‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 92 sur 323 · GES · texte numérisé non relu

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dans lequel les erreurs dangereuses de Fra- Paolo et de son traducteur sont réfutées avec beaucoii) de force et d'érudilion; quelques autres ouvrages imprimés et manuscrits.

GERY (André-Guillaume de), né a Reims le 17 février 1727, entra dans la congrégation de Sainte-Geneviève en 1742, enseigna la pinlosophie et la théologie dans son ordre, et s'appliqua en même temps à annoncer la parole de Dieu ; ce qu'il lit avec un succès marqué dans la capitale de la France. Il devint successivement curé de Siint-Léger à So.ssons , et de Saint-Irénée à Lyon, et fut peut-être un peu trop lié avec M. de Fitz-James à Soissons et avec M. de Montazet à Lyon , prélats regardés comme peu soumis aux décrets de l'Eglise. De grade en grade , Géry parvint à être élu supérieur général de son ordre en 177S , et ii mourut d'une attaque d'apoplexie le 7 octobre 1786. Nous avons de lui des sermons , des prônes, ei quelq les panégyriques. Ce recueil est en G vol. in-12, Pans, i78S.

GESENIUS, professeur de théologie àHalle, naquit m 1786. 11 est aut ur d'un grand o.ivrage grammatical sur la langue hébraïque; d'une Histoire de la langue et de l'écriture hébraïques; d'un Dictionnaire qui, publ.é d'abord en 2 vol. , avait été ensuite abr gé par l'auteur lui-même, et était parvenu sous cette forme à sa 4e édition; enfin, d'une petite Grammaire élémentaire qui parut en 1813, et dont la 13' édition a été pub iée en 1842. Pour remplacer son premier dictionnaire en 2 volumes, Gesenius av lit commencé la publication d'un Thésaurus lingue hebraicœ , in-4% qui s'est pas i nlièremeut acbevé. Gesenius est aussi l'auteur d'un Commentaire sur Isaie, en 3 vol. in-8", dans lequel il conteste l'authenticité d ■ plusieurs parties du livre contenu dans la Bible sous le nom de ce prophète, et uutamment toute la seconde partie depuis le chapitre quarantième. Il avait aussi publié : De Pentateuchi samaritani origine et auctorilate; et ses dernières études s'étaient portées sur les monuments de la langue ph nicienne. Comme héor.ïsant, Gesenius ava t joui pendant longtemps d'une autorité presque exclusive; mais depuis une dizaine d'années le nouveau système dEwald était venu lui disputer la prééminence. Toutefois, cette concurrence ne s'est fait sentir jusqu'ici que dans la sphère de l'érudition et du i aut enseignement. La simplicité de métho e et la clarté d'exposition q ,i distinguent Gesenius l'ont maintenu au premier rang. Comme théologien, Gesenius appartenait à l'école rationaliste protestante, dont il était l'un des principaux représentants. Les attaques peu dignes, même quant à la forme , que , dans ses cours , il ava.t coutume de diriger contre certains récits de l'Ancien Testament , furent sévèrement censurés, en 182:4, parla Gazette évang'dique de Berlin. Depuis cette époque, il était devenu plus réservé. Gesenius est mort au mois de novembre 1842, à l'âge ne 5 i ans.

G ESTEL (Corneille Van j, né à Malines en 1653, chanoine de cette ville, où il mou-

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rut le 19 janvier 1748. Nous avons de lui : Jfistorin sacra cl profana archiepiscopatus MeehlinieAsis , avec fig. , La Hhye, 1720, 2 vol. iu-fol. Cette histoire, estimable fiai- le grand nombre de faits qu'elie renferme , par L'étendue des recherches et par l'ordre qui y règne, ne l'est ^uère du côté du si vie.

GEYLER, GE1LER ou GAILER (Jean), fameux prédicateur , nommé au^si Kaisersberg , de l'endroit où il fut élevé, naquit à Schaifiiouse le 16marsi445. Reçu docteur en théologie à Baie en 1475, il fufd'abord prédicateur à Fribourg en Brisgau, puis àWurtzbourg et à Strasbourg , et dans chacune de ces villes il acquit une grande réputation. L'empereur Maximilien Ier l'appela souvent a sa cour, et le consulta sur les madères les plus importantes. Geyler s'éleva avec force contre les désordres des moines de son temps, et parvint à fare aboiir plnsieurs abus contre la décence et la ma. esté du culte divin, tels que les cérémonies qui se taisaient dans la cathédrale Je jour des Innocents et pendant la se, naine de la Pentecôte, ainsi que les a^semb.écs nocturnes de la Dédicace, il écrivait ses sermons tantôt en latin , tantôt en allemand , e! ses admirateurs ou ses amis les publièrent en partie de son vivant, en partie après sa mort. Geyler fut nommé prébendier du grand chœur de ia cathédrale de Stiasbou.g, et mourut le 10 mars 151). 11 avait donné une édition des œuvres de Jean Gerson, sous ce titre : Joan. Gersonis canceliirii Parisiensis opéra, Strisbour^, 1483, 3 vol. in-fol. Ses Sermons forment, avec ses autres ouvrages, 18 vol. in-fol. et 6 vol. in-4°: on n (eut voir le catalogue dans Riêgger j Amœnitatcs littcrariœ Fnburgenscs, tom. I", pag. 62, et dans la disserta. ion de L.-F. Vierling : De J. Geileri scriptis germanicis, St.asbourg, 1786, in-4° de 38 pages. On y trouve la liste de il ouvrag s do Geyler. Celui qui est le plus connu aujourd'hui est son Narrenscbiff , ou Nef des fous, espèce de commentaire sur la Narragonia de S'b. Brandt , que Geyler avait d'abord tra duite en latin en 1498 , et dont les rimes servaient de texte à ses sonnons. Jacques Other, 1 un de ses élèves, fui ledit, ur de ce recueil en latin, imp.im} a ec des caracte res allemands à Strasbourg, en 15 nO, sous ce titre : Navicula , sive spéculum faluorum prœstantissimi sacrarum titterarum doctoris Joannis Geyler Keisersbergii., Cônciondtoriâ Argentinensis , in sermones ju.rt.i tarbarum sericm divisa ; suis figuris jam insignita ; a Jacobo Olhcro diligeatcr collecta : contpendiosa vitœ ejusdem descriptio , per Beattlra Pihenanum Scelestatinum, in-4°. Une autre édition en a été un.rimée à B/.le en 1572. Les 0 ivrages latins de Geyler out été reçu, 'il lis à Strasbourg, sois le titre d'Opéra ornnia, e:i 15uj , 15i0 ei 1518; mais on n'y trouve ni so 1 Oratio in synodo Argentitunsi habita, imprimée en 1482, ni ses Sermones de JubUœo. pubués en 15J0. Bilde , plus connu sous le nom de Beatus Rhenanus , et Jac. Wimphelmg, ont écrit sa Vie. Beaucoup de passages des sermons de Geylei

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nous feraient sourire aujourd'hui ; mais ces mômes passages exerçaient sur ses auditeurs une influence irrésistible , el taisaient

couler les larmes.

GÇYSSOLM (Guillaume) , de l'illustre famille des barons de Cromnes en Ecosse, fut ëvêque de Dumblane , dans le même royaume. Les hérétiques l'ayant chassé de son siège, Marie Stuarl et Henri, son époux, renvoyèrent, en qualité d'ambassadeur, auprès de Pie V et de ses successeurs , pour les assurer de leur attachement h la foi catholique. Le saint pontife, touché de l'état déplorable où les fureurs des hérétiques avaient réduit cette reine infortunée, lui envoya dos nonces pour la consoler, et de l'argent pour la secourir, Geysso'm se lit estimer de Pie V et de saint Charles , qui lui donna le vicariat de l'archiprêtré de Sainte- Marie-Majeure. L'évêque de Dumblane fut pourvu , quelque temps après , de l'évèché de Vaison en Provence , suffragant d'Avignon , qu'il défendit c litre les calvinistes du Dauphiné. Sixte-Quint , connaissant les giandes qualités de Geyssolm,et le cas qu'en faisait Jacques VI , roi d'Ecosse, l'envoya nonce auprès de lui. Gcyssolm , de retour à peine dans son diocèse , le quitta pour se renfermer, à l'Age de 30 ans, dans la grande Chartreuse, où il fit profession. Son mérite le fit nommer prieur de Notre-Dame des Anges, à Home. Peu après, il fut fait procureur général do son ordre. Ce saint homme mourut dans cet emploi le 27 septembre 1593.

CEYSSOLM (Guillaume) , neveu du précédent , lui succéda l'an 1584 sur le siège de Vaison. 11 eut les vertus de son oncle. Comme lui , il fut envoyé à Jacques VI, en qualité de nonce. Il ne négligea rien pour rétablir la religion catholique dans sa patrie, et, ne pouvant réussir, il revint dans son évêché. On lui donna le gouvernement du co m ta t Venaissin, après la mort de l'évêque de Carpentras. Il mourut le 13 décembre 1629. L'aïeule maternelle de ce prélat était sœur de Jacques IV , roi d'Ecosse. Il est auteur d'un livre solidement écrit , mais peu connu aujourd'hui, intitulé : Examen de la foi calviniste.

GHENAHT (Antoine), né à Visé , dans la principauté de Liège , vers l'an 1522 , fut chanoine de l'église de Liège , vice-doyen, inquisiteur de la foi et professeur en théologie. Il assista au concile de Trente avec Guillaume de Poitiers , prévôt de la môme église, et mourut le t" mars 1595, fort regretté, surtout des pauvres dont il avait été le père. Ghénart a eu la plus grande part à l'édition du Maître des Sentences , faite à Louvain , 1546 , in-4°. On a encore de lui : Manipulas curatorum a Guidone de Monte Rocher H ; adjunctus est ri tus celebrandi SS. missœ of/icium juxta morem diœcesis Leodiensis; item, Hildeberti, Cenomanensis episcopi, poema de officio missœ, Anvers, 1570 , in-12.

GHESQUIKRE de Raemsuonk (Joseph de), jésuite, né à Courtrai vers l'an 1736 , fut un des auteurs du recueil des boilandistes. Il orit ensuite dans cette vaste compilation les

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