‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 48 sur 336 · ART · texte numérisé non relu

ART

Art. Donat, d'après la première scène de XAndrienne, de Térence, dérive le mot latin ars, du urec arétê, vertu, qu'Eschyle dérive de arosi, utilité.

L'étude de l'art, comme celle de la philosophie, inspire l'amour de la nature, l'enthousiasme du vrai, le mépris de la vie factice et le dégoût des vanités du monde. Pour devenir habile dans un art, il faut le concours de la nature, de l'étude et de l'exercice. Mais les artistes de naissance, qui ont un don, une vocation, sont les seuls qui arrivent réellement.

On dit : les beaux-arts, non parce qu'il y en a de laids, uiais parce que l'art est le culte du beau ; parce qu'ils procurent du plaisir par le moyen du beau. On dit dans le mèuie sens : beaux esprits, belles-lettres.

Martial emploie: belle dlcere, pour parler avec éloquence. Ce. nom de beaux-arts, ou arts libéraux, est pour les distinouer des arts mécaniques ou industriels.

Les arts li])éraux sont ceux où l'inteUioence a le plus de part, où la matière ne joue aucun rôle.

Les arts industriels, ou arts et métiers, sont ceux où l'intelhoence s'applique à modifier la matière et à l'appliquer aux liesoins de l'homme.

Les arts liliéraux, où l'esprit domine, sont pratiqués par les artistes : les arts mécaniques {artes vuhjares), qui demandent surtout l'habileté de la main, sont du domaine des artisans.

Dans le distique suivant, le premier vers énumère les arts libéraux, le second les arts mécaniques :

Ling^ia, Tropus, Ratio, Numerus, Tonus, Atif/itlus, Aslra : Bus, Nemus, Arma, faber, ruinera, lana, rates.

— Parmi les arts d'agrément, le piano, la musique bruyante, sont des arts de désagrément pour ceux qui sont forcés de les entendre.

— Qui art a, à toiit part a.

Ce qu'art ne peut, hasard l'achève.

Artaban. Fier comme Artaljan, allusion au caractère orgueilleux dArtabaii, [tersonnage d'un roman de La Calprenède, qui eut une grande vogue au xvii" siècle. Ne vient pas, comme le croit Littré, de Artaban IV, roi des Parthes, qui s'enorgueillit d'avoir vaincu les Romains, au point qu'il prit le double diadème et le titre de yrand roi.

Page 1