DIVINITÉS SIXOXUAIIIES DE LA FABLE
l" Les Faunes, divinités champêtres chez les Romains.
2° Les Satvres avaient les mêmes attributions chez les Grecs, mais
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on leur prêtait des passions lascives, et on les représentait poursuivant sans cesse les nymphes.
3° Les Sylvains présidaient aux forêts.
4° Les Dryades et les Haniadryades étaient les divinités des arbres.
5" Les Naïades présidaient aux sources, aux rivières.
6" Les Néréides, fdles de Nérée, nymphes de l'Océan, moitié femmes, moitié poissons, suivaient le char d'Amphitrite.
7" Les Tritons, dieux marins, moitié poissons, précédaient le char de Neptune, en sonnant de leur conque.
Les noms de toutes, ces divinités imaginaires sont restés dans la langue moderne.
— Les Provençaux disent toujours en parlant de Dieu : le bon Dieu.
C'est par opposition aux faux dieux, et l'on voit que la locution remonte au temps de la formation de la langue, lorsque le paganisme existait encore dans les Gaules, en concurrence aA^ec le christianisme.
— Aimer Dieu est une expression fausse, et presque un blasphème contre la majesté du Créateur.
L'ascétisme, qui dérobe l'âme à Tamour humain, pour le porter sur Dieu, qu'il asshnile à une créature, est une idolâtrie et une foUe.
Sainte Thérèse était consumée de flammes terrestres, auxquelles son déhre essayait de donner le change.
Cette exaltation de l'âme est une monstruosité comme tout ce qui est contre nature.
— Oh ! mon Dieu !... Plainte ou action de grâces, qui est au bout de toute espérance ou de toute misère luimaine. (Murger.)
— S'il plait à Dieu ! Locution fataliste, qui 'doit nous venir des musulmans.
— Les'dieux s'en vont ! Le grand Pan est mort ! (Voy. les Dieux en exil, H. Heine, Revue des Deux 3Iondes, 18oo.)
Si Dieu n'existait pas, il faudrait t'iiiventer.
(VOI.TAIKE.)
— Laplace, en présentant au premier consul Bonaparte son ouvrage sur la Mécnnique céleste, lui dit: « L'iiypotlièse d'un dieu devient désormais inutile. »
Différer, du latin di If erre.
<( Ce qui est ditïéré n'est pas perdu. » Ce proverl)e est en contradiction avec un autre bien connu : « Il faut saisir l'occasion (voy.) aux cheveux. » Il est quelque peu faux, et s'emploie souvent dans le sens d'une menace.