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ceux à qui on en voulait. On croyait que tout ce qu'ils leur faisaient endurer ne manquait pas de se reproduire sur les personnes représentées.
Envoyer, de en et voie, viam. mettre en chemin. Envoyer quelqu'un se promener, c'est-à-dire au diable. Eolienne, tissu léoer pour rohes de l'einines, fai)riqué à Amiens. Synonyme : Vent tissé.
Épanouir, en vieux l'i-ancais expanir. pour capandir : du latin cximnderc. déplier.
Autrefois aussi épandre.
L'nrifitins si/i s/iundis.
(Fierahraii. 4, 001.)
(Que l'orillamme soit déployée.)
Es roc cspandta. (Perdigon.) Vous êtes une rose épanouie.
Epaule, du latin spatuhnn. omoplate.
Porter quelqu'un sur ses épaules : en être fatigué.
— Autrefois le vaincu portait le vainqueur sur ses épaules.
Vehes. Pal, hodie me, si quidein hoc aruentum ferre aperes.
* (l'i,AiriE, Asinnirc, III, 3.)
(Je chevauclierai tes épaules, si tu penses avoir cet argent.)
Vectahnr hnmeris tune ego iniinicis eqites. Meœqne terra cedet inantenl'uv.
(llonAcr.)
— Dès le x« siècle, les évèques, dans la cérémonie de leur intronisation, se faisaient porter sur les épaules des premiers seigneurs.
De là est venu le nom àd prélat, (?).
Les Montmorency qui s'intitulaient les premiers barons de la chrétienté, étaient soumis à cette servitude envers l'évèque de Paris.
Épaves, ancienncmenl e.s7J«ye, égaré (en parhint des tuMes^ : du latin expavidum.
Objets dispersés par la tempête.
Épée, du bas-latin spalha : italien spnda : d'où spadassin.
On disait d'une bonne épée : laite à Ferrare, treuqjéeà Piombino. et « bonne lame de Tolède», à cause de la qualité supérieure des épées trempées dans l'eau du Tage qui coule à Tolède.
Synonymes : tirer l'épée, dégainer, mettre llamlierge au vent.
— Ne la tire pas sans motif, ne la remets pas sans honneur. (Devise des anciennes épées de Tolède.)
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Les Écossais ont la patience plus courte que l'épée. (W. Scott.) Il a la patience plus courte que l'épée : quand il querelle, il frappe ; quand il frappe, il tue. (Mérimée.)
— Il était d'usage dans la chevalerie, de donner un nom parliculier aux épées des chevaliers célèbres. Ainsi, l'épée de Roland s'appelle Durandal : celle de Charlemagne, Joyeuse : i-ûXn d'Olivier, Haule-Clalre: celle de Renaud, Flnmberge: qui dans la suite a transmis son nom à toute sorte d'épées (llamherge : épée llamhoyante).
Eperon, du grec peirô. je pique; ou l)ien plut()t du ^iru\ allemand spoî'o?i, pointe.
L'éperon était connu du temps de Virgile :
fjuadrupcdcmque citum ferrnta caice fatijjal.
— Gagner ses éperons : mériter une distinction, se faire connaître. Allusion au\ éperons dorés qn'ou donnait aux chevaliers en les recevant.
Ephémères, du grec épi héméra, jour; qui ne dure qu'un jour.
C'est un grand honneur pour un article de journal, de défrayer la causerie du matin : si l'on en i)arle encore le soir, c'est presque de la gloire.
Epices, douhlet de espèces : du latin species.
Synonymes : graisser la patte, pot de vin.
Épicurien, disciple d'Épicure (nom d'homme). Se prend aujourd'hui en mauvaise part, et donne l'idée d'un homme qui ne songe qu'à son plaisir.
Epicuri de gregc porcus.
(llcnACE.)
(C'est nu franc épicurien.)
Epigramme, du grec épi, sur, gramma, inscrii»tiou. A d'abord signifié nue inscription, en général. Se dit d'une petite poésie, qui doit se terminer par une pensée vive, un trait d'esprit ou pointe.
— Les épigrammes de Martial sont les meilleures qite nous aient laissées les anciens.
Les épigrammes de ï Anthologie gveciiue oui de la naïveté, mais manquent de piquant. C'est pour cela que Racan appelait polage à la grecque, un potage fade.
L'autre d'iui trait piiiiuiiil ai,u;aise fopigi-amiiio.
■, (BulLEAU.)