ABR
du jienre able (poissons lilancs), donl la cliair est peu estimée. L'al»lette a uue écaille nacrée, nommée essence d'Orient, qui sert à la fabrication des perles fausses. On trouve aJbette dans Rabelais.
Abois, du vieux mot boise, qui signifiait ruse, adresse (?). ou de aboyer, dont il est le substantif verbal aboi.
Être aux abois, extrémité où est réduit le cerf avant de mourir. Cette locution cynégétique indique le moment où le cerf, manquant de forces pour courir, obligé de s'arrêter, est entouré des cliiens qui al)oient autour de lui et le décbirent.
Abondance, du latin ab unda, dél)ordement {copia).
Abondance de biens ne nuit pas.
Le superflu, cliose si nécessaire.
(Voltaire.)
Abonner est \)0\\v aborner : c'est mettre des bornes dans les terres des vassaux, et aussi racbeter les droits féodaux. Diez le tire de bon. exprimant une bonification de prix pour celui qui s'abonne.
Aboyer {ad baubari) : c'est le cri du cbien.
Ahoyer à pleine gueule. Latrare aliquem (Plaute). injurier, crier contre plus fort que soi. Al)oyer à la lune. Lalrare nubila (Stace). Tous les cliiens qui aboient ne mordent pas. Le chien aboie, mais la caravane passe (prov. turc). Le cbien qui veut mordre n'aboie. Garde-toi de l'homme secret et du chien muet.
Ab ovo, locution latine de ab, ovum, œuf : Dès le commencement.
Abreuver, en provençal abeurar {bibet^e, becre) : autrefois
gaver :
Tantost après on veut tirer
De l'eau pour gaver les ciievaux.
(C0QL-II,I,\RT.)
Abréviation. Les abréviations sont aussi anciennes que récriture. Elles ont pour but d'économiser le temps et l'espace qu'il faudrait pour écrire certains mots sans en rien retrancher. C'est dans ce Ijut qu'on emploie les signes, les monogrammes, les chiffres ; — les notes tironiennes, écriture abrégée dont on attribue l'invention à Tiron, affranchi de Cicéron ; — les sigles {singulœ litterœ, ou plutôt sigula, petits signes), représentant par des lettres isolées des mots entiers, comme faisaient les Romains dans leurs inscriptions; — les apocopes. Les rébus, les emblèmes, les symboles sont aussi des sortes d'aliréviations.
On abusa tellement des abréviations, du ix*" au xV siècle, que Fliilippe le Bel, en 130i. rendit une ordonnance qui les proscrivait