capitale» du monde chrétien. Celle controverse donna naissance à divers pamphlets. Gandolphy est mort à Eastsheen, le 9 juillet 1821, âgé seulement de VI ans. On a de lui : Défense de la foi <mrii'iiHc ou cinq Sermotu sur 1rs preuves 4e la religion chrétienne, 1H11, in-8"; Liturgie ou Exposition complète de la foi de V Eglise catholique, 1812, in-8n; deux Lettres au docteur II Marsh, 1811 et 1813, in-B°; Exposé complet de la relit/ion chrétienne en une série. de sermons, 1813, iu-8"; Sermons sur le, texte: Rendre à César, etc., 1813, \\\-V.

GANGANELLI. foy. Clément \iv.

('.ANS ou GANZ ;Jean), jésuite allemand, ne à Wurtzbourg en 1591, professa la philosophie, la théologie et les mathématiques dans plusieurs col'éges de son ordre, se livra ensuite a la pré ucation, devint confesseur de l'empereur Ferdinand Hï, et mourut «a Vienne en 1662, dans la maison professe de sa société. On a de lui : quelques Oraisons funèbres, et plusieurs ouvrages ascétiques (en allemand); des Sermons (en latin); Arboretum genecUogicum exhibent omnes principes qui iinea recta a Rodolpho I, imperatore austriaco, descendunt, Cologne, 1630 et 1638, in-fol.

GANZ (David). Voy. Davïd-Ganz.

GARAMPI (Joseph), cardinal et savant antiquaire italien, naquit à Rimini en 17-25 et devint d'abord garde des archives secrètes du Vatican sous Benoît XIV, où il obtint un canonicat à Saint-Pierre de Rome, fut ensuite promu a l'évêché de Montefiascone, et exerça plusieurs nonciatures. Garampi se trouvait à Vienne en 1782, lorsque le pape Pie VI y vint, et il fut créé cardinal le ik février 1785. Il passa le reste de ses jours tantôt à Montefiascone, tantôt à Rome, au collège germanique dont il était prolecteur, et il mourut dans cette dernière ville le 2 mai 1792. Garampi avait été lié avec le célèbre Muratori. Il s'était proposé de faire l'histoire de tous les évêchés du christianisme sous le titre de Orbis christianus. On a de lui : De nummo argenteo Bencdicti II, pontificis maximi dissertatio, etc., Rome, 17VJ, in-i°; Memorie ccclesiastiche appartenenti ail' istoria ed al culto délia heata Chiaria di Rimini, ibid., 1755, in-i°; Notizie , regolc e orazioni in onore de SS. martiri délia basiliea Vaticana, etc., ibid., 1756, in— 1 2; Illustrazione di un sigillo délia Garfagnana, ibid., 1759; Saggio di osservazioni sul valoredelle antiche monde pontificie, in-i°, sans date. Le cardinal J. Garampi avait formé une immense bibliothèque, dont le catalogue, fait avec soin, fut publié par M. Mariano de Romanis, Rome, 1796, 7 vol. grand in-8°. M. Jérôme Amerti a placé à la tête de ce catalogue une notice latine sur la vie du cardinal. On trouve son Eloge par Renazzi dans le tome IV de l'histoire de l'université de la Sapience.

GARASSE (François), jésuHe né en 1585 à Angoulème, prit l'habit de la société en 1601. Né avec du feu, de l'imagination, mais

sans goût et sans jugement, il se mit à 5crire contre ceux qui lui déplurent. Il se signala surtout contre le poète Théophile et l'avocat Pasquier. On doit à sa plume infatigable : Recherches des recherches d'Etienne Pasquier, in-S". Tout ce que la fougue la plus impétueuse peut inspirer de grossièretés, est enta.w' dans cet ouvrage. Ce qui peut excuser l'auteur à un certain point, c'est que les écrits de Pasquier n'étaient pas plus exempts d'expressions basses et ridicules, moins encore de colère et d'< mporteinent. C'est une espèce de représailles, mais qu'un homme de bon goût et d'uni élev '" oe se serait as

permises. Les lils de Pasquier entreprir ut de venger leur père. Le jésuite avait adress ' son premier ouvrage : « A feu Etienne « Pasquier, partout où il sera. » Les fils de l'avocat général, dont le style ne s'éloignait pas de celui de Garasse, lui adressèrent la réponse : « En quelque lieu qu'il lot. » Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, ou prétendus tels, 1623, in-ï°: ouvrage contre les déistes, rempli de turlupinades et de raisons, qui auraient eu plus d'effet si elles avaient été seules. Rabelais réformé, in-12; mauvais livre de controverse contre du Moulin, et qui n'est point du tout, comme quelques-uns l'ont cru, une refonte de l'inintelligible livre de Rabdais. Somme de théologie, 1625, in-fol., censuré par la Sorbonne. L'autenr y dégrade la majesté- de la religion, par le style le plus familier et le plus bouffon. Le banquet des sept-sages, dressé au logis de M. Louis Serein. Ce livre, publié sous le nom d'Espinceil, à Paris, 1617, in-8°, est la plus rare des productions de Garasse : il y a quelques bonnes plaisanteries. On a de lui des poésies latines, in-i° : ce sont des élégies sur la mort de Henri IV, et un poème sur le sacre de son fils Louis XIII. L'auteur, relégué à Poitiers par ses supérieurs, mourut en secourant les pestiférés en 1631, à 46 ans. Ce jésuite, si amer dans ses livres, était doux dans la société; sa colère n'est que dans sa plume : ses actions et sa conduite portaient l'empreinte de la charité. Dans des temps plus modernes, le style de Garasse a provoqué l'imitation de plus d'un homme célèbre. Son livre de Recherches des recherches d'Etienne Pasquier peut être regardé comme les archives où Voltaire a puisé les injures qu'il a prodiguées a tant d'écrivains. Il y a cependant cette différence entre lui et Garasse, que celui-ci se bornait à dire que ses adversaires étaient des impies, des athées, des ânes, des sots par bémol, des sots par béquarre, des sots à la plus haute gamme; et que le champion de l'abbé Razin a traité les siens non-seulement d'ânes et de sots, mais de croquants, de cuistres, de marauds, de fripons, d'ivrognes, de sodomites, de scélérats, d'auteurs mourant de honte et de faim. De plus, Garasse ne se passionnait que contre ceux qu'il croyait être les ennemis de Dieu, de la morale et de la justice : l'émule de Garasse faisait des injures un usage tout inverse. Chaque siècle a donc sa nuance. Si Garasse était un décla-

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