TABLKAU DKS DÉSINENCES ET DES PRÉFIXES EN CHIMIE
...aie, sel le plus oxygéné.
Bi... ou dcuto..., oxyde tpii contient deux atomes d'oxygène.
...é, combinaison gazeuse de deux cor[>s combustildes.
...eux, acide peu oxygéné.
Hijljo..., diminutif devant les acides.
...ique, acide très oxygéné.
...ite, sel peu riclie en oxygène.
Per..., oxyde le plus riche en oxygène.
Proto..., oxyde contenant un atome d'oxygène.
Sesqui..., oxyde contenant un atome et demi d'oxygène.
Trito..., oxyde contenant trois atomes d'oxygène.
...lire, combinaison de deux corps combustible? gazeux.
Chine, le Céleste-Empire, l'Empire du Milieu, le Pa\s des lleurs.
Anciennement »S7«f/, terra sinica. d'oii sinologue.
— Le P. Alexandre de Rhodes, jésuite, missionnaire en Chine, de '1G19 à 1649, écrit que l'étendue et la ricbesse du pays ont rendu les Chinois si orgueilleux c|u'ils sont persuadés que la Chine est le plus beau pays du monde, et que, dans leurs cartes géographiques,' ils dépeignent le monde circonscrit dans un carré, et mettent la (Miiue au niilieii, entourée de mers dans les(pudles ils sèment (|uelques petites des : l'Europe, l'Ah-ique, le Japon, etc.
Chinois. On emploie : Chinois de paravent, magot de la Chine, comme synonymes de laid et de ridicule.
Si, dans l'esprit du vulgaire, la civilisation de la Cliine, aussi vieille que le monde, son génie inventif, qui a devancé lOccident et découvert avant lui la boussole, la poudre à canon, l'imprimerie, ne sont comptés pour rien, il ne faut pas l'attribuer seulement à l'ignorance, mais au tort qu'ont les Chinois de se représenter sous des traits ridicules à un public qui ne les voit guère que sur les vases et les papiers peints qu'ils nous envoient à travers les mers, et où leur physionomie grotesque et maniérée se trouve à l'inlini.
Pour nous, un Chinois est le type le plus exagéré du ridicule et
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du grotesque. Il nous semble à peine appartenir à l'Iinnianité. et nous le trouvons trop laid pour le croire notre semltlal)le.
Voilà à quoi s'expose un peuple qui se peint en caricature. Les étrangers le prennent au mot et sont portés même à exagérer la laidenr du modèle, à croire le portrait tlatté.
Les Grecs, qui ont poétisé et, en quelque sorte, divinisé la beauté pbysique, ont laissé des idées traditionnelles d'nne beauté suprême, et le type grec est encore l'expression la pins élevée de la l)eauté liumaine.
Chiper, prendre, dérober.
Les couturières appellent chipe ce qu'elles gardent des étoiles de leurs clientes.
De l'Aulnayè dit, dans son glossaire de Rabelais, que les conturières appellent chippes ce qu'elles volent à leurs pratiques. Ces cbilïes sont des rognures sans valeur.
Chique, du latin ciccum, qui, au Moyen-Age, signiOait un grain de grenade, et, chez les Latins, désignait la cloison qui sépare ces gi'ains.
Au figuré : peu de chose, rien.
Elans la an e.vamjnre, ciccaiii non inlei-iluim.
(l'r u rr-, /liai. H. 7.)
(Lave-toi, graisse-toi, je m'en soucie comme d'un zeste.) De ce mot ciccum viennent (par chique) : chiquenaude ou nasarde, chiper, chipe, devenu chitïe et chiffon (?). . — Chipoter, chipotier viennent aussi de ciccum, ainsi que chipie, nom peu galant donné à une femme d'humeur difficile. (Voy. Génin, liécrcadoiis, au mot papelai'd.)
Chiquenaude, nasarde. (Voy. croquif/nole.)
Danton disait : « La guillotine est luie chiquenaude sur le cou. »
Chirographe, du grec hheir, main, gmphô, j'écris.