GEN
Tous les grands lioimues ont toujours des caprices, quelque petit grain de folie à leur science. (Molière, Médecin.)
L'attrait, le piquant, l'originalité de certaines œuvres sont dûs au germe d'une maladie mentale : la perle aussi est le résultat d'une maladie.
Tous les hommes ont leur démon, comme Socrate.
Il est bon, au dire de Voltaire, d'avoir le dialde au corps.
Ce que Voltaire appelle le diable, Socrate l'appelle le dieu. C'est cette puissance intérieure d'inspiration qui illumine l'esprit, que Platon appelle « une folie supérieure à la raison ».
Clioyer son bon génie (induh/ere r/enio) : se livrer à ses goûts, à ses penchants.
— Chez les Orientaux, les génies sont des esprits qui jouent le rôle de nos fées, mais avec un sexe ditîérent.
— Génie désigne aussi chez nous l'art de l'ingénieui', ou le corps des ingénieurs.
Génitif, du latin genitiruni.
Forme particulière du nom. (pii indique la possession ou la libation.
Pétri liber. Pétri est un génitif de possession.
Gens, pluriel du mot yent. de genleni. nation, famille. Gens est resté avec ce sens dans : le droit des gens.
— Il n'y a ni bêtes ni gens, c'est-à-dire ni hommes.
C'est sur la place au Foin de Toulon que descendent iiètes et gens. (Bande.)
— Gent a été aussi pris adjectivement, pour gentil. Auront flétri son corps gent... Gente demoiselle.
— Sens de nation :
De cette gent iaroiiclie adoucira les mœurs.
(Ski.hais, Enridc. V )
Oli ! combien lors aura de \euves La gent ({ui iiorte le turl»an !
(MAM.Kn.,,.)
Gentil, du latin gendlem, de bonne race.
Se retrouve dans (jentilhomme ; autrefois gentil fenune. (Montaigne.)
Signifie aujourd'hui joli, aimaide. Dans ce sens il a remplacé l'ancien adjectif gent, gente.
Dieu gard' ma inaiti-esse cl régent !■ Gente de corps et de façon !