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GHE

On dit aussi : Je lui prouverai que son clieval n'est qu'une Itéte. c'est-à-dire que son idée ne vaut rien.

— C'est un bon cheval de tronipelle. il ne s'elïraie pas du hruit. E una cornaccia di campanile. G"est une corneille de clocher.

— Monter sur ses grands chevaux : se mettre en colère. Autrefois on appelait « grands chevaux » les chevaux de bataille.

Dessus SCS grands chevaux est monté mon courage.

;Moi.ii,;iL. Cocu iiiiar/.)

— Il ny a si bon cheval qui ne l)ronche : les plus habiles se

Iroiupent.

Qui no fait, il i\o faut.

Un clieval a quatre pieds, et si cliiel. N'est ni sage qui ne foloie (ne fasse des folies).

(R. DE Renart.) Qunndofjiie honii-'i lionnilul Uoincnix.

(HOHACI-. I

— Un membre du Parlement de Toulouse dit nu roi. pour s'excuser de l'assassinat juridique de Galas: « Il n'y a si bon cheval qui ne bronche. — Passe pour un cheval, dit le roi : mais tonte une écurie ! »

— Les chevaux l'rux('f risques, fringants). Jeu institué à Aix par le roi René. Il consistait en chevaux hgurés en carton peint, laissant un vide qui permettait au jeune cavalier de s'y introduire et de paraître monté sur le cheval. Un caparaçon pendait, pour cacher les jambes du cavalier: quant au cheval, il était suspendu aux épaules de son cavalier par deux rubans de soie.

Lq Dictionnaire du vieux langage de Lacomlie (17G6) dit. au mot frisque : joli, éveillé, vif.

Le provençal a fait de frisque frux.

— Les chevaux de Venise. 0?]uvre de Lysippe, sous Alexandre: ils furent transportés à Rome sous Néron. Conduits en trionq)he à Ryzance par Gonstantin, ils furent apportés à Venise sous le doge Dandolo, après la prise de Gonstantinople. Napoléon pr les lit transporter à Paris, d'où ils retournèrent à Venise, après les traités de 1815.

Ils sont, dit-on, en airain de Goriutlie.

— Cheval-vapeur : unité pour é\aluer la force des machines à ^apenr. Il représente la force nécessaire pour élever un poids de 23 kilogr. à la hauteur d'un mètre, dans une seconde.

Chevalier d'industi-ie.

Avant la révolution de 1793. les tilous et les escrocs, pour sintro-

diiire dans les salons de la liante société, prenaient habituellenient les titres de comte, marquis, baron et surtout de chevalier. Aujourd'Iiui qu'une loi punit ces usurpations de titres, ils se contentent de s'appeler major, colonel : mais le nom de chevalier d'industrie est resté comme une llétrissure, pour désigner ces hommes qui, sans [)rolession, sans travail ni revenu, recourent, pour vivre, à des moyens frauduleux.

Chevau-légers, compagnies de cavalerie, avant 1793. On dit aussi un chovaii-léger, pour un cavalier de ce corps.

Chevé, Aerre chevé, du vi(Mi\ mot chaver, bomber, creuser.

Cependant le verre ainsi nommé est plat, recourbé seulement sur les bords, tandis que les anciens verres de montre étaient boml)és en véritables calottes de spbères.

C'est une sorte d'abus de la métonymie, (el que le nom de crinoline donné à une jupe d'acier, d'où le crin est entièrement exclu.

"De même on appelle carton i\ cba[»eau une boîte faite de cuir ou de bois.

Chevet, de chef,\é\ç.

On a dit aussi cheveux.

Tète-bèche est pour tète héche\et ou à deux chevets. Teste-

lieschevel (Rabelais).

Chevet est de la même origine que cheveu. (Il vient de caput.)

Sept l)eU's anges dans un lil.

Trois aux pieds, quatre aux clieveux.

(Vieille chanson.)

A teste à teste Ijeschevel, est un des jcnx de Gargantua. (I, 22.)

Cheveu, dit pour chevel et capel ; de capllliini (de capitLs plhis i).

Cheveux blancs : Nlves capitls. (Horace.) Il a neigé sur sa tète.

Cheveux gris : poivre et sel, marguerites de cimetière.

Cheveux faux :• « Vous voyez la tête de cette belle femme, si remarquable par l'édifice de sa coilTure et de ses longs cheveux llottants : vous en admirez l'élégance, la forme, le contour et la couleur... Eh lùen ! ils ne lui appartiennent pas. Us sont empruntés à des têtes de morts; et ce qui la décore à vos yeux est la dépouille de sujets qui furent peut-être infectés de maladies affreuses et dont les noms seuls offenseraient sa délicatesse, si on osait les [)rononcer en sa présence. » (Mercier, Tableau de Paris.)

Fendre un cheveu en quatre (arguties puériles).

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Chèvre, du latin capra: en provençal cabra.

Il aimerait une chèvre coiffée: il aime toutes les lemmes. quelque laides qu'elles soient. (Yoy. Lévit XVII, 7. — Plutarque : Que le.s bêtes usent de la raison. — Voyez aussi répigramme de l'Anthologie traduite par Voltaire, et commençant par ces mots: Charmantes filles... )

— Ménager la chèvre et le chou, c'est-à-dire des intérêts opposés. - Il y a des gens qui ne ménagent le chou que dans l'espoir de le mettre au pot, et la chèvre, pour la mettre à la hroche.

Ce proverhe s'appMque aux intrigants qui savent llaller. se rendre agréables à tous les partis au pouvoir, et parviennent ainsi à conserver leur position, et à l'améliorer.

— On suppose qu'un homme conduisant un loup, une chèvre et un chou, ne peut passer dans un petit bateau qu'un seul des trois à la fois de l'autre côté d'une rivière. Il prendra la chèvre seule au premier voyage; au second, il prend le chou et ramène la chèvre. Puis il passe le loup auprès du chou, enfin il transporte la chèvre.

— Porter cjnelqu'un cà la chèvre morte : sur ses épaules.

Qu'il le passast oultre l'eaue à la cabre morte sur ses espaules. (Rabelais, III, 23.)

...Et porte sur ses épaules, à la chèvre morte, mon [letit ne\eu. (Correspondance du chevaher d'Aydie.) JJn dit en provençal : porter à cahrimé, de cabre, cabi-i.

— Prendre la chèvre: se fâcher, c'est-à-dire imiter la chèvre dans ses bonds, ses emportements. (Voy. prendre la mouche.)

Nolro 'accueil de ce matin ta fait iircndre la chèvre.

(M.IL.RRK.)

Chèvrefeuille, raprifolimn : provençal caprifuelh, plante qui grimpe comme nue chèvre.

Chez, du latin casa, maison.

Casa a fait chaise, chai-z, chez.

Vieux français : en chiez, à la maison.

Chic, habileté, finesse, est un vieux mot roman, qui a fait aussi chicane, ou qui en dérive par abréviation (?).

Du Lorens fait dire à un plaideur du temps de Louis XIII :

J'use des mots de l'art, je mets en marge kk ; J'espère, avec le temps, que j'entendrai le chic.

(.Salii-e 12.)

La Discorde, ((ui sait le ciiic.

En fait faire un décret puljlic.

(.ScAnnu^, Enéide travcsdc.)

cm ■ 2io

— On a aussi dérivé ce mol de l'espagnol chico, petit, venant du gaulois, cliic, parcelle, subtilité : d'où chique, chicot, chiclie, chiper (voler des niaiseries), chiquenaude, déchiqueter (?).

— Chic a été de nos jours employé dans des acceptions diverses. Il a signilîé : le clinquant du luxe, le strass de la distinction, l'élégance personnelle, le hou goût et le luxe de la toilette et de l'ameuljlement.

Chic, lorsqu'il s'apphque à l'art, est un éloge ou une critique.

Faire avec chic, est un éloge, c'est l'originalité prise en honne part; tandis que faire de chic, c'est abuser d'une l'acihté banale, sans distinction ni science sérieuse.

De même on distingue le chic de i)on ton et le chic canaille.

Gela ne manque pas de chic, est un compliment. Mon appartement est chic.

Le mot est ainsi devenu une sorte de superlatif de l'éloge.

La langue française aime l'Iiyperbole : au lieu de dire simplement qu'une chose est bonne ou mauvaise, on dit qu'elle Qslchic ou qu'e'.'.e est infecte, comme on disait autrefois exécrable ou mcrrci/ieuse.

Chicard, superlatif de chic, signifie 1res l)eau, très bon. Th. Gautier a même créé cliicoctindard .

à-dire rusé, fourbe.

Chiche, avare ; du latin siccns, sec, aride (?) : ou de cin-inn, bagatelle.

Rabelais (I, 54) dit chichard, dans le sens d'avare.

En provençal, escassatnen signilie chichement: Gel qui .seniciia escassamen, escassamen meysona. Qui sème chichement, chichement moissonne. (Saint Paul, 11 Corinfh.)

Chicot, ce qui reste, hors do terre, d'un tronc, d'une racine. Fragment de dent resfé dans rai\éole.

Comparez chiquet, d'où (bvlnipielcr.

Chicotin, de sycolina, nom d'une espèce d'aloès, ainsi nommée de l'île de.Sucotora (?) ; i)our svcotin. Amer comme chicotin : très amer.

Chien, du latin canem, picard kien, provençal can: Ça ne vaut pas les quatre fers d'un chien... Ça ne vaut pas un chien mort : n"a aucune valeur.

— Plusieurs peuples d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, mangent la

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