‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 231 sur 336 · FLO · texte numérisé non relu

FLO

— Dniis l'aiitiquilô. le luiis ét.iit consacré à Cérès : le lierre, à Bacclins: le chêne, à Jupiter: le inyrte, à Vénus; le laurier, à Apollon : l'olivier, à Minerve.

Fleurette. Conter llcnrette ; en lalin /'osas loqiii.

Parler en style Henri, avec des Heurs de rhétorique :

Blandlri auribus. (Pline le Jeune.) Flatter roreille.

Vohaire a dit : « L'oreille est le chemin du cœur..., conter lleuj'ette, c'est tromper, séduire une femme par des propos galants, des discours Ilatteurs. » D'où : faire florès," ohtenir des succès (?).

On trouve dans les vieux auteurs : dire, écrire fleurettes. Le mot anglais flirt est l'équivalent de ces escarmouches amoureuses.

Flibustier, hollandais ivrei buiter, franc hutineur.

Corsaires qui ravageaient les mers des Antilles.

Nom dune sorte de navires anglais, sur lesquels, après s'en être emparés, les premiers aventuriers français de l'Ile de Saint- Domingue faisaient leurs courses.

Floc, du latin floc.rum. petite toulTe qui voltige. Dérivé de (lare, souffler.

Le diminutif est flocon.

Flon-flon, refrain d'un vaudevihe de 1687. dont voici un couplet rapporté par La Monnoye fG/ossaire des Aoi'lsJ :

Si ta feniine est méclianlo.

Apprends-lui la chanson.

Voici comme on la chante Avec un gros bâton :

Flou-flon, tarira dondaine Flon-flon;, larira dondon.

Floraux (Jeux). Les jeux floraux furent institués à Toulouse, en 1314. par sept amateurs de poésie. C'est la plus ancienne académie de TEurope. Les prix décernés sont : une fleur de violette, une égiantine et un souci en vermeil. La fête se célèhre le l*^"" mai. Celui qui remporte le 1«'" prix est nommé hachelier ; lorsqu'un candidat a remporté les trois prix, il est nommé docteur en gaie science.

Le premier concours eut lieu en 1324, et Arnaud Vidal, de Castelnaudary, reçut, le 3 mai, jour de la fête de Sainte-Croix, le gauc ou souci d'argent, fleur emhlématique dont le nom gaulois (jauc signifie joie, et qui servait de prix à la gaie science.

Vers lo40, une dame nohle, Clémence Isaure, légua à la ville de Toulouse la plus grande partie de ses hiens pour perpétuer ces jeux et fonder des prix qui devaient être distrihués chaque année.

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