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CŒUR. PATHOLOGIE ! DIVISIONS

De ces trois objets, le premier a été présenté avec tous les développements convenables dans la partie anatomique et physiologique de cet article, par notre collaborateur Luton. Nous y renvoyons pour tout ce qui a trait à l’examen du cœur dans les conditions normales; le second, ou la séméiologie du cœur, comprend une loule de notions qui 11e peuvent être entièrement séparées de l’exposé des méthodes générales d’exploration auxquelles elles ressortissent. C’est ainsi, par exemple, qu’à l’article Auscultation, un chapitre spécial a été consacré à l’auscultation du cœur ; il en sera de même pour les articles Palpation, Percussion, Pouls, etc. Nous 11e pourrions, sans faire double emploi, répéter ici ce qui se trouve exposé tout au long dans l’histoire particulière des différents symptômes. Comme il y aurait pourtant un réel inconvénient à scinder complètement un faisceau de signes qui forment un ensemble très-naturel, nous réunirons, dans le chapitre consacré aux règles à suivre dans l’examen du cœur, tout ce qu’il est indispensable d’en connaître pour procéder avec fruit à l’étude des maladies du cœur en particulier.

Arrivant enfin à ce troisième point qui constitue la pathologie spéciale du cœur, nous nous trouvons avoir à faire encore quelques grandes éliminations. Ainsi nous rencontrons tout d’abord un premier groupe formé par les affections du péricarde, au milieu desquelles la péricardite mérite la première place par son importance. Il v a tout avantage à renvoyer l’étude de ces affections au mot Péricarde.

Quant aux maladies de la substance charnue du cœur ou myocarde, elles rentrent toutes, sans exception, dans notre sujet.

Il en est incontestablement de même des maladies de l’endocarde, dont l’histoire est en grande partie absorbée par celle de l’endocardite. Cependant on peut se placer ici à deux points de vue très-différents. On peut envisager l’endocardite en elle-même, en tant que phlegmasie, dans ses formes aiguës et chroniques, abstraction faite des conséquences qu’elle est susceptible d’entraîner après elle; ou bien, acceptant le fait anatomique une fois constitué, prenant l’endocardite toute faite en quelque sorte, on peut étudier les modifications consécutives qui en résultent pour la texture du cœur et pour le mécanisme de la circulation, et, pardessus tout, les lésions d’orifices. Sans doute ces deux points de vue se touchent de très-près et présentent entre eux la même connexion qui existe entre la cause et l’effet. Il est cependant très-facile, en pratique, de les séparer, et la preuve, c’est que dans la plupart de nos traités de pathologie interne, on décrit l’endocardite parmi les inflammations, tandis que l’histoire des lésions d’orifices se trouve rejetée dans la classe des altérations organiques. En présence des développements considérables pris dans ces dernières années par l'histoire de l’endocardite, et notamment des formes infectieuses qui la font participer, à certains égards, au caractère des maladies générales, il nous a paru convenable de réserver l’endocardite pour un article spécial. Nous avouons, sans aucun embarras, que cette séparation est tout à fait artificielle. Il nous suifit de dire pour la légitimer que, grâce à elle, l’article que l’on va lire nous paraît devoir

être plus homogène et répondre mieux à l’idée qui se présente à l’esprit de tous les praticiens, lorsqu’on parle, d’une façon générale, des maladies du cœur.

Les anomalies nous ont semblé trouver leur place la plus naturelle à la suite du chapitre consacré à l’anatomie et à la physiologie normale (voij. p. 525).

Quant aux névroses du cœur, on range sous ce nom des choses assez disparates : ainsi l’on y comprend quelquefois la maladie de Basedow. C’est évidemment là un obus de langage : les phénomènes cardiaques que l’on y rencontre rentrent dans un ensemble symptomatique qui sera décrit à l’article Goître. — L’angine de poitrine serait plus légitimement de notre ressort. Elle a été l’objet d’un article spécial (voij. t. Il, p. 489). Notre chapitre des névroses cardiaques pourra donc être extrêmement bref.

En résumé, le présent article comprendra :

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