ARTHRITISME
A recevoir. — 1° Tout proposant non entaché d'arthrilisme, mais né de parents ayant eu des manifestations arthritiques légères ou graves.
i" Tout proposant arthritique, à la condition qu'il ne présente que des manifestations sans importance.
ARTIIRITISME
A recevoir avec réserves. — Tout proposant atteint de manifestations arthritiques bénignes, s'il est né de père et mère gravement entachés d'arlhritisme et si ses plus proches parents (frères, sœurs, oncles ou tantes) en sont également atteints.
A refuser. — Tout proposant atteint de manifestations arthritiques graves.
OBSERVATIONS
L'hérédité joue un rôle immense dans l'arthritisme. Il faut donc rechercher avec le plus grand soin les nombreuses manifestations de cet état constitutionnel chez tous les sujets dont- les parents ont été ou sont arthritiques.
L'arthritisme héréditaire se manifeste de bonne heure, vers l'âge de IS à 20 ans ; toutefois, certaines formes graves, comme le diabète, ne se montrent guère qu'à partir de 40 ou 45 ans. Au delà de 50 ans, l'arthritisme héréditaire n'est plus à craindre.
Comme l'arthritisme est le résultat du ralentissement de la nutrition, on conçoit aisément que ses limites doivent être très vagues. Aussi le nombre des arthritiques est-il considérable; on ne peut les refuser tous, car, dans ce cas, on n'accepterait pour ainsi
dire personne.
L'admission doit être la règle pour les mamfestations bénignes, et le refus pour les manifestations graves. Parmi les premières on peut citer : les douleurs musculaires vagues (torticolis, lumbagos), les
ASCITE — ASPUYXIh:
migraines, les névralgies, l'eczéma léger et limité, la calvitie, les arthritides superficielles et fugaces, l'arthrite sèche légère et sans complication cardiaque, etc.; parmi les secondes: la goutte, le rhumatisme articulaire aigu ou chronique, l'asthme, les lithiases biliaire et urinaire, le diabète, etc..
ASCITE
A refuser.
OBSERVATIONS
L'ascite est une affection qui relève toujours d'une altération grave de la santé ; elle n'est donc compatible dans aucun cas avec l'assurance sur la vie, même si elle est guérie en apparence.
Lorsque le médecin est amené à soupçonner l'existence d'une ascite antérieure chez un proposant, il doit l'interroger à ce sujet, l'examiner avec le plus grand soin, et rechercher s'il n'existe pas sur l'abdomen une ou plusieurs traces révélatrices de ponction.
Quant à ceux qui sont atteints d'ascite, il ne peut en être question ici, car il leur est impossible de songer à s'assurer.
ASPHYXIE LOCALE DES EXTRÉMITÉS de Maurice Raynaud.
(GANGRÈNE SYMÉTRIQUE DES EXTRÉMrrÉs)
A recevoir Tout proposant du sexe mascu-
ASPnVXlE LOCALE DES EXTRÉMITÉS
in, âgé de plus de 40 ans, guéri depuis longtemps d'une légère atteinte d'asphyxie locale des extrémités.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant âgé de 2o à 30 ans, s'il s'agit d'un homme, et de 33 à 40 ans, s'il s'agit d'une femme, guéri depuis longtemps d'une atteinte d'asphyxie locale des extrémités, avec ou sans gangrène consécutive.
OBSERVATIONS
En général, on peut recevoir tous les sujets qui .ont été atteints d'asphyxie locale des extrémités, car cette maladie se termine presque toujours par la guérison, même lorsqu'elle s'accompagne de gangrène. Cependant, il est prudent de formuler des réserves à cause delà fréquence des récidives.
Celte maladie est beaucoup plus commune chez la femme que chez l'homme ; la sévérité du médecin doit donc varier suivant le sexe du proposant. L'âge joue aussi un rôle important : c'est entre 23 et 30 ans que s'observe le plus grand nombre de cas ; passé 33 et surtout 40 ans, l'asphyxie locale des extrémités devient exceptionnelle.
Le froid, l'impaludisme, le nervosisme, sont autant de causes prédisposantes.
Quant aux proposants qui souffrent de crises d asphyxie au moment môme de l'examen médical, il faut ajourner ceux qui ont de la gangrène, et laisser à la compagnie d'assurances la liberté d'accepter ou
ASTnMK
d'ajourner ceux qui n'ent ont pas, en exposant le pour et le contre dans le rapport.
— Voir l'article : Gangrène,