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PATHOLOGIE : DIVISIONS

première. Il n'est peut-être pas inutile de le rappeler dans un temps où l’on est un peu trop enclin à l’oublier. Ces dernières années nous ont apporté des progrès considérables dans l’emploi des méthodes exactes d’observation. L’usage des tracés graphiques, longtemps réservé aux études de physiologie pure, à pu, grâce aux ingénieuses recherches de Murry, pénétrer dans la clinique, et tend à se généraliser de jour en jour. Déjà d’importants résultats ont été obtenus, et il est permis d’en attendre de plus importants encore, à la condition que la nouvelle méthode ne fasse pas oublier les autres, et ne détourne pas les esprits de l’observation médicale proprement dite.

üi visions. — Quelques mots sont nécessaires pour expliquer le but de cet article et les principales divisions que nous nous proposons d’y adopter.

Un article de dictionnaire n’est pas et ne doit pas être une monographie. Ce qu’on y cherche, ce n’est point, ainsi que dans les traités généraux et dans les ouvrages de clinique, le nombre et la variété des observations particulières, la richesse des détails, la multiplicité des preuves, l’histoire et la critique approfondie des diverses opinions qui se sont, produites à des époques successives; c’est un résumé succinct et méthodique de l’état présent de la science, une exposition rapide sans cesser d’être complète, et plutôt pratique que doctrinale, de ce que l’on peut considérer comme définitivement acquis; plus de faits, en un mot, que de discussions.

Mais ce n’est point seulement par la forme, c’est aussi par le contenu, que se caractérise un travail de ce genre. L’ordre alphabétique a certaines exigences, atténuées il est vrai, dans une large mesure, par le plan général qui préside à la rédaction de cet ouvrage, mais avec lesquelles il faut nécessairement compter, et que l’on ne pourrait même éluder impunément. Un traité des maladies du cœur, à quelque point de vue qu’il se place d’ailleurs, envisage en général trois objets bien distincts : \" l’étude de l’organe à l’état normal et plus particulièrement les considérations de volume, de forme, de siège, et les résultats auxquels conduisent les procédés physiques d’examen, la palpation, la percussion, l’auscultation, bref, tout ce que l’on pourrait appeler la séméiologie physiologique; 2° l’exposition des symptômes communs qui peuvent se rencontrer dans toutes les maladies du cœur, l’appréciation des ces symptômes en euxmêmes et de leur valeur propre, ainsi que les déductions cliniques qui s’y rattachent, en d’autres termes, la séméiologie pathologique; 5° l’histoire particulière des différentes maladies du cœur, inflammation, dégénérescences organiques, etc. On peut, pour cette histoire, adopter tel ordre que l’on juge le plus convenable; le plus commode, et de beaucoup le plus usité, c’est d’étudier successivement les maladies de l’enveloppe externe du cœur, ou du péricarde, celles de la substance musculaire qui constitue fondamentalement le cœur proprement dit, celles enfin de la membrane interne ou endocarde, en y ajoutant les productions accidentelles qui peuvent prendre naissance dans les cavités cardiaques. Accessoirement, on étudie les anomalies congénitales et les névroses du cœur»

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