GAL
Un gaillard de bon appétit : un lioinnie sain et délibéré. Un gaillard se prend parfois poui- : un Iionime robuste.
— Henri IV, un jour, en dînant, fit venir un bomme très facétieux : « Gomment vous appelez-vous? — Sire, je m'appelle Gaillard.
— Eb bien ! quelle différence y a-t-il entre un gaillard et un paillard ?
— Elle n'est pas grande, Sire, il n'y a que la table entre les deux. »
Gaîne, du latin vaglnam, étui, fourreau : d'où vagin. De là le verbe dégainer.
Gaîté ovi gaieté, dérivé de gai.
— La gaité est le premier des l)iens. (Sénèque.)
. Le bonbeur est sérieux, la douleur est silencieuse, la gaîté est un état intermédiaire, produit par une excitation factice, et, en quelque sorte, névralgique. (G. Sand.) Il n'y a rien de triste comme la gaîté des sots. (Scribe.) Une gaîté qui n'olïense pas la tristesse. (Béranger.)
Celui qui eu misère vit.
Se croit offensé quand on rit.
Gala, du vieux français galler, se réjouir.
Réjouissance, fête de cour.
Il V aura beu et galle,
Chez moi, ains que vous en allez.
iPnidin.)
Galant, du vieux mot galler.
A vous compainz de ualles.
(Vmxon.)
On l'a fait venir aussiderr/Zc/î/^'w. vaillant, parce qu'au xvF siècle on disait valentin, pour galantin.
Rabelais lui-même l'a dit : « Le diuuinclie des brandons (l»"'' du Carême) on élisait à cbaque fille un valentin, galant ou prétendu, et la fille était sa valentine. Il était tenu de faire un présent avant la Mi-Caréme, faute de quoi la fille brûlait un fagot de sarments, et l'accord était rompu. «
Il se conduit en galant bomme, c'est-à-dire en liounète bomme.
Il est galant avec les dames. Dans ce sens il paraît venir de gailus, coq (?) ; prévenant et empressé près des femmes, comme le coq auprès des poules.
La Fontaine emploie souvent le mot galant (et même le féminin galande), dans le sens de rusé, perfide, qui est tout l'opposé de galant bomme.