DE
■ S'employait quelquefois d'une manière différente d'aujourd'hui : « Je n'eu ai plus de liesoin. »
Laissr'z-nidi : j'aiinii sciiii Do viius cncoiiragf'i', s'il on est '/'.' iK'Soiii.
;Moi.iÉp,K. Frmtnox .tnv., V,^ )
— Particule nobiliaire. C'est la préposition que les nobles placent devant leur nom, et qui n'est pas un signe de nol)lesse proprement dit.
D'après Loiseau, les plus anciennes l'amilles de France n'ont ni article ni particule.
Considérer la particule comme un signe de noblesse, est un préjugé, une erreur bourgeoise.
Il y a en France une foule de familles nobles, qui n'ont jamais pris la particule : les Béranger, les Montmorency, les Clial)Ot ne l'avaient pas.
De est une préposition qui. placée devant un nom. indique un rapport d'origine, de possession, de lieu :
Jean de Tavannes signifie Jean né à ïavannes. ou propriétaire, seigneur de Tavannes.
Dans certains cas aussi, on sous-entendait le mot fils, comme en latin : Rostandus Bernnrierii, Rostand (fils) de Béranger.
Les noms de famille, dans le Midi, ont souvent gardé cette désinence : Mcolaï, Aviti, Bernardi.
— Cliez les AUenuuids, de est remplacé par ron, qui devient van chez les Hollandais, (>' en Ecosse et don en Espagne.
— A ceux qui désireraient enfreindre impunément la loi qui défend d'atTubler un nom roturier d'une particule usurpée, nu pourrait conseiller d'appeler leur lils Vincent de Paul, car ce nom de saint ne se décompose pas.
Dé à jouer, et dt^ {\ coudre. sécri\ent de même. Le premier n'a pas changé de forme; le second se disait autrefois dêcl (du latin digiialem), tandis que le premier vient de dfftuin.
Dé, dès, dis, de dis, particule latine.
Ces différentes formes de la même particule initiale marquent une idée de négation, d'action opposée : défaire, déclasser, dessaler, disjoindre.
Les quatre cinquièmes des mots commençant par d. sont formés comme les exemples ci-dessus.
De même en et em s'ajoutent souvent à des simples.