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PARALYSIE GÉNÉRALE

A recevoir. - Tout proposant issu de parents morts de paralysie générale, à la condition qu'il soit exempt de névrose et âgé de plus de oO ans si c'est un homme, et de 30 ans si c'est une femme.

A recevoir avec réserves. — Tout proposant du sexe masculin, exempt de névrose, mais issu de parents morts de paralysie et âgé seulement de 20 à 40 ans.

A refuser. - 1° Tout proposant atteint ou paraissant être atteint de paralysie générale.

2*^ Tout proposant névrosé, rhumatisant ou syphilitique, issu de parents morts de paralysie générale et entouré de frères, sœurs, oncles ou tantes atteints de paralysie générale ou d'une vésanie analogue.

OBSERVATIONS

L'hérédité joue un rôle capital dans l'étiologie de la paralysie générale. Elle s'observe dans le tiers des cas et peut être directe ou dissemblable, c'est-à-dire succéder à dci vésanies analogues.

Dans les autres cas, elle est due aux excès alcooliques, vénériens ou de travail, ou bien à la syphilis et au rhumatisme.

La paralysie générale arrive vers 30 ou 40 ans ; à partir de 50 ans, elle est exceptionnelle.

PARAPLÉGIES ^O::

L'homme y estbeaucoup plus exposé que la femme ; il convient donc, toutes choses égales d'ailleurs, detre moins sévère pour l'assurance proposée par une femme que pour celle proposée par un homme.

La paralysie générale a une évolution progressive fatale ; la mort survient en dix-huit mois, deux ou trois ans.

Les proposants atteints de paralysie générale ou prédisposés k cette maladie, soit par hérédité, soit par constitution, doivent être impitoyablement refusés par les compagnies d'assurances sur la vie.

Il importe donc que le -médecin sache reconnaître la paralysie générale dès son début , quelque insidieux qu'il soit. Les paralytiques commencent par avoir des idées d'ambition, de l'hypochondrie, des troubles de la motilité des membres inférieurs, de l'inégalité des pupilles ; plus tard, ils ont de la gène de la parole qui devient lente, pâteuse et saccadée, du tremblement fibriliaire de la langue et des lèvres, et de l'amnésie. Souvent, enfin, il survient sur la conque de l'oreille des petites tumeurs sanguines, connues sous le nom d'hématomes du pavillon et considérées, avec raison, comme assez caractéristiques.

— C'est de 35 à 50 ans qu'il succombe le plus grand nombre de paralytiques généraux.

La moyenne annuelle des décès par paralysie générale est de 9 sur une population de 100,000 habitants.

PARAPLÉGIES

A recevoir. — Tout proposant ayant eu acci-

PARAPLÉGIES

dentellement une attaque de paraplégie fonctionnelli causée par une affection grave (fièvre typiioïde diphtérie, etc.), ou une maladie des voies génilourinaires, radicalement guérie.

A recevoir avec réserves. - Tout proposant guéri d'une paraplégie réflexe, causée par une maladie peu grave, mais chronique (métrite, cystite, rétrécissement du canal de l'urèthre, etc...).'

A refuser. — l" Tout proposant atteint d'une paraplégie consécutive à une altération de la moelle ou du rachis.

Tout proposant atteint d'une paraplégie dyscrasique, toxique (mercure, oxyde de carbone, plomb).

3° Tout proposant aLLeint d'une paraplégie consécutive à la pellagre ou à une affection grave quelconque, particulièrement à une maladie des voies génito-urinaires.

OBSERVATIONS

La paraplégie doit être considére'e comme une cause de refus pour les proposants qui en sont atteints, car le plus souvent elle se rattache à une lésion de la moelle (myélites, tumeurs, etc.), ou de la colonne vertébrale (fractures, nécrose, mal de Pott, etc.).

La mort est fatale.

Mais la paraplégie peut être dyscrasique ou fonctionnelle, autrement dit réflexe.

Les paraplégies dyscrasiques sont très rares ; elles

PARKINSQiN

.'observent surtout à la suite de l'empoisonnemenl par le mercure, l'oxyde de carbone ou le plomb. Aucune d'elles ne peut être admise par les compagnies d'assurances sur la vie, car elles sont toutes l'indice d'une intoxication profonde.

Les paraplégies fonctionnelles varient de gravite suivant leurs causes. Ainsi, la plupart des paraplégies hystériques et des paraplégies qui accompagnent les maladies génito-urinaires sont bénignes. Ces dernières méritent cependant une attention spéciale; il faut d'abord considérer l'importance de la maladie déterminante (néphrite, blennorrhagie ou métriLe) ensuite rechercher si la moelle n'est pas intéressée. H peut fort bien arriver, en effet, que la paraplégie soit le résultat d'une myélite primitive avec altération consécutive des voies urinaires, où d'une névrite ascendante partie de ces organes, provoquant une inflammation médullaire.

PARKINSON (Maladie de)

(paralysie agitante)

A refuser.

OBSERVATIONS

La paralysie agitante ou maladie de Parkinson a une évolution très lente, mais fatale. Elle peut durer une trentaine d'années.

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