‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 199 sur 336 · Épilogue, du grec épi. après, loyos, discours · texte numérisé non relu

Épilogue, du grec épi. après, loyos, discours

Opposé de prologue.

Sorte de conclusion à un ouvrage.

Épiménide, nom d'homme.

Poète et philosophe crétois, mort en 598 avant J.-G. On lui attrihuait un sommeil prodigieux do cent ans.

Epinard, dérivé de épine, apincnn.

Plante à feuilles dentelées ou à pointes. Peut-être à cause de la semence, qui est contenue dans une capsule épineuse.

— Mettre du heurre dans les épinards : améUorer la position. On les met aussi à l'huile, dans certains ateliers de paysagistes.

Épingle, de spinicula, petite épine; cf. espingole.

Autrefois grande arhalète, à cause sans doute de sa flèche pointue.

— Donner ou recevoir des épingles : une gratification en sus du marclié.

Dans cette locution, épingle est pris peut-être ^^o\\v pelote, parce cju'on donnait autrefois, en Provence, une pelote aux nouvelles mariées, et le roi René faisait percevoir, à Aix, par les princes d'Amour, un droit nommé pelofo. sur les veufs et les veuves qui se remariaient.

-^ Tirer son épingle du jeu : tirer du liénélice d'une alTaire. Vous tirez sagement ^()t^e épingle du jeu.

(f>('jiit fniioiireii.r.)

Mais que j'avais tiré mon épingle du jeu.

(M :.i.iKi;i., Élourdi.)

— Tiré à ([uatre épingles : très recherclié dans sa mise.

Vient de l'usage d'attacher un fichu par quatre épingles : sur le dos, les deux épaules et la poitrine.

Peut-être fichu vient-il de là ?

Épistolaire (style), du latin epislolam, épitre, venant du grec épistellô, j'envoie.

— Ménage appelle Balzac le « grand épistolier » de France.

— Ce qui donne un grand charme aux lettres deM'"edeSévigné. c'est qu'elles sont écrites (ordinairement) du ton simple delà conversation.

Page 1