‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 149 sur 336 · DEB · texte numérisé non relu

DEB

Débander, fait sans doute du provençal déhanar, qui siunifie

dévider un éclieveau (?)•

Bien plus prohableiuent dérivé Ac bande, du mot allemand hand, lien, ruban.

Débardeur, du roman bart, fanue, lioue.

Eu [)rovençal débnrdar, agiter un olijet dans l'eau.

Ou plutôt de bara, fardeau en haut allemand.

Débarquer, de barque : vieux français barge.

S'emploie fréquemment pour : arriver à pied, à cheval.

De même on remplace la locution « avoir fait bon voyage » par « être arrivé à l»on port ». qui est une expression trop familière ne se disant que des i)allots de m;ircliandises (?).

Débaucher, vient de bois.

Signifie au propre : dégrossir un morceau de bois.

Ici, bois est pi'is pour construction, boutique.

— Débaucher, c'est faire sortir un ouvrier de sa boutique, le détourner de sou travail : Xeinhauclier, c'est l'admettre dans un atelier.

Débaucher, dans le sens de crapuler, a aussi la mémo origine : à moins qu'on ne veuille le rattacher à dcbacchari (?).

— Le débauché est celui qui est adonné aux jouissances grossières de la vie, le pourceau du troupeau d'Épicure, comme dit Horace : « Epicuri de grege porcum. »

— Synonymes : faire la noce, riboter. faire la vie. ...des orgies : Vivere vitam.

Débiter, du latin debilum.

Celui (pii achète se rend débiteur du vendeur.

Le grand débit fait le grand profit.

Débit s'oppose à crédit, comme passif i\ actif.

Déblai, déblayer; du latin bladum, i)lé. C'est proprement enlever la moisson, débarrasser. On a proposé aussi blesta, mèche de cheveux, éclieveau très embrouillé, qu'on ne peut dévider.

Débonnaire. On a fait ^enir ce mol de de bonne aire, qui se disait, eu fauconnerie, d'un oiseau de bonne race, d'un bon nid. Peut-être vient-il de bonarius, dérivé de bonus (l).

— Rabelais 0', G) dit : <> Vous ne feustes oncques de uiauhaise pie couvez, puisque vous êtes de la benoiste Touraine. »

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