PEMPHIGUS
A recevoir. — Tout proposant guéri d'une atteinte de pemphigus vulgaire, aigu.
A recevoir avec réserves. — Tout proposant guéri de plusieurs atteintes de pemphigus vulgaire, aigu.
PliPTONURlK
A refuser. — Tout proposant atteint de pcuiphigus huileux chronique ou de pemphigus foliacé.
OBSERVATIONS
Le pemphigus vulgaire', aigu ou chronique ne présente pas de gravité. Il n'en est pas de même du pemphigus foliacé chronique. Ces deux dernières variétés ont assurément une marche très lente, mais elles Unissent toujours par amener une entérite, une anasaïque ou une broncho-pneumonie mortelle.
En règle générale, on peut dire que le pemphigus chroni([ue est d'autant plus redoutable, qu'il donne lieu à un plus grand dombre de bulles mal remplies, desséchées, et qu'il s'accompagne de phénomènes généraux sérieux (fièvre, amaigrissement, diarrhée, etc.).
PEPTONURIE
A recevoir avec réserves Tout proposant
bien portant, atteint de peptonurie intermittente.
A refuser.— 1" Tout proposant atteint de peptonurie causée par une maladie grave.
Tout proposant délicat, atteint de peptonurie abondante.
OBSERVATIONS
La peptonurie s'observe dans divers états palhologiqucd: l'anémie grave, le phospliorisuie, le scorbut,
PÉRICARDITE GHRONIQUK
le cancer et la dilalation de l'estomac... La peptonurie n'a donc guère d'importance pratique.
Le meilleur procédé pour rechercher la peptonurie, consiste dans l'addition d'une petite quantité de réactif Tanret à un peu d'urine. Se forme-t-il aussitôt un précipité, ce précipité est constitué par des peptones, s'il disparaît sous l'influence de la chaleur et revient par le froid.
Le réactif de Millon (solution de nitrate mercureux et de nitrate mercurique, mélangée faiblement d'acide nitrique) permet aussi de caractériser les peptones, en donnant lieu à une coloration rouge-cerise.
La réaction dite du biuret (bicyanate d'ammoniaque) permet de reconnaître de légères traces de peptone. Elle est basée sur la coloration rose violacé que donnent les peptones de l'urine lorsqu'on ajoute du sulfate de cuivre en présence d'un alcali caustique. On rend l'urine alcaline parla lessive de soude puis on y ajoute, goutte à goutte, une solution très étendue de sulfate de cuivre qu'on verse ainsi jusqu'à ce que la couleur rouge-violet ait atteint toute son intensité.
PÉRICARDITE CHRONIQUE A refaser.
OBSERVATIONS
La péricardile chronique est totalement incompatible avec les assurances sur la vie , car elle est
PÉIUIÎNCÉI'IIAUTE —
PliRIUÉPATITE
grave par elle-même et par l'e'tat diathésiquc (tuberculose) qu'elle masque généralement.
Certains frottements -souffles péricardiques peuvent être confondus avec les bruits de souffles valvulaires diastoliques de la base. Mais les frottements ne sont pas isochrones avec le pouls, meurent sur place, varient d'intensité et d'étendue d'un jour à l'autre, et augmentent de force par la pression du stéthoscope ; enfin, ils ne donnent pas au sphygniographe le tracé si spécial du pouls de Gorrigan.
D'ailleurs, si ce diagnostic présente un grand intérêt clinique, il n'a point d'importance en matière d'assurances sur la vie puisque le refus du proposant s'impose dans l'un et l'autre cas.
— C'est de 40 à 60 ans que s'observe le plus grand nombre de décès par péricardite.
La mortalité annuelle de la péricardite est en moyenne de 2 décès pour une population de 100,000 habitants. Sur iOO malades adultes, des deux sexes, atteints de péricardite, il en succom])e environ "20 par an; sur 100 hommes, on compte 19 décès annuels; sur 100 femmes, 21 décès.
— Voir l'article : Adhérences du péricarde.
PÉRIENCÉPEALITE
Voir l'article : Maladie de Parkinson.
PÉRIHÉPATITE
A refuser.
PÉRINÉPURIÏE —