BAL
Balaam (l'ànesse de). Balaam, devin ou faux prophète, fut envoyé par Balac, roi des Moaliites, pour maudire les I-sraélites qui venaient d'envahir ses États. Pendant sa marche, un ange armé "d'une épée nue s'otïrit aux yeux de l'ànesse qui le portait. L'ànesse s'arrêta, et fut tout à coup douée miraculeusement de la parole pour lui reprocher sa cruauté. Balaam vit alors, lui aussi, l'ange, qui lui défendit de maudire Israël.
Baladin, jadis balandeur, mauvais comédien.
Baladin signifie un danseur, un sauteur, un saltiml)anque qui exerce son métier sur les places puhliques. Du latin bnllare, danser : d'où aussi l»al.
Balai, du celtique balanier, genêt, ou du latin beluta, houleau.
En provençal escoube, d'où écouvillon.
Non, et le deust-oii vif brusler Comme un chevaucher d'escouvettes.
l'Vii.i.o.N, (h\ Trstninent, 54.)
(Non, ciuand on devrait le l)rùler vif comme un sorcier.)
— Les Précieuses appelaient un halai : l'instrument de propreté.
— Je ne vous reconduis pas, le halai est cassé : c'est-à-dire je ne puis vous renvoyer à coups de manch'e à halai.
— Elle a rôti le halai, se dit d'une femme qui a mené une vie dél)auchée.
Vieille sorcière qui a connu les immondes déhauches du sahhat. Celles qui fréquentaient le sahhat devaient s'y rendre à cheval sur un l)alai, dont elles tenaient la tête entre leurs mains. Ensuite le lialai était l)rùlé, ou rôti, dans un grand brasier destiné à faire bouillir la marmite des maléfices.
Balance, du latin bis, deux, lanx, bassin ou plateau : d'où l)alancer, imiter les mouvements des plateaux d'une balance.
L'antiquité de la balance est attestée par sa présence dans le Zodiaque.
La mythologie en fait un des altrilnits de la justice.
Baleine, du latin balœna, grec ballô, lancer.
Dans saint Mathieu (Xll, 40), on lit que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre de la haleine. Le mot du texte, cefi, signifie un grand poisson en général, du genre des baleines, dont la science a fait cétacé.
M. de Sacy, dans son commentaire sur Jonas. dit qu'on croit que les baleines ont le gosier trop étroit pour avaler un homme entier.