‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 302 sur 336 · G JUL · texte numérisé non relu

G JUL

Le pronoiué dun jugement s'appelle arrêt, ou verdict {verum dictum, la parole vraie qui condamne irrévocablement).

Juif, de Judœum : anciennement 7///(??<. Féminin ,/«/r6'.

Enfant de Juda. La tribu de Juda devint la plus considéraljle des douze tribus de ce peuple, qui porta successivement divers noms : les Hébreux, les Israélites, et enfin les Juil'$.

Leur liistoire commence à Abrabam, 1921 avant Jésus-Cbrist, et se termine sous Adrien, qui les dispersa l'an 135 de notre ère.

Depuis lors, ils sont répandus sur toute la surface du globe.

Juif-Errant. Personnage légendaire, condamné à marcber jusqu'à la fin des siècles, en punition de ce qu'il empêcha Jésus-Cbrist de se reposer, lorsqu'il portait sa croix.

C'est une allégorie qui représente la nation juive dispersée dans le monde entier.

— C'est un juif-errant, c'est-à-dire un bomme qui voyage ijeaucoup, qui ne peut rester en place.

Juillet, du latin Julium, avec l'infiuence du mot juin. Ancien français, y ?</;rne/.

— On donna le nom de Jules César à ce mois, qui s'appelait auparavant Quintilis (le 5«), car l'année romaine commençait le 1" mars. C'est pour cela que nos quatre derniers mois, 9^ à 12% portent les noms de septembre-décembre (7^ à 10").

Juin, du latin junlum, de Juno (?)•

Juin doit son nom à Junon, dont on célébrait à Rome une fête le 1er juin.

Au li^Te V des Fastes, Ovide fait dire à cette déesse :

Junius a nosiro noiiiine nomen luibel.

— On a aussi dérivé ce mot de J un tores, mois consacré à la Jeunesse ; comme mai, de majores.

— Juin, juillet, aotît, ni femme, ni cbou.

A cause des chaleurs de cette saison, et parce que les choux ne viennent qu'en hiver (?).

Julien. L'hospitalité de saint Julien : un bon gite.

Saint Juhen, qui avait fait vœu de recevoir chez lui tous les passants, et qui a mérité le surnom d'Hospitalier, est devenu le patron des voyageurs.

— Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous notre toit. (Brillât-Savarin.)

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