LAU
— Autrefois latin était synonyme de langayc :
Oui a florin, roiissin, latin, l'iirloiit il truiiM^ son rliomin.
(Vieux iirovfi-bc.l
Et ma philosophie y jjord tout son latin.
(Réf.NiKlI.»
— Le latin, c'est long et difficile à apprendre. Si les Uoniains avaient été obligés d'apprendre d'abord le latin, ils n'auraient pas eu du temps de reste pour conquérir le monde. (H. Heine, HiUoira du tambour Legrand.)
— Les « races latines » sont formées des descendants des Romains. Elles comprennent les Français, les Espagnols, les italiens : ceux qu'on appelle aussi les « néo-latins » .
Latrines, de laterinam (de latp.rc, être cacbé).
Synonymes : privés, uater-closet, retrait, clialet de nécessité, c'est ici, n" 100.
On dit aussi : aller où le roi va à pied, aller quelque part.
Les Précie.uses appelaient la cbaise percée, soucoupe inférieure, lucarne des antipodes.
— A propos de la locution : aller où le roi va à pied, Rabelais (V, 23) dit que « la reine Quintessence ne mangeoyt qu'après que ses manitéres (masticateurs) avoyent masché ses aliments... Par mesme raison nous fut dict qu'elle ne fiantoyt, sinon par procuralion. »
Laurier, du latin Jaurum, avec suffixe lar.
Aucun arbre n'a été plus célèbre dans l'antiquité, ni plus souvent (■liante par les poètes. Il était consacré à Apollon, à cause du mallieureux amour de ce dieu pour Daplmé, la première mortelle qu'il aima pendant son exil sur la terre. Poursuivie par son amant, elle implora la protection des dieux, qui la métamorpbosèrent en laurier l'Z'ffy^A/je en grec). Apollon désespéré détaclia un rameau, dont il se lit une couronne, voulant que le laurier Ini fût désonnais consacré, et servit de récompense aux poètes.
Le laurier était aussi le symbole de la victoire. On en couronnait les vainqueurs et les faisceaux des consuls victorieuv:.
— Le laurier est un bel arbre, mais il ne poi-(e pas de fruits. (Auguste.)
— Les lauriers de la victoire, plante arrosée de sang, produisent une gloire stérile.
Un commis d'octroi s'apprêtait à \isiter une voiture qui entrait