ATT
Atome, du grec a, négatif, tom(', coupure, section. La dernière division possiljle de la matière.
L'individu est un atome, une molécule de la .arande famille humaine.
La doctrine atomistique, qui fut celle de Démocrite dans l'antiquité, et qui fut dè^eloppée par Epicure, concevait tous les êtres comme formés par un certain nombre d'atomes ou éléments simples, indivisibles, indestructildt^s, dont les assemblaoes, faits suivant certaines règles naturelles et variées, constituent tous les êtres animés, de même que les lettres de l'alpbabet forment par leurs comijinaisons, les mots les plus divers. Cette supposition théorique des anciens est devenue une vérité de la science moderne, cpii a reconnu que les trois éléments gazeux : l'oxygène, l'hydrogène et l'azote, par les associations variées, forment tous les corps organisés.
Atout, coup grave. Avoir de l'atout au jeu, c'est avoir de belles cartes. Dans le langage populaire, c'est avoir des poings sohdes pour l)attre son adversaire.
La Gazette de Lorraine, organe officiel prussien, écrivait le 2 août 1870 : « Tous les atouts sont dans les mains de lAllemagne : elle en donne, et n'en reçoit pas. » (L. Larchey.)
Atrabilaire, du latin atra, noire, hilis, ])ile.
Bile en excès, qui trouble la digestion et influe sur le caractère d'une personne, en la rendant morose, chagrine, irrita Itle.
Atre, atrium, du latin ater, noir. L'atrium, dans les maisons anti(piès, était une salle, un portique couvert où se trouvait l'autel des sacrifices.-
Atre est un suffixe qui ajoute aux mots un sens péjoratif. (Vient p!iit(~)t du suffixe aster, du latin.)
Attendre, du latin ad, tendere, attendere (sous-entendu animu/ii), tendre son esprit vers...
Syn. : compter les clous de la porte: croquer le marmot: faire le pied de grue : garder le mulet ; attendre sous l'orme.
— Attendre comme les moines font l'abljé : c'est-à-dire se mettre à tal>le sans attendre les convi\es en retard.
Dans les couvents, les moines étaient dispensés d'attendre leur supérieur, lorsque la cloche les avait appelés au réfectoire. Ils invoquaient les vers d'une « prose » gastronomique.
0 beata viscera, Xiilla sit vobis mora !
(Loin de vous tout retard, bienheureuses entrailles.)