‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 317 sur 336 · LAY · texte numérisé non relu

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dans Paris. Ayant reconnu le maréclial de Saxe, il lui dit : « Excusez-moi, monseigneur, les lauriers ne paient pas d'octroi. »

— César a rendu célèbre la couronne de laurier, qu'il portait toujours pour dissimuler sa calvitie.

— Se reposer sur ses lauriers. Après la victoire de Yillariciosa (1710), Philippe V dit à M. de Vendôme, qu'il avait un extrême besoin de repos. « Sire, lui dit le duc, je vais vous faire dresser le plus beau lit que roi ait jamais eu. » 11 lit placer sous un arbre les drapeaux qu'on venait de pi-endre à l'ennemi, et le roi y dormit quatre ou cinq heures.

— Pline appelle baccaUn le laurier qui porte des baies.

Bacca et kiurus ont formé baccalauréat , couronne de laurier en fruits.

Au Moyen-Age, l'Université récompensait les artistes d'une couronne de laurier, d'où le nom de lauréat {laureatus), donné à ceux qui remportaient les prix académiques.

Lavement, de lacer, latin lavare.

Injection d'un liquide dans le gros intestin.

Louis XIY en usait beaucoup, et c'est sous son règne que le mot clystère, seul usité jusqu'alors, fut remplacé par « lavement » ou « remède ».

Selon Hérodote, Pline et Galien, les Égyptiens furent, après les ibis, les inventeurs du lavement.

On dit aussi : bouillon pointu, ...qui ne donne pas d'indigestion.

...Dieu ! (|uost-ce que je sens?

l'apothicaire [poussant sa pointe).

G"est le bouillon poiiiUi.

(Parodie de Zn'ire.)

Pour les Précieuses, c'était le « bouillon des deux sœurs » . Il affectionnait trop le remède que M. de Pourceaugnac avait tant en horreur.

Laver, comme le précédent.

— Laver la tète à quelqu'un ; lui donner un savon : le réprimander.

A laver la tète d'un àne, on perd son savon.

— Benserade parlant du déluge, dit que :

Dieu lava bien la tète à son image.

Cette expression a paru indécente (elle est surtout de mauvais goût) dans la bouche d'un poète chrétien.

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