JUG 61S
parlantes, qui sont do ûiioiilos ;i un coq d'or à dextre et une poule d'argent à sénestre.
— JoiuiucH vient de sajouquar.
Judaïque, du laliii Jiff/aïcum.
La loi judaïque; iuler|)rétalion judaïque: celle qui s'attache étroitement à la lettre.
Judas, nom évangélique.
Baiser de Judas, c'est-à-dire de traître (Judas vendit son maître).
Juge, du himjudicem.
Le juge est une loi parlante, et la loi un juge muet. (Montesquieu.) Coupable absous, juge coupable.
11 y a autant d'inhumanité à laisser un coupable inq^uni, qu'à punir un innocent. (Gicéron.)
— Il y a encore des juges à Berlin. Allusion au Meunier Sans- SoKcL d'Andrieux.
On se sert de cette locution pour menacer de la justice un homme puissant par lequel on est inquiété.
Jugement, dérivé ûq Juger.
L'esprit consiste à saisir les ressemblances; le jugement, plus utile, s'applique à trouver les dilî'érences. (Locke.)
On est quelquefois un sot avec de l'esprit, on ne l'est jamais avec du jugement. (La Rochefoucauld.)
Le jugement cpi'on a en soi n'est pas la justice. Le jugement, c'est le relatif ; la justice, c'est l'absolu. Réfléchissez à la dilïérence entre un juge et un juste. (V. Hugo, VHommc qui rit.)
Nos jugements sur autrui sont des plaidoyers en notre faveur.
Rarement un juge ment Quand il rend un jugement.
(Complainte de Fualdès.)
— Jugement qui ne rappelle que de très loin celui de Salomon.
Juger, latin Judicare {Jus dicere).
Juger sur l'étiquette du sac : sur les apparences.
Juger d'une chose comme un aveugle des couleurs.
Grammatici certani, cl adimc sub judice lis esl.
[HoRACt.)
C'est jugé : la décision est irrévocable.
Res Judicata pro veritate hahetur : la chose jugée est acceptée comme la vérité même.