‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 112 sur 336 · CEN · texte numérisé non relu

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— Les éloges que Teiiiillien a donnés à la rliastelé firent trouver une plus prande perfection dans le célibat.

Saint Paul se bornait à recommander aux évéques de n'avoir qu'une femme : Opovtct ep/'scopum esse unius iixoris virum. En sa Première aux Corinthiens (Vil, 9), il donne à tous les chrétiens, même aux prêtres, le conseil de se marier : Melius est nul)ere quam uri.

Raltelais (III. 30) dit: « Mariez-vous, mon ami, car trop meilleur est soy marier que ardre au Jeu de concupiscence. «

— Le célibat des prêtres est si contraire à l'organisme humain et aux lois de la zoologie, qu'aucune législation ne s'est permis de l'encourager, et c[ue la réforme introduite par Grégoire YII n'a eu pour but qu'un intérêt politique.

Le célibat des prêtres fut approuvé dans le premier Concile de Mcée: et le Concile d'Orange, en 441, ordonna la déposition des prêtres qui ne se conformaient pas à cette disposition. ' Cependant le célibat ecclésiastique ne devait être universel qu'après le Concile de Trente.

— Le mont Athos est habité par des moines caloyers de dit't'érentes nations, suivant la règle de saint Basile, dont le vœu principal est la Charité, et qui ne soutirent sur le monte sancto aucune femme, ni aucune femelle des animaux domestiques.

— C'est otïenser Dieu que de refaire les hommes sur des patrons de convention. Pour vouloir fabriquer des anges, on risque fort d'estropier les gens, et de ne créer que des monstres, des fous et des malheureux» (Gustave Droz.)

Une robe n'épouse pas une rohe ; car le prêtre est hoinme par nature, femme par la rohe. Le costume neutralise l'espèce. (Victor Hugo, Trarnilleurs.)

Les céliliïitaires sont ceux qui exercent le moins la vertu du céhbal.

Cendre. Le mercredi des Cendres, qui est le premier jour du Carême, le prêtre marque en forme de croix le front des fidèles avec de la cendre, en prononçant les mots : Mémento, home, quia pulvis es, et in pulverem reverteris. (Souviens-toi. homme, que tu es poussière et redeviendras poussière.)

Cet usage se pratiquait déjà sous Grégoire le Grand, à la tin du vie siècle : mais le Concile de Bénévent (1091) l'a rendu général et obligatoire, alin de disposer à l'esprit d'iiuinilité et de pénitence pendant le Carême.

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