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NÉCROSE

OBSERVATIONS

Le pronostic de la nécrose est bénin ou très grave, suivant les cas.

Cependant, toute nécrose déclarée dans le passé pathologique d'un proposant, doit être considérée, en principe, comme un motif d'exclusion. Mais elle peut être acceptée si elle a été légère et traumatique, si elle n'a pas laissé de traces importantes et si l'état général du sujet est excellent.

Quant aux nécroses qui sont dues à des causes internes (ostéo-myélite des adolescents, tuberculose osseuse, carie, syphilis, fièvres graves, intoxication phosphorée, etc.), elles doivent être considérées comme des plus graves.

NÉPHRÉTIQUES (Coliques).

Voir l'article : Lithiase urinaire.

NÉPHRITES

A recevoir. — Tout proposant sain, issu de parents morts de néphrite.

A recevoir avec réserves. — Tout proposant guéri depuis longtemps d'une néphrite aiguë a frigore ou due à une fièvre toxique grave.

A refuser. — 1° Tout proposant atteint d'une

néphrite chronique.

2" Tout proposant graveleux, guéri d'une néphrite

aiguë.

Tout proposant atteint de pyélite calculeuse ou de pyélo-néphrite.

OBSERVATIONS

L'hérédité similaire des néphrites est exceptionnelle Par contre, les causes premières du mal de Bri-ht (goutte, alcoolisme, athéromasie, tuberculose, scrofule, etc..) sont transmissibles au plus haut

degré. ^ .

Les néphrites aiguës et chroniques sont incompatibles avec les Assurances sur la vie. Cependanl, le médecin peut accepter tout proposant guéri depuis nombre d'années d'une néphrite aiguë, survenue a la

NÉPHRITES

suite d'un refroidissement ou dans le cours d'une fièvre toxique grave.

Les mêmes observations sont applicables à la pyélonéphrite et aux abcès péri-néphrétiques.

L'inflammation suppurative de la muqueuse des bassinets et des calices s'observe plus souvent chez l'homme que chez la femme, et chez le vieillard que chez l'adulte.

Gomme la lithiase urinaire est sa cause la plus fréquente, son pronostic est assez grave pour imposer toujours le refus. Seule, la pyélite aiguë, survenue sous l'influence d'une maladie générale ou d'une inflammation de l'urèthre, peut être acceptée si elle est guérie depuis longtemps.

L'inflammation du tissu cellulo-adipeux qui entoure le rein, doit toujours entraîner le refus pour un proposant.

Toutes les péri-néphrites secondaires, et en particulier celles qui sont le résultat d'une pyélo-néphrite calculeuse, sont très graves. Les péri-néphrites primitives dues à un coup de froid ou à un traumatisme sont moins se'rieuses et peuvent, dans quelques cas exceptionnels, être acceptées si la guérison est radicale.

Toutes ces affections rénales, caractérisées par des symptômes spéciaux qui permettent de les diagnostiquer, nécessitent l'examen des urines. L'albuminurie peut être considérée comme un signe presque pathognomonique de l'existence d'une néphrite.

Dans la néphrite épithéliale, les urines sont très albumineuses et le malade a de l'anasarque.

NÉPHRITES

Dans la néphrite interstitielle, le malade, au contraire, a peu d'anasarque et peu d'albumine. Les urines sont très abondantes ; enfin le ventricule gauche, généralement hypertrophié, permet d'entendre à la pointe, un bruit de galop spécial.

Dans la dégénérescence amyloïde, le malade cachectique a peu d'anasarque. Les urines d'abord pâles et abondantes deviennentensuite rouges, rares, albumineuses ; souvent elles renferment des corpuscules amyloïdes.

Exceptionnellement, les néphrites peuvent ne pas s'accompagner d'albuminurie. Dans ces cas le diagnostic en est assez délicat; toutefois, l'examen ophtalmoscopique qui permet de constater l'existence d'une rétinite albuminurique caractéristique, et certains symptômes tels que des bourdonnements d'oreille, des démangeaisons, une sensation de doigt mort, des mictions nocturnes répétées, de la sensibilité au froid, des céphalées et de l'oppression, peuvent permettre au médecin de reconnaître l'existence d'un mal de Bright.

L'analyse des urines des sujets atteints de dégénérescence amyloïde ne donne aucune indication précise. Les urines renferment un peu d'albumine et parfois des cylindres auxquels sont attachées des cellules épithéliales extrêmement brillantes.

Si on traite le sédiment, placé sous le microscope, par une solution aqueuse d'iode et d'iodure de potassium ayant une coloration de vin de Xérès foncé, les cylindres se teignent en jaune pâle, tandis que les cellules prennent une coloration acajou ou rouge

NÉPHRITES

brun vif. Par l'addition d'une seule goutte d'acide sulfurique, ces cellules prennent une teinte violet sale, légèrement bleutée.

Dans la pyélite, les urines sont visqueuses, purulentes et chargées de cristaux do phosphate ammoniaco-magnésiens. Le pus s'écoule pendant toute la durée de la miction.

Mais ces signes ne sont pas caractéristiques, car ils s'observent également dans la cystite. Ils acquièrent cependant une réelle valeur, s'ils coexistent avec une douleur lombaire bien nette, et peuvent-étre attribués sans aucun doute à la pyélite, si le microscope permet de constater dans l'urine la présence de l'épithélium stratifié du bassinet. Ces cellules ont un véritable caractère pathognomonique ; elles sont reconnaissables à leur petit volume, à leur forme ronde ou ovale avec noyau volumineux, et à leur groupement à la façon des tuiles d'un toit.

Quant aux divers procédés d'analyse pour la recherche de l'albumine dans les urines, ils ont été décrits à l'article Albuminurie.

— C'est entre 40 et 60 ans que s'observe le plus grand nombre de décès par néphrite et mal de Bright.

La mortalité annuelle du mal de Bright est de 13 décès environ pour une population de 100,000 habitants.

— Voir les articles : Albuminurie (pour la recherche de l'albumine), Gravelle, Lithiase urinairc et Phosphaturie.

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