‹ Dictionnaire de locutions proverbialesChapitre 92 sur 336 · BRI · texte numérisé non relu

BRI

Rabelais emploie aussi le ternie chiabrena, qui est encore plus ordurier que burlesque, et qui se comprend sans commentaire...

De hreneux; on avait fait « Clos-Bruneau ». A Paris, chacun y allait faire ses ordures.

Bretelles, de breltc, bâton qui seiM à porter: ou deù?'achiani, bras, parce qu'on disait autrefois hraclielle {l).

Le peuple prononce bertelle: qu'on pourrait rapprocher de l'italien bertola, liesace suspendue à l'épaule, par devant et par derrière.

— Il en a par dessus les bretelles : il est enfariné jusqu'au cou dans une mauvaise alïaire.

Brigand, de brhjantes, peuples d'Hibernie, qui, sous l'Empire romain, ravageaient la Bretagne.

D'où brlgantin, petit navire armé en corsaire.

— Ou du celtique brlfja, d'où brigade.

— En 13o6, pendant la captivité du roi Jean, la ville de Paris forma une compagnie de soldats qui furent appelés « l)rigands », parce qu'ils portaient un hauliergeou, ou cotte de mailles, nommée « brigandine », arme défensive fort usitée à cette époque. Comme ces soldats commirent beaucoup de désordres, on donna depuis le nom de « brigands » à tous les grands malfaiteurs, voleurs de grands chemins, malandrins, etc.

C'est ainsi qu'en latin le mot lalro, qui, dans l'origine, signiliait soldat, garde du corps, servit ensuite à désigner un voleur, parce que les soldats commettaient beaucoup d'exactions et d'al)us.

— Quand je dis ])rigand, je l'appelle par son nom : c'est la seule chose qu'il n'ait pas volée. (A. Dumas.)

Le brigandage est une forme violente de la misère. (V. Hugo )

Brindisi, air, chanson à boire, chœur de buveurs. De brlnde, coup que l'on boit à la santé de quelqu'un. De là : il est dans les brindezingues (ivre).

Bringue, cheval mal conformé, et, par extension, femme mal faite.

Brioche, s'appelle ainsi du nom du pâtissier qui l'a inveùtée. Peut-être d'un verbe brier, doublet de broyer (?).

— Faire une brioche, une l)Oulette : une bévue. Cette locution vient de ce que, à l'.époque de la création de l'Opéra de Paris, les musiciens de l'orchestre condamnaient à une amende ceux d'entre

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