MORPHINISME CHRONIQUE
A recevoir avec réserves. — Tout proposant sain, radicalement guéri d'une atteinte de morphinisme chronique,
Arefuser. — Tout proposant atteint de morphinisme chronique.
MORPUIMSME CUHONIQUE
OBSERVATIONS
Le moi'phinisme est devenu aujourd'hui très fréquent, par suite de l'abus qu'on fait des injections hypodermiques de morphine.
Il s'observe dans les deux sexss, mais surtout chez les femmes nerveuses et hystériques.
La symptomatologie du morphinisme ressemble beaucoup à celle de l'alcoolisme.
Au début, il se produit des troubles digestifs : de la perte d'appétit et surtout de la répugnance pour les viandes ; mais les pituites matinales si fréquentes chez les alcooliques font défaut.
Plus tard, il survient des phénomènes nerveux : de l'irritabilité du caractère, des palpitations, de l'anesthésie avec des points d'hypéresthésie, surtout sur le rachis, des cauchemars terrifiants, des fourmillements dans les membres, des tremblements, excepté aux lèvres, de l'hébétement, de la perte des désirs sexuels et de l'aménorrhée.
Enfin, à la dernière période, il se déclare des troubles de la nutrition, de la décoloration du visage, de l'amaigrissement, des caries dentaires et des abcès multiples spontanés.
L'hérédité similaire ne s'observe pas ; mais il n'est pas rare de constater chez les ascendants des mo rphinomanes, l'alcoolisme ou une névrose quelconque.
Le pronostic du morphinisme chronique est sérieux à cause des accidents nerveux et des désordres
ASSURAN'CES. |5
2hi MYCOSIS FONGOIDE — MYDRIASE
nutrilifà mortels qui peuvent en résulter; en outre, il favorise le développement des maladies aiguës. Beaucoup de morphinomanes meurent d'érysipèle, de pneumonie et de tuberculose pulmonaire.
Ajoutons qu'il n'est pas sans intérêt pour les Compagnies d'assurances sur la vie, que le médecin s'enquiert de la maladie pour laquelle le proposant a commencé à se faire des injections de morphine. Cette maladie, dont le caractère douloureux était particulièrement important, peut fort bien être par -, elle-même un motif de refus. 1
Le morphinisme chronique peut se guérir; dans | ce cas, l'organisme ne reste plus exposé à ses consé- ; quences. Mais le médecin ne peut permettre à un ■* morphinomane guéri de s'assurer sur la vie, que s'il ^ lui paraît absolument sain et bien décidé à ne jamais \ avoir recours à ce mode thérapeutique.
MYCOSIS FONGOIDE
Voir l'article : Lymphadénie cutanée.
MYDRIASE
OBSERVATIONS
En général, les .proposants atteints de mydriase peuvent être admis à s'assurer sur la vie ; toutefois
MYÉLITES CHRONIQUES
leur admission doit être entièrement subordonnée à la cause déterminante de leur mydriase.
La mydriase appartient surtout à la paralysie de la troisième paire qui préside normalement au resserrement de la pupille et anime le muscle ciliaire.
La mydriase unilatérale doit faire songer, avant tout, k l'existence de la syphilis, car cette maladie en est la cause habituelle au moins 20 fois sur 30. Mais elle peut aussi être la conséquence de l'anémie, de l'impaludisme, delà diphtérie, du rhumatisme, d'une lésion traumatique de l'œil, d'un néoplasme intracranieu, etc..
Toute excitation du grand sympathique peut également déterminer de la mydriase : l'hystérie, l'hypochondrie, les vers intestinaux, etc..
Enfin, nous l'avons observée dans un cas d'albuminurie intermittente physiologique, fait qui n'a pas encore été signalé, du moins à notre connaissance.
Ajoutons que la mydriase peut être congénitale ou artificielle, par suite de l'usage de la belladone et de l'atropine.
Comme on le voit, la dilatation pupillaire n'impose aucune conclusion au médecin chargé d'examiner un proposant; la cause de la mydriase et l'ensemble des symptômes présentés, doivent seuls lui permettre de prendre une décision.
MYÉLITES CHRONIQUES A recevoir. — 1" Tout proposant issu de parents
MYÉLIÏÈS CURONIQUKS
morts de sclérose en plaques, âgé au moins de 40 ans et indemne de toute névrose.
2" Tout proposant issu de parents morts de tabès dorsal, âgé au moins de 40 ans et indemne de toute névrose.
A refuser. — Tout proposant atteint de myélite chronique, même si elle semble guérie.
OBSERVATIONS
Les myélites chroniques ont une évolution lente, mais qui ne rétrograde jamais ; de plus, elles exposent ceux qui en sont atteints à de redoutables complications.
Les Compagnies d'assurances sur la vie ne peuvent donc accepter aucun proposant frappé de myélite.
Les principales myélites chroniques sont : l'ataxie locomotrice ou la sclérose des cordons postérieurs, la sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Gharcot, le tabès dorsal .spasmodique ou l'épilepsie spinale, l'atrophie musculaire progressive, la sclérose en plaques et les myélites chroniques diffuses.
La plupart de ces maladies sont décrites à des articles spéciaux.
Le tabès dorsal spasmodique a une durée de 10 à 15 ans ; la mort par phtisie pulmonaire est sa terminaison habituelle. Il est plus fréquent chez l'homme que chez la femme et s'observe principalement de 30 à 40 ans.
MYÉLOPLAXE — MYOCARDITE
La sclérose en plaques dure de 6 à 10 ans ; la mort est sa terminaison constante. Elle se voit plus souvent chez la femme que chez l'homme et arrive vers 20 à 2S ans. L'hérédité ne semble pas avoir un rôle bien caractérise' sur son développement.
Les myélites chroniques diffuses durent peu ou bien restent stationnaires pendant des années. Elles sont très graves. L'hérédité, la syphilis et la goutte sont ses trois principaux facteurs étiologiques.
Quant aux myélites aiguës, elles ne présentent point d'intérêt pour les Compagnies d'assurances sur la vie, car elles sont toujours mortelles ou laissent à leur suite des infirmités incurables. D'ailleurs, quelques-unes, comme la paralysie atrophique de l'enfance et la paralysie spinale aiguë de l'adulte, se déclarent bien avant l'âge auquel on peut s'assurer.
— Voir les articles : Ataxie locomotrice, Atrophie musculaire progressive et Maladie de Charcot.
MYÉLOPLAXES
A refa.«ier.
— Voir l'article : Sarcomes.
MYOCARDITE
A refuser.
OBSERVATIONS
La myocardite est une affection mortelle. Elle
MYOMK — MYOSIS
termine par la rupture du cœur, une syncope, des complications pulmonaires ou par asystolie.
MYOME
A refuser.
OBSERVATIONS
Les myomes s'observent surtout à l'utérus.
Leur gravité est due uniquement à la compression qu'ils exercent sur les organes voisins, et à leur tendance constante à s'accroître. L'hystérectomie qu'ils nécessitent est une opération très grave.
Ils ne sont jamais malins, ne récidivent et ne se généralisent pas.
— Voir l'article : Tumeurs.
MYOSIS
OBSERVATIONS
En général, les proposants atteints de myosis peuvent être admis par les Compagnies d'assurances sur la vie, à moins que la cause déterminante de (c phénomène ne soit elle-même un motif de refus.
Le myosis est dû à un spasme de l'accommodation, aussi est-il fréquent chez les hypermétropes;
Il peut être congénital, physiologique ou palh(.logique.
MYXOEDÈME
Ainsi, le resserrement pupillaire s'observe dans l'alaxie locomotrice, l'hystérie, les fièvres graves, dans toutes les maladies inflammatoires de l'œil, mais surtout dans celles de l'iris, enfin dans les em poisonnements par le tabac, l'opium, la digitale, l'ergot de seigle et surtout la fève de Galabar et son principe actif l'esérine.
C'est à la recherche de ces diverses maladies que le médecin examinateur doit apporter tous ses soins.
MYXŒDÈME
A pefaser.
OBSERVATIONS
Le myxœdène est une maladie de l'âge adulte. 11 s'observe aussi bien chez l'homme que chez la femme et coexiste souvent avec le crétinisme.
Extrêmement rare, cette affection est caractérisée par des déformations considérables du corps qui consistent en un œdème dur et résistant de couleur porcelainique. La face, au contraire, est couverte de plaques rosées d'un aspect tout à fait particulier, et les lèvres sont cyanosées.
Ajoutons que les myxœdémateux sont tristes et comme plongés dans la torpeur. Ils ont froid, leur température centrale ne s'élève qu'à 36° et parfois même qu'à 34°, 4.
MYXOME
La mort est fatale, mais elle n'arrive que très progressivement.
MYXOME
A refuser.
OBSERVATIONS
Toutes les variétés de myxomes ou myxosarcomes (myxome pur, inyxonie élastique, myxome lipomateux, myxome télangiectasique, myxome kystique, myxome fibreux, myxome cartilagineux) sont incompatibles avec les Assurances sur la vie.
En réalité, les myxomes sont le plus généralement bénins, mais ils peuvent récidiver, se généraliser et, dans quelques cas, acquérir une certaine malignité.
Les polypes muqueux des fosses nasales et surtout ceux de l'utérus peuvent cependant être acceptés par le médecin examinateur, mais à la condition qu'ils aient été opérés. Les polypes muqueux du nez peuvent récidiver ; ceux de l'utérus ne récidivent jamais; il importe donc de formuler des réserves pour les premiers.
— Voir les articles : Polypes et Tumeurs.