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NODOSITÉS DES DOIGTS

OBSERVATIONS

Les nodosités des articulations phalango-phalanginiennes des doigts, caractérisées par un élargisse-

NODOSITÉS d'hÉBERDEN

ment de la base de la deuxième phalange, sont un excellent signe diagnostique de la dilatation de l'estomac.

Les quatre doigts des deux mains peuvent être atteints; de même, les deuxièmes articulations des orteils.

11 est important de procéder à leur recherche chaque fois qu'un proposant se plaint de dyspepsie. Mais il faut savoir les différencier d'avec les nodosités d'Héberden, qui siègent toujours à la troisième articulation et y forment deux nodules latéraux. ■ — Voir les articles : Dilatation de VEstomac et Nodosités d' Héberden.

NODOSITÉS D'HÉBERDEN

OBSERVATIONS

Les nodosités d'Héberden consistent dans la présence d'un nodule de chaque côté de la jointure de. la troisième articulation des doigts.

Cette forme du rhumatisme chronique est la moins grave, à cause de sa localisation.

Si ces nodosités ne sont pas accompagnées de troubles viscéraux, les proposants peuvent être admis à s'assurer sur la vie.

D'ailleurs, les nodosités d'Héberden ne peuvent servir au médecin examinateur que pour constater l'existence de l'état rhumatismal. Les proposants

NYSTAGMUS

sont alors soumis aux lois qui régissent cette diathèse.

— Voir les articles : Arthritisme, Nodosités des doigts et Rhumatismes.

NYSTAGMUS

A reccA'oïr avec réserves. — 1° Tout proposant sain, atteint de nystagmus idiopathique.

2" Tout proposant sain , atteint de nystagmus consécutif à une lésion bénigne des yeux : albinisme, troubles de la réfraction, etc..

A refuser. — Tout proposant atteint de nystagmus symptomatique d'une lésion de l'encéphale, de la moelle allongée, d'une sclérose en plaques disséminées, etc..

OBSERVATIONS

Le nystagmus ou la chorée rythmique de l'œil est une affection peu commune; on en rencontre à peine 1 cas sur 600 individus. Le médecin est donc exceptionnellement appelé à l'observer.

Néanmoins, l'importance du nystagmus est assez grande, car il est rare qu'il soit idiopathique; le plus souvent il résulte d'une maladie des yeux (troubles de la réfraction, strabisme, albinisme, cataracte congénitale, rétinite pigmentaire, atrophie des nerfs optiques, etc.), d'un processus encéphalique (ra-

NYSTAGMUS

mollissément, hémorrhagie, traumalismes, etc..) et, dans la moitié des cas, d'une sclérose en plaques disséminées.

Le nystagmus idiopalhique ne s'observe que chez les sujets nerveux, issus de parents également nerveux. En général, il va toujours en s'améliorant.

— Comme on le voit, le médecin de Compagnies d'assurances sur la vie ne peut recevoir ou refuser les proposants atteints de nystagmus, qu'après en avoir diagnostiqué la cause. S'il croit devoir conclure à un cas de nystagmus idiopathique, il peut proposer l'acceptation de l'Assurance, mais il doit formuler des réserves en raison de la possibilité d'une erreur de diagnostic.

OBÉSITÉ

A recevoir. — Tout proposant sain et soucieux de sa santé, atteint d'obésité dégagée de toutes complications diatliésiques.

A recevoir avec l'éserves. — 1" Tout proposant anémique, pâle et à peau flasque, atteint d'obésité dégagée de toutes complications diatliésiques.

2" Tout proposant atteint d'obésité compliquée d'azoturie légère.

A refuser. — 1" Tout proposant issu de parents obèses, atteint d'obésité depuis la jeunesse ou l'adolescence.

2" Tout proposant atteint d'obésité compliquée d'une afl"ection arthritique grave : diabète, gravelle, lithiase biliaire, goutte, albuminurie, etc..

3'^ Tout proposant atteint d'obésité compliquée d'anémie intense, consécutive à des hémorrhagies nasales ou intestinales (hémorrhoïdes), ou à un flux diarrhéique répété et abondant.

4° Tout proposant atteint d'obésité compliquée d'azoturie intense.

OBÉSITÉ

0° Tout proposant obèse, atteint de troubles viscéraux dus à la surcharge graisseuse, surtout à la transformation scléro-graisseuse du cœur.

OBSERVATIONS

L'obésité a une grande importance au point de vue des Assurances sur la vie, d'abord comme hérédité, ensuite comme signe révélateur d'un état dia- Ihésique pouvant engendrer d'autres maladies et leur apporter un élément d'aggravation souvent mortel.

Due à une insuffisance des oxydations, l'obésité est héréditaire au même titre que toutes les maladies par ralentissement de la nutrition, et peut se combiner à elles sous les formes les plus variées.

L'hérédité est aussi fréquemment similaire que dissemblable ; en d'autres termes, dans la moitié des cas on observe l'obésité chez les parents des obèses, et dans l'autre moitié on rencontre, soit le rhumatisme, la goutte, l'asthme (28 p. 100), soit la gravelle, le diabète, les affections cardiaques, la migraine (12 p. 100), soit, mais à un degré moins élevé, la tuberculose, la pierre, la lithiase biUaire (S p. 100), la névralgie, l'eczéma, l'albuminurie, la dyspepsie, l'hystérie et la scrofule (2 p. 100).

Quant aux maladies qui peuvent s'associer à l'obésité, elles sont très nombreuses et variables comme gravité. C'est d'abord la migraine, le rhumatisme musculaire (lumbago) et le rhumatisme articulaire aigu (39 p. 100), puis les névralgies (faciale, scia-

OBÉSITÉ

tique), le diabète sucré, le rhumatisme articulaire chronique, la dyspepsie, l'eczéma, la gravelle urique et la lithiase biliaire (14 p. 100), enfin les an'ections cardiaques, les hémorrhoïdes, l'hystérie, l'albuminurie, la goutte, l'urticaire, la scrofule, l'asthme, la bronchite chronique, les maladies de la peau et les hémorrhagies fluxionnaires (3 p. 100).

Il importe de bien connaître toutes ces combinaisons pathologiques, car c'est d'après elles que le médecin examinateur doit juger s'il peut accepter ou refuser l'Assurance proposée.

L'obésité peut être un danger rien que par la gène qu'elle peut apporter dans le fonctionnement régulier des organes. Il est donc nécessaire d'examiner avec soin tous les systèmes les uns après les autres, et avant tout le système circulatoire, car l'athéromasie et la transformation scléro-graisseuse du cœur s'observent souvent chez les obèses. Les dégénérescences graisseuses du foie ou des reins sont également très fréquentes.

Enfin, beaucoup d'obèses sont anémiques, c'est-àdire décolorés, sujets à des faiblesses, à des palpitations et à de l'essoufflement. Cette anémie mérite une note spéciale, car elle n'est pas produite par une diminution des globules sanguins qui dépassent généralement 5,500,000 par millimètre cube ; elle résulte d'une diminution de la partie aqueuse du sang éliminée par les émonctoires, sous l'influence de la compression exercée par la graisse exubérante sur les organes.

Pour bien juger du degré d'obésité d'un individu,

OBÉSITÉ

il faut toujours comparer son poids à sa taille. Etant donne' que chez un adulte sain, le poids normal du tissu adipeux est environ de deux ou trois kilogrammes, on peut facilement, en retranchant ce chiffre du poids moyen du corps, connaître à peu près la quantité de graisse dont il est atteint.

Quételet et Hutchinson ont publié des tableaux très complets et presque identiques sur cette question ; en prenant les moyennes de l'un et de l'autre, on obtient les chiffres suivants :

Pour une taille de 1™,50 à 'l<"fib le poids moy. doitôtre de 52i',80

Im.oS à lm,60 — 56k, 85

lm,60 à 1™,65 — 621^,48

l'n,65 à lm,70 — 6511,58

lm,70 à lm,75 — 70lsl9

lm,75 à lm,80 — 76'',24

l^.SS à l^.gO — 90l',06

Ajoutons enfin, que l'analyse des urines est nécessaire, non seulement pour rechercher le sucre et l'albumine, mais aussi pour connaître la quantité d'urée éliminée en 24 heures.

L'anazoturie est la règle chez presque tous les obèses ; quelques-uns seulement sont atteints d'azoturie.

Il est évident que les obèses anazoturiques doivent être considérés comme moins mauvais pour les Compagnies d'assurances sur la vie, que les obèses azoturiques.

Quant à l'influence du sexe sur l'obésité, elle est

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