HOU
Hors, adverbe : autrefois fors : latin foris. Provençal fouare. Tout est perdu, fors l'honneur.
De là : hormis, de hors et de mis.
Hors-d'œuvre, mot composé du précédent et de œuvre. En arcliiteclure : pièce d'ornementation qui est en saiUie, et ne fait pas partie de Tordonnance générale.
— S'emploie surtout en cuisine.
Hôte,, autrefois hosfc: du latin lio^pltem, étranger.
De là : hôtel et hôpital, hospitalité.
Provençal /««.y/ftw.
Hôte a à la fois le sens actif et le sens passif.
L'étranger c'était l'ennemi, hospitem se rapproche de hostem.
Rabelais emploie le mot ost dans le sens d'armée, et dans le sens de « maison » et de « porte de maison ».
D'où ostage, cpii, en roman, signifie à la fois maison, et hôte (sens d'ennemi).
— Qui compte sans son hôte, compte deux fois.
Loisel, dans les Instiliitions coittumières. dit : « Qui compte seul, compte deux fois, comme celui qui compte sans son hôte. »
Cela signifie qu'un compte ne peut être en règle définitivement, que du consentement des deux parties intéressées.
Hôtel, du latin hospitalem : d'où aussi la forme hôpUal. Appartements destinés aux étrangers.
— Hôtel des haricots : prison de la garde nationale à Paris. C'est un jeu de mots sur le nom du général baron Darricau, qui
commandait les fédérés de Paris pendant les Cent Jours. On appela « Darricau » la prison où il envoyait cette milice indisciplinée, et le nom resta, sous la Restauration, lors de la formation de la garde nationale, qui remplaça les fédérés sous les verrous.
Plus tard, le nom du général étant oublié, et quelque loustic aidant, sans doute, la prison devint « l'bôtel des Haricots ».
Hou ! interjection et onomatopée. Sert à iiuer quelqu'un.
Houille, origine incertaine.
D'un nommé Houilleux, qui en découvrit l'usage en llî)3(?)
Théophraste désigne la houille sous le nom de Uthnnthrax. charbon de pierre.
On admet, en géologie, que les plantes fossiles, qui ont formé les mines de houille, ont besoin, pour leur croissance,, d'une lempé-