‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 326 sur 336 · LIV · texte numérisé non relu

LIV

— Les lettres conduisent à tout, à condition de les quitter. (Villemain.)

— Chez les Romains, il y avait les esclaves lettrés: nous avons la domesticité littéraire.

— Balzac appelle « littérature ruminante » celle qui publie de vieilles choses sous des titres nouveaux, et nourrit sans cesse le public des mêmes aliments.

— Littérature erotique : pornograpliique, malsaine.

Liturgie, du grec lellourgui: service public, latinisé au Moyen- Age en liturgia.

Ordre du service divin, ensemble des cérémonies religieuses et des prières ordonnées par .l'autorité ecclésiastique, et dont les officiants ne peuvent s'écarter.

Livre, du latin Ubrum. écorce des arbres, sur laquelle les anciens écrivaient. (Voy. voJiimc papier.) Evolvere Ubrum (Cicéron) : lire, dérouler un livre.

— Les livres étaient pour les Précieuses, les iiNiitrcs iiniets. Il parle comme un livre, et raisonne couiuie la cuu\ei-tiii-e. On ferait un beau livre de ce qu'il ne sait pas.

Un bon livre est un bon ami. (B. de Saint-Pierre.)

Un bon livre est le meilleur de nos amis : il ne révèle pas nos secrets, et nous enseigne la sagesse. (Maxime orientale.)

Un livre est bon, si l'auteur dit tout -ce qu'il faut, rien que ce qu'il faut, et comme il faut. (Aristote.)

11 y a des bvres qu'il faut seulement goûter ; d'autres qu'il faut mâcber et digérer. (Bacon.)

Les mauvais livres sont des poisons pour le cœur ; ils causent la fièvre des désirs, le délire des sens, et amènent l'agonie de la raison. (De Clincbamp.)

Un grand livre est un grand mal. (Callimaque, bibliothécaire d'Alexandrie.)

Quelques lignes suffisent souvent à résumer tout l'esprit contenu dans un gros livre, comme quelques taljlettes de bouillon peuvent contenir toute la sul)stance nutritive d'un liœuf.

...llabeut sua fala libeUi.

11 en est des livres comme des gâteaux : plus ils sont lourds, moins ils sont feuilletés. (Ouvert.)

LOC 6oI

Livre (monnaie), de libram, qui, chez les Homains. sijiniliail balance et unité de poids rlivre), parce qu'avant qu'on eût frappé des monnaies, on pesait la matière qui servait d'éciianKe. comme font encore les Chinois.

De là équilibre.

La première monnaie usitée à Rome fut r«.s-, disque de cuivre sans empreinte, et du poids d'une livre, et on appela Iwre la monnaie de compte.

Plus lard, Servius Tullius fit frapper des as avec l'empreinte d'une brebis, pecus, d'où la dénomination de pecunla, et <is sif/natus (d'où assignat).

Au Moyen-A.û^, on régla aussi l'unité de monnaie sur l'unité de poids, de façon qu'un certain nombre de pièces de monnaie formait en même temps l'unité de poids (livre), et lunité de compte qu'on appelait également livre.

— Livre tournois, Vwre parisls : monnaies fabriquées à Tours ou à Paris.

— Un avocat, à qui la maison Didot avait envoyé pour honoraires le Thésaurus Grœcœ Ilnguw, dit: « Aujourd'hui on ne paie plus en livres, mais en francs. «

Livrée, dérivé de livrer.

Vêtement livré, donné. Au Moyen-Age, à certains jours de fête, ou à titre de récompense, les rois et les seigneurs livraient des robes à leurs serviteurs ou à leurs .courtisans. De là est venu le nom appliqué aux vêtements des gens de service.

Livrer, du latin liberare : d'où aussi libérer. Livrer une marchandise. Le sens est : alTranchir, détacher une chose pour la remettre à quelqu'un.

Locutions vicieuses.

Le peuple garde longtemps le langage qui lui est transmis; il conserve les mots eux-mêmes, mais il en altère plus ou moins le son, le sens et les formes grammaticales. Ces altérations sont le résultat de diverses modifications, telles que : la permutation, la transposition, l'addition, la soustraction, la substitution.

1° Permutation : fjigier pour gésier, pijiie pour pépie, sccoupi» pour soucoupe, etc.

2° Transposition : ber toque pour lu^eloque, rorodrillc poui' crocodile.

3" Addition : esquetette pour squelette, estatue pour statue.

652 LOG

4» Soustraction : onchets pour joucliets, main selle pour mademoiselle, flème pour ilegme.

5° Su])stitutioii de mots. Elle résulte le plus souvent de ce que, ne comprenant pas certains mots, on en forge d'autres qui oui quelque ressemblance avec les premiers : ^eVe d'oreiller pour taie. clou déporte pour cloporte, casuel pour cassant, etc.

La rue aux Oues (aux oies, aux rôtisseurs) est devenue la rue aux Ours ; la rue Pute-y-musse (qui cache des lilles) est devenue du Petit-Musc: la rue Trousse-Nonnain s'est changée en Transnonnain.

Les Allemands ont traduit le mot latin cenfaurea, que nous appelons cenfaurée, par une périphi'ase qui signifie herbe aux cent écus (centum aurea). Cela ressemble fort à la traduction burlesque de Marriis Tullius Cicero par marchand de toiles cirées.

D'autres mots, eniiu, ont été altérés par substitution ; mais l'on ne saurait les recueillir, tant ils sont nombreux et bizarres. Ils ont été, en quelque sorte, créés pour les besoins du moment, par d'ingénieux réfractaires du langage.

Tels sont : pour tout tripotage, au lieu de pour tout potage. Chinoises pour Génoises, rue agaçante pour adjacente, etc.

— Outre ces locutions frelatées du bas langage, il existe certaines expressions dont on ne saurait préciser le sens, et qui reviennent à tout propos dans la conversation sous la forme interjective. Tels sont: Plus souvent! Pour changer... Maladie!... Signalons aussi l'abus des redites, des dit-il, des qu'il dit.

Ce sont façons de parler ridicules, agaçantes, et qui dénotent une absence complète d'instruction.

— Le petit vocabulaire suivant, où l'on a réuni un certain nombre de locutions vicieuses, avec la correction en regard, est destiné aux personnes dont l'éducation a été négligée et qui voudraient se corriger de ces fautes grossières de langage. On peut nous objecter qu'il y a des grammaires' et des dictionnaires, pour apprendre à parler correctement ; mais il s'agit ici moins d'apprendre à bien parler, que de désapprendre à parler mal. Il suffit de connaître les fautes pour apprendre à les éviter, et c'est ce que les livres classiques ne sauraient enseigner.

Dites ou écrivez : Et non :

Aimer à lire. Aimer lire.

Acheter. Ageter.

Aéré, Aire.

LOC

Dites ou écrivez :

A notre âge.

Il a mal agi.

Un aigle atïainé.

L'aigle impériale.

Aiguiser.

Aimable.

Il s'en est allé.

Almanacli.

Alors.

Angora.

Arc de triomphe.

Armoire.

D'arrache-pied.

Arrhes.

En arrière.

Article.

Artiste.

Assassin-.

Commettre nn assassinat.

Assieds-toi.

Je vous assure que...

Atteindre un but.

Aube-épine.

Aujourd'iiui.

Au lieu de. . .

Avant-hier.

Avoisiné.

Le babil des enfants.

Balafre.

Barbouilleur.

Bientôt.

Bisbille.

Boucle.

Breloque.

Buftleteries.

Cacophonie.

Caleçon.

Carreler.

Cassant (fragile).

Et non :

A nos âges.

Il en a mal agi.

Une aigle affamée.

L'aigle impérial.

Réguiser.

Aimahe.

Il s'est en allé.

Armana.

Pour lors.

Angola.

Arche de triomphe.

Ormoire

D'errache-pied.

Errhes.

En errière.

Ar tique.

Artisse.

Assassineur.

Commettre un assassin.

Assis-toi.

Je vous promets que...

Remplir un but.

Noble-épine.

Au jour d'aujourd'hui.

Au lieur de...

Avanz-hier.

Envoisiné.

Le babillage...

Balafe.

Barliouilleux.

Incessamment.

Bisbi.

Blouque.

Berloque.

Bufeteries.

Cacaphouie.

Caneçon.

Carier.

Casuel.

LOC

Dites ou écrivez :

Cassonade.

Un centime.

Cérébrale (lièvre).

Il ne cesse pas.

Cinq francs chacun.

Clianger.

Chercher quelqu'un.

Ghipotier.

Chirurgien.

Ce mois-ci.

Cible.

Clarinette.

Cloporte.

Homme colère.

Somme considérable.

Contracter une maladie.

Contremander un dîner.

Corridor.

Couvercle.

Cueillir des fleurs.

Dangereux.

Dépéchez-vous.

Depuis.

Denier à Dieu

Descendre.

Deux.

Diligence.

Une dinde.

J'ai dix personnes à dîner

Dis-le leur.

Disparition.

Le livre dont j'ai besoin.

Édredon.

Bien élevé.

Ensuite.

Un entre-côte.

Épine-vinette.

Époumonner.

Érésipèle.

Et non :

Castonade.

Une centime.

Célébrale.

Il ne décesse pas.

Cinq francs chaque.

Sanger.

Chercher après quelqu'un.

Chipoteur.

Cirurgien.

Ce mois ici.

Cibe.

C la iri nette.

Clou de porte.

...coléreux.

Somme conséquente. Gagner une maladie.

Décommander...

CoUidor.

Couverque.

Cueiller...

Dangereux.

Dépèchez-vous vite.

De depuis.

Dernier à Dieu.

Descendre en bas.

Deusse.

Déligence.

Un dinde.

...dix personnes à manger.

Dis-leuz-y.

Disparution.

...que j'ai besoin.

Aigledon.

...éduqué.

Puis ensuite.

Une entre-côte.

Pi ne-vi nette.

Épomouer.

Résipèle.

LOC

Dites ou écrive/ :

Descendre l'escalier.

Évier.

Faire des excuses.

Suivre Texeiuple.

Fainéant.

Un et un font deux.

Fanfreluciies. Projets fatals.

C'est la fin.

Fixer les yeux sur ([uelqu'iiu.

Gela fleure i>on.

Frelaté.

Freluquet.

Fromage de aruyère.

Vieux garçon.

Gargotte.

En général.

Le gésier.

Girofle.

Goudronner.

Ça n'est pas de mon goût.

Grandissime.

Griffonnage.

Herboriste.

Une heure.

De bonne heure.

Une liorloge.

Houppe de soie.

Huppe de plumes.

Une impasse.

Une faute d'inattention.

Inutile.

Jet-deau.

Jeu de jonchets.

Jeune tifle.

La lettre ci-jointe.

Ci-joint la lettre.

Comme il est juste.

C'est là que je vais.

Et non :

...les escaliers.

Levier ou lavier.

Demander excuse, hniter l'exeinple.

Feignant.

...sont deux.

Fanferluches. Projets fataux.

...la fin finale.

Fixer quelqu'un.

...Ilaire bon.

Ferlaté.

Ferluquet.

...de gruère.

Vieux jeune homme.

G argot.

En thèse générale.

Le gigier.

Gérofle.

Godronner.

Ça ne me goûte pas.

Grandécime.

Griliouillage.

Arborisse.

Une heure de temps.

A bonne lieure.

Un horloge.

Huppe de soie.

Houppe de plumes.

Un impasse.

Une faute d'attention.

Énulile.

Jeu d'eau, .leu de honchetsf.

Jeunesse.

La lettre ci-joint.

Ci-jointe la lettre.

Comme de juste.

C'est là où je vais.

LOG

Dites 0(1 écrivez :

Lèchefrite.

Lentilles.

Je leur ai dit.

Liard.

Mairie.

Je viens d'être malade.

Poire de messire-Jean.

Métal.

Midi est sonné.

Miracle.

Menez-y-moi.

Donnez-le-moi.

Moineau.

Matliusalem.

Monter.

Montmorency.

Montparnasse.

Mouron.

Mutle.

Nèlle.

Sainte-Nitouclie.

J'ai reçu la nouvelle.

Numéro.

Je vous fais observer.

Obstiné.

Une belle oie.

Eau de fleur d'orange.

Où est-ce que ?

Pantoufle.

Parbleu.

Partout.

Rue passante.

Pépie.

Pépinière.

Dans peu.

Un peu.

Un pétale.

Phtisique.

Tant pis.

Et non :

Lichefrite.

Nentilles.

Je leurs ai dit.

lard.

Mairerie.

Je sors d'être...

...mi-seraent.

Métail.

Midi sont sonnés.

Miraque.

Menez-moi-z-y.

Donnez-moi-le. Moigneau.

Matliieu salé.

Monter en haut.

Mémorency.

Montpernasse.

Moiron, moron.

MufTe.

Nèfe.

Sainte-Mitouciie.

J'ai reçu l'annonce.

Liméro.

Je vous ofjserve.

Ostiné.

Un bel oie.

Eau de fleur d'oranger

Ousque ?

Pantoufe.

Parbleuve.

Tout parbut.

Rue passagère.

Pipie.

Pipinière.

Avant peu.

Un petit peu.

Une pétale.

Tisique.

Tant pire.

LOG

Dites ou écrivez :

De plain pied.

Plain-chant.

Plier une étoffe.

Ployer une l)ranclie.

Passer les ponts.

Potiron.

Poudreux.

Prenez garde de tomber.

Prévoir.

Primo.

La semaine prochaine.

Je vais me promener.

Propriétaire.

Pulmonique.

Pupitre

Quant à cela.

Quel est le quantième du mois ?

Aussi grand que moi.

C'est là que je demeure.

C'est à vous que je pense.

C'est de cela qu'il s'agit.

Gela arrive quelquefois.

C'est moi qui ai.

Quincaillier.

Rachitique.

Reculer.

Rémoulade.

Renoncement aux vanités.

Renonciation aux droits.

Revanche.

Au revoir.

Saigner du nez.

Salsilis.

Avoir une mauvaise santé.

Faire savoir.

Scandale.

Scorsonère.

Remplir le seau.

Seigneurie.

Et non :

De plein-pied.

Plein chant.

Ployer une étolïe.

Plier une branche.

Traverser les ponts.

Poturon.

Poussiéreux.

...de ne pas tomber.

Prévoir d'avance.

Primo d'abord.

La semaine qui vient.

Je vais promener.

Propilliétaire.

Poumonique.

Pipitre.

Tant qu'à cela.

Combien sommes-nous du mois ?

Aussi grand comme moi.

...là où je demeure.

...à vous à qui je pense.

...de cela dont il s'agit.

Il y a des fois que cela arrive.

C'est moi qui a.

GlincaiUier.

Rachétique.

Reculer en arriére.

Rémoulade.

Renonciation aux vanités.

Renoncement aux droits.

Revange.

A revoir.

Saigner au nez.

Sersifis.

Jouir d'une mauvaise santé.

Faire à savoir.

Escaudale.

Gorsouère.

Remplir le siau ou le seau.

Seigneurerie.

LOG

Dites ou écrivez :

Seus dessus dessous.

Seusible.

Une serre. Sobriquet.

Socle.

Soucoupe.

Sous la table.

Squelette.

Statue.

Voix de stentor.

Stylet.

Prenez du sucre.

Tâchez de...

Tarte au pommes.

Taie d'oreiller.

Trier des lettres.

Ça s'use trop.

Varlope.

Vésicatoire.

Je viens d'être malade.

Voilà.

Faire la vole.

Vovez.

Et non :

Sans dessus...

Sensibe.

Une resserre.

Soubriquet.

Soque.

Secoupe.

Dessous la table.

Esquelette.

Estatue.

Voix de centaure.

Eslilet.

Sucrez-vous.

Tâchez moyen de...

Tartre...

Tète d'oreiller.

Trayer des lettres.

C'est trop usurier.

Verlope. Vessicatoire.

Je sors d'être malade.

V'ià.

Faire la volte.

Voyez voir.

Loge, loger, du latin locare, placer.

Ou plutôt du vieil allemand laubjn: vieux h^ançais Joige.

N'a rien de commun avec le grec lorjos, discours.

— Au théâtre, les loges sont des compartiments séparés.

— Loges du Vatican. AteUers particuhers dans lesquels chaque concurrent pour les prix de Rome, à l'École des Beaux-Arts, reste enfermé sans communication avec l'extérieur, pendant qu'il exécute sa composition.

— La fête des loges, à Saint-Germain, doit son nom aux petites boutiques mobiles en bois, qu'on étabUssait en plein air pour la durée de la foire, le premier dimanche de septembre.

Au xvie siècle, l'emplacement occupé aujourd'hui par la succursale de la Maison de Saint-Denis, était un rendez-vous de chasse; ou y tenait des animaux en loge.

Plus tard, on construisit une abbaye où l'on allait en pèlerinage,

;iii coinnienreiiionl de sciilciiiln-o. De cet iisa.se pieux résultèrent des pi'omenades mondaiues et des tètes champêtres, qui ont survécu aux fêtes religieuses. (Vny. Lonf/chamit.)

Loi; du latin legcm ; provençal /ci.

On lisait [légère) la loi an peuplepour lui en donner connaissance. La loi est l'expression de la volonté générale. (J.-J. Rousseau.) Lex est ratio honesta Impernns . proliibensque contraria. (Cicéron, Philippiques, 3.) La loi n'ol)lige que si elle est juste. (Saint Augustin.) Les liommos font les lois, les femmes font les mœurs.

(GuiBERT.)

— C'est la loi et les propiiètes : une chose indiscutable.

— La loi naturelle est l'ensemble des sentiments de justice et de bienveillance que Dieu a gravés dans le cœur de l'homme, et des règles de conduite que nous dicte la raison d'accord avec ces sentiments.

Suis les lois de la nature, tu ne seras jamais pauvre ; suis les lois du monde, tu ne seras jamais riche.

— Les lois ressemblent aux toiles d'araignée : elles arrêtent les faibles, et les forts passent au travers. (Solon.)

Le monde, en général, est assez indulgent pour les forts : il est sans pitié pour les faibles.

Au livre Y, ch. 12 de Rabelais, Grippeminaud dit : « Nos loix sont comme toiles d'araignes, les simples moucherons et petits papillons y sont prins, les gros taons malfaisants les rompent et passent à travers. »

Dans le recueil de Pierre Gronet. imprimeur, vers 153G, on lit ce dialogue d'un légiste et d'un ermite:

— Homme, que fais-tu dans ce boys ?

Au moins parle à moy, si tu daignes.

— Je regarde ces fils d'araignes, Qui sont semblables à vos droicts.

Grosses mouches en tous endroicts Y passent, menues sont prises ; Pauvres gens sont sul)jecls aux loys.

Et les grans en font à leurs guises.

— Nul n'est censé ignorer la loi. Formule terrilde, mais inexorable; tant pis pour ceux qui l'ignorent.

En effet, que l'enfant se brûle au feu, le feu ne tiendra pas compte de son innocence; il le brûlera, parce qu'il ne dépend pas de lui de l'épargner. Ainsi des poisons, ainsi du vice, agents aveugles

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