PAROLE
Elle s'observe aussi souvent chez rhonime que chez la femme, et apparaît toujours après 40 ans.
On ne sait rien sur le rôle que l'hérédité peut jouer clans son développement.
Malgré sa longue durée, cette aiïection ne doit jamais être acceptée par le médecin de compagnies d'assurances sur la vie ; il importe donc qu'il sache la reconnaître, non seulement dans sa période d'état, mais surtout à son début.
Les principaux symptômes consistent, on le sait, dans un tremblement permanent ou transitoire, qui ne cesse pas par le repos et peut atteindre tout le corps à l'exception de la tète, dans une diminution de la force musculaire, dans la perte de l'équilibre pendant la marche (propulsion et rétropulsion), dans une attitude particulière du corps et des membres (fixité du regarda immobilité des traits) et dans le caractère tremblé de l'écriture.
PAROLE (Troubles de la)
A refuser. — Tout proposant atteint de troubles de la parole, symptomatiques d'une maladie nerveuse grave.
OBSERVATIONS
Un bon nombre de maladies nerveuses s'accompagnent de troubles de la parole caractéristiques; il
importe donc de leur attacher une grande attention.
Dans le ramollissement cérébral, il existe souvent de l'aphasie.
Dans l& sclérose en ptogites, la parole est traînante, presque inintelligible ; les consonnes l, p, g sont particuUèremeut mal prononcées; le débit ressemble à celui des gens avinés, les mots sont comme scandés et les syllabes sont séparées par des pauses.
Dans la j^aralysie agitante, la parole, sans être réellement embarassée, est lente et saccadée ; la prononciation de chaque mot semble nécessiter un violent effort, les malades parlent entre les dents comme si leurs lèvres étaient accolées.
Dans la paralysie générale, la parole est lente et saccadée ; chaque mot est séparé par une pause.
Dans la chorée, il existe parfois un très grand embarras de la parole, par suite de l'extension de la maladie aux muscles de la langue et des lèvres.