‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 274 sur 336 · HIP · texte numérisé non relu

HIP

de toutes les contrées de l'Europe. Ils y trouvent un printemps perpétuel.

Des cures merveilleuses sont dues à cette heureuse disposition du pays et à sa température.

Le thermomètre n'y descend pas à plus de 1 ou 2 centigrades au-dessous de zéro.

— Rahelais, au frontispice du IV^ livre, se donne le titre de « caloyer des isles Hières ». Il avait, à l'époque de cette publication, 69 ans (1552). Il était alors curé de Meudon et avait été dans sa jeunesse moine cordelier. Hières avait un couvent de cordeliers.

Nota. — Caloyer des îles Hières, c'est-à-dire moine des îles d'Hîères, semble être seulement un bon souvenir adressé par Rabelais à ces îles où il avait fait un petit voyage, comme la plupart des étudiants de Montpellier. (Yoy. Noël, Rabelais et son œuvre.)

Hilaria, fêtes de Cybèle, appelées ainsi parce que, après de courts simulacres de deuil, elles se célébraient avec de grandes explosions de joie.

Hippocrate, nom grec.

Célèbre médecin, appelé souvent <( le Père de la Médecine » ; vivait vers le v siècle avant Jésus-Christ.

Hippocrate dit oui, mais Galieii dit non.

(Reoard, Folies.)

Alter aït, alter negat (Cicéron) : l'un dit oui, l'autre dit non.

Regnard a popularisé ce proverbe en le transportant dans les Folies amoureuses, et il est devenu, en quelque sorte, la devise de la médecine, car il est rare de trouver deux médecins d'accord.

— On pourrait supposer que ces deux médecins étaient contemporains de MM. Tant-pis et Tant-mieux, se contrariant mutuellement, comme les Allopathes, les Homœopathes et les Hydropathes : il n'en est rien. Hippocrate était Grec, Galien était Romain, et ils n'ont pas vécu à la même époque. Hippocrate était né à Cos, au v^ siècle avant Jésus-Christ : Galien, né à Pergame, en 131, fut médecin de Marc-Aurèle et de Commode.

Hippocrate employait peu de médicaments ; ses moyens curatifs étaient empruntés à la diététique et à l'hygiène. Il croyait que les maladies tendaient d'elles-mêmes à la guérison, grâce à la nature, dont le médecin doit favoriser le travail par un régime approprié.

Galien croyait à la nécessité d'admettre beaucoup de remèdes. Il repousse la médecine expectante d' Hippocrate, pour y substituer

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