‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 109 sur 336 · CAT · texte numérisé non relu

CAT

Ses diminutifs, cataut et catin, ont pris un sens injurieux et s'appliquent aux femmes .aalantes. Ils sont en contradiction avec rétymologie.

L'expression « coill'er sainte Catherine « vient de la coutume d'orner les saints dans les é.ûlises. Le soin de coilTer sainte Catiierine, vierge et martyre, patronne des demoiselles, était naturellement confié aux vieilles filles. Aujourd'hui, que les mariages sont difficiles, la sainte ne manque pas de modistes.

— Sainte Catherine, qui mourut vierge et martyre, l'an 312 de notre ère, fut condamnée à périr sur une roue hérissée ^de pointes de fer. C'était une blonde jeune fille, aussi savante qu'Origène.

C'est vers le vii« siècle que fut trouvé le corps de cette sainte, qui, suivant une légende, fut transportée par les anges sur le mont Sinaï.

Sainte Catherine est la patronne des jeunes filles, grandes et petites, et, le 25 noveml)re, jour de sa fête, est l'occasion de petits goûters et de réunions intimes. Mais, si la jeune fille touche au moment où, selon l'expression populaire, elle va « coiffer sainte Catiierine », son cœur se serre alors à la pensée de rester fille : et, si sa prière s'adresse ;'i sa patronne, c'est dans la secrète espérance qu'elle lui permettra de ne pas boire le calice jusqu'à la lie.

Pour quelques-unes, c'est l'heure des consolations intimes, propres aux généreuses natures qui se sont sacrifiées à la famille, qui ont voulu être jusqu'à la fin la joie du foyer paternel.

— Synonyme : monter en graine, se dit d'une jeune fille qui vieillit dans le célibat.

Une fille vierge martyre... du célil)at.

Vieille fille attachée, comme Andromède, au rocher stérile du célibat, et attendant un Persée libérateur. (Wendel.)

A la sainte Catiierine, lliiver s'achemine : A la saint André, il est tout arrivé.

(Prov. provençal.)

A la sainte Catherine, l'ur à l'olive.

(Pi'ov. provençal.)

Catholique, du grec katholikos, universel.

Catholique à gros grains : mauvais catholique, qui ne dit de son chapelet que les Pater, marqués par de gros grains, et passe les Ave, marqués par les petits, beaucoup plus nombreux.

Le régicide Ravaillac, dans son procès criminel, se sert de cette locution pour désigner le duc d'Epernon.

Page 1