NÉVRO-RÉTINITE
A refuser.
OBSERVATIONS
La névro-rétinite a une grande importance au point de vue des Assurances sur la vie, car cette affection permet presque toujours de prévoir une lésion cérébrale ou médullaire grave.
La nevro-rétinite reconnaît, en effet, deux ordres de causes : des causes cérébrales et des causes médullaires.
Parmi les causes cérébrales, il faut noter surtout les tumeurs de la base c'est-à-dire celles qui compriment directement le chiasma (exostoses, sarcomes, syphilomes, tubercules), la méningite tuberculeuse ou méningite de la base, puis tous les traumatismes
crâniens, les tumeurs de l'orbite, le ramollissement cérébral, tous les épanchements cérébraux et la paralysie générale.
Parmi les causes médullaires, il faut citer l'ataxie locomotrice, la myélite chronique des cordons latéraux, les traumatismesdu rachis, le mal de Pott. Ces causes sont les plus fréquentes; elles figurent pour une proportion de 30 p. 100 au moins.
Certains empoisonnements, l'alcoolisme, le tabagisme et le saturnisme peuvent amener de la névrorélinite.
Enfin, l'hérédité a également une influence prépondérante sur le développement de cette maladie.
Le sexe masculin et l'âge adulte y sont tout particulièrement exposés.
Le diagnostic de la cause de la nevro-rétinile est souvent difficile; aussi imporle-t-il de pouvoir la reconnaître au moyen de l'ophtalmoscope.
A l'état normal, on le sait, la papille a l'apparence d'un ovale à contours très nets, légèrement cupu. iiforme au centre et de couleur rosée par suite des vaisseaux propres contenus dans l'épaisseur du nerf optique. Deux veines et une artère plus mince la coupent en X.
Lorsqu'il existe unenevro-rétinite, la papille paraît tuméfiée et ses contours sont elTacés par un exsudât gris rougeâtre. Les vaisseaux du centre, surtout les veines, sont impossibles à suivre dans leur trajet à cause de leur pénétration dans l'épaisseur de la papille; ils semblent comme coupés par place. Au terme final de la lésion, la papille qui avait déjà
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perdu sa transparence, cesse de laisser voir ses vaisseaux propres devenus filiformes; elle perd sa teinte rosée normale pour prendre un aspect blanc, crayeux, nacré : c'est l'alrophie papillairc qui commence.
La névro-rétinite implique évidemment le refus le plus absolu.
Toutefois, le médecin peut laisser toute liberté d'agir à la Compagnie d'assurances sur la vie qu'il représente, lorsque le proposant est atteint de névrorétinite par suite d'alcoolisme, de tabagisme ou de saturnisme. Mais il est évident que ces empoisonnements ne doivent présenter aucune gravité par euxmêmes, que le malade doit faire le serment le plus formel de renoncer pour jamais à s'intoxiquer et que le médecin doit décliner toute responsabilité d'avenir.