‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 22 sur 336 · ALL · texte numérisé non relu

ALL

siortie signifie l'action de sortir ; d'oii par métonymie, le lien on Ton ma relie s'appelle allée.

Allégorie, du grec allas autre, agoreuô, parler: fiction poétique, qui compare un objet à un autre avec lequel il a des rapports, et qui présente à l'esprit une idée, de manière à en faire entendre adroitement une autre.

L'allégorie est l'expression des idées par le moyen des images. (Winckelmann.)

Allemagne, le Saint-Empire, titre pris à l'imitation des Empel'ciirs de Constantiuople, qui se faisaient appeler Saints. (Voy. Diiciiige : sacer, sanctus.)

Allemand. Syn. : Liffrelofre (Rabelais II. 2) venant de lu/frc, i\ rogne. Tète de clioucrofde. — Tète carrée. Une importation de cbapeaux ronds en Allemagne serait une fausse spéculation.

« C'est du haut-allemand pour moi », se dit d'une chose que l'on ne comprend point ; le haut-allemand est la langue allemande parlée dans toute sa pureté, dialecte de la haute Allemagne. No m'entend pus qu'un Alenian.

(P.SrOLKTA.)

(EUe ne m'entend pas plus qu'un Allemand.)

Faire une querelle d'Allemand ; sans motif. On attribue ce proverl)e à la puissante famille des AUenian, en Dauphiné, qui était très redoutée de ses voisins ; mais il est probable cpi'il tire son origine du caractère querelleur des Allemands, que Ronsard appelle « la gent propre au tabourin », c'est-à-dire la nation bruyante et (piei'elleuse. (Yoy. algarade.)

Aller, verbe neutre irrégulier, jadis aler et aner. Amhulai^e, a donné «mô^er, que nous avons conservé pour désigner une certaine alhire du cbeval. Aller ou aner viendrait de anare ou adnare : provenç. anar: ital. et esp. andar.

Aller a emprunté à la forme latine ù'e, son fntur i?'ai. Les trois personnes du singuUer du présent, Je vais, tu ras. il va, et h; pluriel vont, sont faites du verbe vadere, en roman va:er, d'où les mots évadé, invasion.

S'en aller (V. ficher son camp, gille, liler son noeud, faire comme aux noces.)

« Va-t'en voir s'ils viennent » est le refrain d'une vieille cbanson. C'est une réponse ii'oniqne à une demande.

On dit aussi : « Va-t'en voir chez nous si j'y snis. » Cette locution burlesque se trouve dans la farce de Patelin.

Page 1