‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 9 sur 323 · EDW · texte numérisé non relu

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« fardeau des impôts, et chercha tous les « moyens de ne laisser personne dans la « souffrance. Comme il n'avait point de pasce sions à satisfaire, tous ses revenus étaient « employés à récompenser ceux qui le ser- « vaient avec fidélité, à soulager les pauvres, « à doter les ég'ises et les monastères. Il fit « un grand nombre de fondations, dont le « but était de faire chanter à perpétuité les « louanges de Dieu. Mais les divers établis- « sements qu'il fit ne furent jamais à charge « au peuple. Les revenus de son domaine lui « suffisaient pour toutes les bonnes œuvres « qu'il entreprenait. On ne connaissait point « alors les taxes, ou l'on n'y avait recours « qu'en temps de guerre et dans des néces- « sites très- pressantes. » Les grands du royaume, s'imaginant qu'il ava't épuisé ses finances par ses aumônes, levèrent une somme considérante sur leurs vassaux, sans l'en prévenir, et la lui apportèrent comme un don que lui faisaient ses peuples pour l'entretien des troupes, et pour les autres frais occasionnés par les dépenses publiques. Edouard, ayant appris ce qui s'était passé, remercia ses sujets de leur bonne volonté, et voulut ipie l'on rendît l'argent à tous ceux qui avaient conlr hué K former la somme. Il laissa par testament sa couronne à Guillaume le Conque, ant, quoiqu'il no fût pas son | lus proche par; nt : le prince Edgar, qui devait naturellement lui succéder, avait pris la fuite et s'était sauvé en Ecosse, parla cra nte de ce terrible concurrent. Edouard mourut le 5 janvier 1063, après un règne de 25 ans. Il fut canonisé par le pape Alexandre III.

EDWARDS (Jonathan), théologien calviniste ri.ide, né en 1723 à Windsor dans le Connecticut, obtint en 1724 une place d'instituteur au collège Yale, où il av.nt fait ses études. En 1726, le docteur Stoddard, son grand-père maternel, ministre d'une congrégation à Northampton, l'associa à ses travaux ; mais, en 17H, la sévérilé qu'il montrait à l'égard des jeunes gens qui se permettaient des lectures obscènes, et qu'il voulait soumettre à des censures ecclésiastiques, ainsi que la rigueur qu'il mettait dans ses refus d'admettre à la cène les personnes qui n'auraient pas donné des preuves sufdsantes de conversion, indisposèrent beaucoup de familles considérables. Sa justification ne fut pas écoutée, et il perdit sa place en 1750. Il passa comme missionnaire à Stockbridge, dans la province de Massachusset-Bay, en 1751, devint en 1757 président du collège de New-Jersey, de Prince-Town, et mourut en 1758, laissant entre autres écrits : Tableau fidèle de l'œuvre surprenante de Dieu dans la conversion de plusieurs centaines d'âmes dans la province de Northampton, Londres, 1737; Boston, 1738, in-8" ; Traite' concernant les affections religieuses , 1746 ; Vie de David hrainerd, missionnaire en Amérique, 1749, in-8" ; Examen exact et sévère de l'idée gêné ralement adoptée de nos jours sur cette liberté de volonté que l'on suppose être essentielle à Vétre moral, 1754, in-8° ; Défense de la grande

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doctrine du péché originel, lT.'iS, in-S" ; Sermons sur différents sujets, 1 7< >.">. in-S .

i DWARDS [Tbom iê), théologien anglican, Dr en 17-29 b Cotentry, s'appli [ut à "étude des langues savantes et de la littérature sacrée, devint, en 1788, maître de l'école «le cette ville, et recteur de l'église de Saint- Jean-Baptiste, et en I77»il fut nommépour te riche vicariat de Nuneaton, dans le comté de Warwick, où il mourut en 1785. Ind fammeat d'une tradud on anglaise des Psaumes, faite sur l'original hébreu, el enrichie de notes danc lesquelles l'auteur dévi el défend Le système hébraïque de l'evèquo Hare, on a de lui : Preuves que la doctrine de lu (/rare irrésistible n'a aucun fondement dans Ut livres de f Ancien restaurai, 1759: Proleijomena in héros Veterie Testamenti poetii us, etc., subjicitur nirtrieœ Lowlhianœ confutaiie, etc., 1702, in-8". Une controver s'engagea à cette occasion entre -Lowtn et Edwards, et plusieurs écrits furent publ de part et d'autre ; Sur l'absurdité et l'injustice delà bigoterie religieuse et de la p< rsécution,leur parfaite opposition eu caractère et à la conduite du Christ et <le ses apôtres, et leurs funestes conséquences, 17(10, in-S° ; Des qualité* les plus essentielles pour l'interprétation du Nouveau Testament, 1700, in-8°;Z>«œ dissi rtutioncs , in quorum priore probatur variantes tectioncs et menda, quœ in sacrum Scripturam irrepserunt, non lubi facture ejus smctoritntem in rébus quœ ad fidem et mares pertinent • in posteriore vero, prœdestinationempaulinam adgentilium vocationem totam spectare, 1708, iu-8 : un choix des Idylles do Tliéocrite, avec notes et remarques, 1779, in-8°.

EDWARDS (Thomas), théologien anglais, né l'an 1599, fit ses études à Cambridge, et s'attacha d'abord au parti parlementaire lors des premiers troubles de la guerre civile. Plus tard il attaqua avec beaucoup de violence les indépendants, et craignant les effets de leur ressentiment après l'usurpation deCromwell, il passa en Hollande, où il mourut en 16V7. Ses principaux écrits, tous relatifs aux allai. es religieuses du temps, sont : liaisons contre le gouvernement indépendant des congrégations particulières, Londres , lG'i-1, in-4°; Antapologia, Londres, iOV», in-4°; Gangrena, trois parties in-4°, Londres, 10V5 et 1G'»G; enlin un traité intitulé : La dernière et la meilleure ressource de Satan jetée à bas, ou Traité contre la tolérance, Londres, 1047, in-i°. -- Son fils Jean Edwards, né à Hertford en 1037, se rendit aussi célèbre comme théologien, et mourut à Cambridge en 1710. 11 s'était fait détester de ses confrères ecclésiastiques par son puritanisme outré. On a de lui de nombreux ouvrages à peu près oubliés aujourd'hui, et parmi lesquels on ne cite guère que son Prédicateur, en trois parties, 1705 et 1700, et sa Theologia reformata, 3 vol. in-folio.

EDZARDI (Esdhas), théologien protestant et bébraïsant, né à Hambourg en 1029, fit ses études ;■. Leipzig et à Wittenberg, et employa ensuite plusieurs années à étendre

ses connaissances par des voyages. Après s'être instruit à Bâle dans les entretiens de Buxtorf, et avoir pris à Rostock le degré de licencié en théologie, il enseigna les langues orientales dans sa patrie. .Mais le bul constant <le ses travaux et île ses efforts l'ut de ramener les Juifs à sa religion, et il y réussit souvent. Il est bien regrettable que luimême ne reconnût pas la vérité orthodoxe. On a de lui plusieurs ouvrages imprimi n tamment des thèses, sous ce titre : D», prœcipuis doctrinœ christianœ capitibus adversusJudœos el photianianos. Edzardi mourut à Il 'le, le 1"- janvier 1708.

EFFEN (Juste van), né à Utrecht, le 21 avril 108V, d'un capitaine réformé d'infanterie, mourut eu 1735, inspecteur des magasins de Bois-le-Duc, Agé de 51 ans. On lui avait confié l'éd ication de quelques jeunes seigneurs, et il s'en était acquitté avec succès. <" t auteur avait de la facilité, assez d'imagination ; mais il écrivait trop vite, et employai! quelquefois des termes recherchés i lis.' On a de lui : la traduction des Aventures de Robinson Crusoé% par Daniel Foé, famé' ix roman anglais, en 2 vol. in-12. C'est um; d s plus intéressantes et des plus innocentes pro luctions que nous ayons dans ce genre frivole et souvent pernicieux. C'est.en vain <pic M. Grive! s'est efforcé de ravaler Robinson pour exalter son lie inconnue, Paris, 1783, k vol. 11 y a à la vérité dans ce dernier ouvra ;e des vues saines et utiles, unis les gens de goût préféreront toujours le roman anglais. On ne s'avisera jamais de prendre \llc inconnue pour une histoire véritable, comme on a pris longtemps Robinson Crusoé ; les événements n'y naissent que des différentes vues de l'auteur qui paraissent a. découvert : il y a d'ailleurs une légère teinte de philosophisme ; la religion naturelle, qu'il prétend y établir, est une chimère, On trouve dès la préface un ton de morgue et d'injures contre les Espagnols, l'inquisition, les missionnaires, etc., qui n'honore pas le génie, et qui ne peut donner à la jeunesse que des impressions fausses ; la traduction du Mentor moderne, d'Addison, en 3 vol. in-12, celle du conte du Tonneau, du docteur Swift, en 2 in-12; le Misanthrope, 1720, 2 vol. in-8° : ouvrage fait sur le modèle du Spectateur anglais, mais écrit avec moins de profondeur et de justesse ; la Baguîelle, ou Discours iro-> nique, 3 vol. in-8°. L'ironie n'y est pas toujours soutenue avec assez de finesse : elle est d'ailleurs monotone. Parallèle d' Homère et de Chapelain, qu'on attribue à Fonteuelle : on le trouve à la fin du Chef-d'œuvre d' un inconnu. — On cite encore de Van Etfen : Pensées libres sur la religion, VEglise et le bonheur de la nation, traduites de l'anglais de Mande ville, La Haye, 1722, 2 vol. in-12, plusieurs fois réimprimées; et on lui attribue : Essai sur la manière de traiter la controverse , Utrecht, 1730, in-8°.

EGBLRT, frère d'Ladbert, prince de Northumberland, fut élevé dès son enfance dans un monastère, devint archevêque d'York en 732. et mourut l'an 705. ISous avons de lui :

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