GAI
Gabelle, orioine germanique: anglais garel.
Daprès quelques-uns, du cUaldéen (jnb, impôt, ou de Gabé/iis.
Ce mot désignait, à rorigine, toute espèce d'impôt ; plus tard, il s'appliqua exclusivement à celui du sel, le plus odieux de tous.
Le sel se vendait 1 fr. 10 le kilo, et chaque habitant était oldigé de s'approvisionner d'une quantité de sel déterminée par les règlements, sous les peines corporelles les plus rigoureuses.
Les percepteurs des gabelles s'appelaient gabelous, nom qui a conservé un sens injurieux dans le langage populaire, pour désigner les agents des octrois et de la douane. (Yoy. sa/e.)
Gabier, matelot manœuvrier ; de gabia, cage. Les vedettes se tenaient dans une sorte de demi-lune ou de r;\(yç placée au sommet des mâts.
GaUion a trois gabbies. (Rabelais.)
Gadoue, matières fécales qu'on retire des fosses d'aisance, et qu'on utilise comme engrais.
Gagne-petit, mot composé, invariable au pluriel. Ralielais (V. 16) appelle gaigne-beaucoup, un procureur.
Gai, du vieil allemand gabri, prompt, vif. Synonymes : joyeux, rigolo.
— Gai s'emploie au figuré dans les arts mécaniques. Il se dit d'une pièce bien ajustée, qui se manœuvre facilement.
On dit aussi : cette pièce a du jeu, ce verrou joue bien.
— Gaie science: le gag snber, la science des troubadours, l'art des vers et des chansons.
Gaillard, ancien français gale}\. se réjouir.
— Scaliger et Yossius le dérivent de gailkwdus, coq hardi. Borel prétend que aî'd est un mot gaulois qui signifie «naturel ».
Gai/lard signifierait « naturellement gai ».
— GaiNai'd se dit surtout au sens de galant (même origine).
Il a signifié nulveiois coureia' : Brive-la-Gaillarde signifie ville, ou pont, sur la Coureuse ou Corrèze.
— Un conte gaillard, uue chanson gaillarde : trop lilires.