GIR
Bon conselh ros don e r/en. (Peyrols.)
Tan corn seras laitr a te, stras ffons a Dieu, Autant tu seras laid pour toi. autant tu seras gentil pour Dieu. (Bède.)
Gentleman, mot anglais : oentilliomme, homme du monde, galant homme.
Georges (saint), monté comme un saint Georges : ])ien monté, et aussi hien mis.
Saint Georges, né en Cappadoce, pays réputé pour ses chevaux, est toujours représenté sur un heau cheval, armé de toutes pièces, et (riompliant du démon. Il ligure dans les insignes de l'ordre de la Jarretière. Fête 23 avril.
Gésine, du vieux verhe gésir, être couché. Les couches de la femme: les couches.
Uno laie ('tait eu ^(''sinc.
(La KuM-AlME.)
Geste, du latin gesia : autrefois exploit, action : (féminin). Un geste est un mouveinent d'une partie du corps, dont on accompagne ses paroles pour leur donner de la force.
— Un ge:ste éloquent, connu du monde entier, consiste à glisser à plusieurs reprises le pouce sur l'index, pour imiter cpielqu'un qui compte de l'argent.
— De geste est venu gesiiniler.
Gesticuler comme un télégraphe.
Gifle, ancien français ^///'i?. joue.
A pris un / r(mmw. Joicfjlu, pour joutfu.
Les vents s"éhouffeiit à soiU'fler, Ce qui fait leurs gifles enfler.
(S(;m;hon. Virr/Hf Irorrsli .)
Gille. Personnage de la Comédie italienne, qui joue à peu près le même rôle que Pierrot, dont il porte aussi le costume hlanc.
— Faire Gille : s'enfuir, faire hanqueroute, tromper. Quelques-uns le dérivent de : faire l'agile (?).
Saint Gille, dit la légende, s'enfuit de Grèce, oi'i il était né près du trône, et se retira dans un ermitage voisin de Marseille.
« Mais, avant de passer outre, dit le bonhomme Scaliger, pourquoi est-ce que qiuind quelqu'un s'en est fui, on dit : Il a fait Gille? — C'est, répond Protagoras. parce que saint Gilles s'enfuit de son pays et se cacha de. peur d'être roi. » (Moyen de pnrrenir.)
Giron, vieux français géron et g)'on.
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Du latin (jijnim, rond, tournant ; doi'i girouette {'.).
— Le giron est la partie du corps comprise entre la ceinture et les genoux, quand on est assis.
Cet enfant dormait sur le giron de sa mère, ou sur le sein. (Voy. faude).
— Le giron de TÉglise. M^"^ Dupanioup, évêqué d'Orléans, a dit. en 18G8, au sujet de l'enseignement laïque supérieur des filles, décrété par le ministre Duruy, que « les tilles devaient être élevées sur le giron de l'Église ».
Girouette, du latin (jlrare. tourner : grec, fjijros.
Lame en feuille de tôle, dont un des bords est roulé en tuyau, destiné à tourner autour d'une tige de fer.
On tîxe au bas de la tige les quatre lettres N. S. E. 0. pour indiquer exactement la direction du vent.
Quelquefois on prolonge jusqu'au sol le pivot de la girouette, et, à l'aide d'une aiguille placée parallèlement à la girouette, on peut lire la direction du vent sur une figure placée dans l'appartement.
La vitesse du vent se mesure au moyen de Va)iémoinr(re.
— On appelle pennon une girouette formée de petites plumes montées sur du liège entilé le long d'une corde, et qu'on laisse flotter au gré du vent, pour en connaître la direction. Elle est placée, sur les navires, auprès du timonier de service à la l)arre.
— Andronic de Gyrrlia fit élever à Athènes une tour octogone, et fit graver sur les côtés le nom des huit vents principaux. Un triton d'airain tournait sur un pivot au haut de la tour, et indiquait, avec une baguette qu'il tenait à la main, d'où soufflait le veut.
— La girouette est l'emblème de l'inconstance. Une personne qui manque de volonté est une girouette.
Il eliange à tout moment d'esprit comme de mode. Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre clioc : Aujourd'iuii dans un casiiue, et demain dans un froc.
(BoiI.KAU.)
Vidi avem .sine pluniis In arbore sine rainis Quœ dicebnt sine linf/ua Ex quiï parte flabal aura.
'Kiiigiiie sur Giroiirlle.i
— Autrefois, en France, il n'était permis qu'aux nobles de placer des girouettes sur leurs maisons : d'ordinaire elles représentaituit les armoiries de la famille.
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On lit dans les Mémoires de fancienne chevalerie (t. I, 1° o61) : « ...Les gentilshommes ont seuls droit d'avoir des girouettes sur leurs maisons : elles sont en pointes, comme les pennons, pour les simples clievaliers, et carrées, comme les bannières, pour les che valiers-ba un erets . »
Givre, origine inconnue ; gelée hhmche, congélation de la rosée dans les nuits froides.
En terme de l)lason, pour giiicre {viperam), serpent.
Glace, (lu latin gladein.
iMartial appelle la glace cKjua sicca, eau sèche.
— Glacé, au figuré, froid : accueil glacé.
Son sérieux me glace. Son abord glace les gens.
Ses froids embrassements ont glacé ma tendresse.
^Racim;. PlK-drc]
Glaner, bas-latin (jeiinn, gerbe.
Quelques-uns le dérivent a glandibus colUgendis, recueillir des glands (?) : d'où le sens aurait été étendu aux épi? recueillis après la récolte.
— Au ligure : faire un petit gain dans une alïaire. où d'autres en ont déjà recueilli d'importants.
Glas, de classieum, son de la trompette, puis son des cloches. Tintement lugubre, lent et uniforme d'une cloche, pour annoncer une agonie ou une mort.
Glisser, allemand glilsclien, même sens.
Il est plus dangereux de glisser sur le gazon que sur la glace. (Scribe et Delavigne.)
Sur un mince cristal iliivcr conduit leurs pas :
Le prccipice est sons la glace :
Telle est de vos ■jilaisirs la légère surlace :
Glissez, mortels, n'appuyez pas.
(Vers de Roy au bas d'une gravure de Larmessin, représentant des patineurs.)
Gloire, du latin gloriam, renommée ; grec g/ossa. langue.
La gloire suit la vertu comme une ombre : Gloria sicut umbra rirtulem sequitur. (Gicéron.)
Gloria iimbra cirtutis est. (Sénèque.)
(l est aussi honnête d'être glorieux avec soi-même, qu'il est ridicule de l'être avec les autres.