GAU
— On dit aussi d'un faux dévot qu'il allonge le Credo on diminuant le Confiteor.
Caton ; latin cafus, sage, avisé.
C'est un Caton : un homme rigide dans sa sagesse.
M. Portius Cato, dit l'Ancien, élu consul, 187 avant J.-C, exerça ses fonctions avec une austérité et une sagesse devenues proverbiales. Caton d'Utique était son arrière-petit-rds.
Plutarque s'indigne du reproche fait à Caton d'avoir exilé sa femme Hortensia pour im motif d'intérêt : « Quel reproche plus absurde'. (» grand Hercule, que de t'accuser de lâcheté ! »
Caucasique, se dit de la race humaine à laquelle appartient le type blanc, ou européen. On la croit originaire des montagnes du Caucase, aux environs desquelles se trouvent les Géorgiens et les Circassiens, qui en offrent les spécimens les plus purs.
Cauchemar, autrefois cauquemar : du provençal cauquer, presser, piétiner, et d'un mot germanique mar, démon nocturne. On disait jadis chasse-mares.
Elle chassa les loups-garoux Et les chasse-mares de nuit.
(CoQUILLAnD.)
— Le cauchemar est une oppression pénible que l'on "ressent parfois en dormant! Mauvais rêve produit, selon l'ancienne croyance populaire, par un génie malfaisant, un incube, qui, pendant le sommeil, venait s'asseoir sur la poitrine et la comprimait de manière à gêner la respiration.
Les Anglais l'appellent Nigt-mare, cavale de nuit ; cela fait supposer que l'étyraologie de ce mot, qui était féminin dans l'ancienne langue, est calcans-mare, cavale foulant.
— Sentant sur lui un fardeau qui l'étoutTait, il crut que c'était un cauchemar. {Don Quichotte, I, 16.)
— C'est mon cauchemar.
Caudines (Fourches), défdé célèbre de Samnium, ainsi nommé de la vallée de Caudia, située entre Naples et Bénévent, où, en 321 avant J.-C, deux légions romaines, battues par les Samnites, furent obligées de passer sous le joug.
— Passer sous les fourches caudines signifie sul)ir une épreuve humiliante, être oldigé à des concessions très pénil)les.
Cause et chose sont les doublets provenant du latin causa. En provençal, causa signihe l'un et l'autre.
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Causer. On ne cause plus dans les salons depuis qu'on a remplacé les causeuses par des ganaches, les coltaires par des cvapnnih, les bergères par des poufs !
Caution, du lalin caulio, de cavere, prendre garde.
Il est sujet à caution : il faudrait des garanties pour se fier à lui.
Du même inot, ou plutôt de son adjectif cautus est venu cauteleux, lin, rusé, qui déguise habilement ses intentions.
Ancien français caut.
Cavatine, de l'italien cavare, sortir. Air que chantait l'acteur sortant de la coulisse pour entrer en scène.
Cédille, espagnol cedilla, petit, petit c.
Signe inventé par les Espagnols, qui se place sous le c devant a, 0, u, pour lui donner le son de s.
Ou peut-être diminutif de céfa.
Autrefois, pour donner au c le son doux, on le faisait suivre de r : 1er-: on pour leçon.
Cèdre. « Depuis le cèdre jusqu'à l'hysope » : du plus grand au plus petit. Cette locution est empruntée à l'Écriture.
Le cèdre est le plus grand arbre de .ludée, et l'hysope est une très petite plante aromatique.
.1 cedro, quœ est in Libano, usque ad hyssopum, quœ egreditur de pariete. {Rois, III, V, 33.)
Ceinture, du latin cinctura, de ciagere, ceindre.
Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.
Melius est nomen bonum quam divitiœ multœ. (Salomon. Prov. XXII.)
L'iionneui' vaut mieux que l'argent : Potior est auro fama. (Gicéron.)
Dans cette locution, ceinture est pris pour richesse, bourse qui contient l'argent, et qui se portait à la ceinture, placée ordinairement sous les vêtements.
De là les expressions détrousser, coupeur de bourse. Il fallait retrousser le vêtement pour prendre la bourse.
Pial)elais (I, 25) dit : « Tirant ung mezein de son baudrier... » Le baudrier était une ceinture de cuir doublée d'un autre cuir, qui servait en même temps à contenir l'argent et à supporter l'épée.
Sainte Palaye dit que cette locution vient de la ceinture d'or des rhevahers, qui, dans l'origine, était le prix du courage et de la \ertu, et fut souvent accordée jjjlus tard à l'intrigue.