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VERS INTESTINAUX

Voir les articles : Entozoaires, Hydalides et Trichinose.

VERTIGES

A recef^oir. — 1'' Tout pro(30sant atteint de verlige stomacal indubitable.

2" Tout proposant atteint de vertige visuel, sans lésions de l'œil ou des nerfs optiques.

3° Tout proposant atteint de vertige nicotinique, si son cœur est intact et s'il renonce à fumer.

4° Tout proposant, indemne d'alcoolisme, ayant eu un accès vertigineux à la suite d'un excès passager.

A recevoir avec réserves. — 1° Tout proposant atteint de vertige pléthorique ou anémique.

2° Tout proposant atteint de vertige mental sans délire.

3° Tout proposant, très légèrement rhumatisant ou goutteux, atteint de vertige rhumatismal ou goutteux.

¥ Tout proposant atteint de vertige auriculaire par bruit insolite ou assourdissement subit, sans traces de maladie de Ménière.

5° Tout proposant atteint de vertige laryngé banal.

A refuser. — 1° Tout proposant atteint de vertige cérébral symptomatique d'une lésion cérébromédullaire quelconque.

2° Tout proposant atteint de vertige épileptique.

3° Tout proposant atteint de vertige mental avec délire.

4° Tout proposant atteint de vertige visuel dû à de la diplppie.

o" Tout proposant atteint de maladie de Ménière, ab aurce lassa.

6° Tout proposant atteint de vertige nicotinique, si son cœur est touché.

7° Tout proposant alcoolique ayant eu un ou plusieurs vertiges alcooliques.

8° Tout proposant atteint de vertige laryngé dû â une cause grave (ataxie ou polype du larynx).

OBSERVATIONS

Les vertiges ne doivent évidemment pas être considérés comme une cause de refus absolue pour les proposants qui en sont atteints ; mais en raison de la complexité de cette partie de la pathologie nerveuse, le médecin expert doit se tenir sur ses gardes, même dans les cas bénins en apparence, s'il ne lui a pas été possible d'établir un diagnostic irréprochable.

Comme l'a justement dit Lasègue, le vertige est une maladie d'imposture. Il est tout ou rien ; à un petit vertige, peut correspondre une grave maladie et inversement. Pour cette raison seule, les compagnies d'assurances sur la vie doivent se méfier des proposants vertigineux.

De toutes les variétés de vertiges, ceux qui sont d'origine cereôm/e sont les plus redoutables; ils nécessitent le refus le plus catégorique.

Leur caractère capital, celui qui domine la scène

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et permet de les reconnaître, c'est la perle totale de la connaissance : Victus.

Ils sont symptomatiques, tantôt de petites thromboses du cerveau (sujets voués au ramollissement cérébral), tantôt d'une tumeur cérébrale, d'une hémorrhagie cérébrale, d'une affection du cervelet ou d'une maladie de la moelle.

Le début de la sclérose en plaques détermine, dans les trois quarts des cas, un vertige gyraloire effrayant qui force les malades à se tenir aux corps environnants pour ne pas être entraînés.

Le vertige cérébral peut s'observer aussi sous l'influence de la congestion et de lapléthore, ou pendant une insolation.

Le vertige épileptique est également un vertige cérébral. Quelque léger qu'il soit, il est toujours accompagné d'une abolition totale de la conscience et suivi d'une perte absolue de mémoire et d'une indifférence complète.

Enfin, on doit rattacher au vertige cérébral le vertige mental de Lasègue, qui est dû à une véritable perversion intellectuelle pouvant atteindre jusqu'au délire de la folie. Dans ce vertige, les facultés mentales sont, en réalité, hors de cause ; la sensation et le sentiment forment tout le drame. Le sujet est soudainement pris, sans que la vue y soit pour quelque chose, en apparence au moins, par une anxiété formidable dont il a parfaitement conscience, qu'il sait absurde, mais qu'il ne peut dominer, et qui le pousse parfois invinciblement au suicide.

Comme l'intelligence n'est pas atteinte, le pronostic

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duvertigementalestassezpeusévère. Toutefois, il faut distinguer les cas sans délire et les cas avec délire. Ceux-ci versent facilement dans l'aliénation mentale, ceux-là un peu moins. 11 faut donc refuser les premiers et ne recevoir les seconds qu'avec la plus grande réserve.

Viennent ensuite les vertiges diathésiques , relevant du rhumatisme et de la goutte.

La seule connaissance des antécédents pathologiques du sujet peut permettre de faire le diagnostic de ces deux variétés.

Le vertige rhumatismal n'amène jamais de perte totale de l'intelligence ; jamais il ne laisse de traces cérébrales. Il se produit sans que le malade digère mal, par la simple inanition, la vacuité de l'estomac; il ne s'agit pas cependant d'un estomac malade, mais simplement d'un estomac de rhumatisant.

Le vertige goutteux peut être solennel et terrifiant, ou fugace et bénin. Solennel, il ressemble un peu à la syncope des anémiques ; le malade .tombe subitement avec perte de connaissance, mais sans convulsions ; au bout d'un quart d'heure environ, il se relève, marche et n'a qu'une légère céphalalgie. Fugace, il est caractérisé par des troubles mentaux, de l'inaptitude intellectuelle, de la paresse d'esprit. Le sujet est éteint, il vit bêtement et sommeille de même ; en dehors de ses crises, il se plaint toujours de migraines ou de crises névralgiques.

Ces vertiges de la goutte et du rhumatisme n'ont pas de retentissement sur la santé générale, quelque violents qu'ils soient. L'acceptation doit donc

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être la règle ; mais le degré de la diathèse doit avoir une influence prépondérante dans la question. En tous les cas, l'acceptation doit toujours être accompagnée de réserves.

Quant au vertige d'origine gastrique, connu sous le nom de vertige a stomacho Iseso, il résulte toujours d'une dyspepsie bénigne, et jamais d'une maladie stomacale grave. Dû, tantôt à la réplétion, tantôt à la vacuité de l'estomac, il ne se déclare jamais après les repas, il faut que la digestion soit avancée de quelques heures pour qu'il se produise.

Ce vertige est gyratoire, mais jamais accompagné de perte de connaissance : le malade étudie son vertige. Un seul point est parfois embarrassant pour le médecin, c'est le diagnostic avec le vertige cérébral; en dehors de ce doute, il n'y a aucun danger, et l'assurance peut être acceptée sans crainte.

La plupart des vertiges sensoriels rentrent, comme la catégorie précédente, dans la classe des vertiges bénins. Toutefois, le vertige auriculaire présente les plus grands dangers.

Les vertiges visuels sont généralement bénins et les vertiges auriculaires graves.

Les vertiges visuels, comprennent ; le vertige rotaloire (vertige type causé par la rotation de l'individu sur lui-même, ou par la rotation des objets autour ide lui), le vertige latéral (en passant, par exemple, auprès d'une longue grille), le vertige horizontal (survenant le matin, dans le lit, au réveil, soit par anémie, soit par hypérémie cérébrale), le vertige vertical (en regardant de bas en haut un objet élevé,

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une tour par exemple), le vertige des altitudes (en regardant du haut d'un monument, d'une montagne, au bord d'un précipice), le vertige des espaces ou V agoraphobie (en traversant une large place) et le vertige du mal de mer.

Tous ces vertiges sont compatibles avec l'assurance sur la vie. Ils ne sont jamais diathésiques.

Seuls, les vertiges visuels qui sont dus à un trouble de la vue, comme la diplopie, ne doivent jamais être acceptés par les compagnies.

Les vertiges auriculaires peuvent être d'origine cérébrale ou indépendants de toute lésion du cerveau ; dans le premier cas, ils sont le résultat d'une otite labyrinthique avec ou sans carie du rocher ; dans le second, ils surviennent simplement à l'occasion d'un grand bruit assourdissant.

Le vertige lab3'rinthique, vertige de Ménière, vertige ah auras Isesa est très grave. Il se distingue des autres vertiges, en ce qu'il est toujours accompagné par des bruits d'oreille, surtout d'une oreille, intenses et prédominants; puis, le sujet se sent comme précipité, culbuté en avant sur la face, par une main étrangère, parfois en arrière ou sur le côté. L'intelligence persiste et l'accès se termine par des nausées et des vomissements. La surdité devient irrémédiable; parfois il se déclare des accidents cérébraux divers.

Le vertige auriculaire non cérébral peut être admis avec réserves, mais le médecin ne doit l'accepter qu'après en avoir nettement établi le diagnostic, ce qui est fort difficile. Dans les cas douteux, il doit

ASSi;nAXci;s.

VURTIGES

s'abstenir, car le vertige auriculaire cérébral est incompatible avec les assurances sur la vie.

Les vertiges par intoxication dépendent entièrement de leurs causes.

Le vertigineux par tabagisme ne peut être assuré sur la vie que si son cœur est intact ; il doit être refusé s'il présente le moindre trouble aortique.

Le vertigineux par alcoolisme doit être accepté s'il n'a été atteint que par un seul accès, survenu àlasuile d'un excès de boisson absolument fortuit ; il doit, au contraire, être refusé s'il présente la moindre trace d'alcoolisme chronique.

A ces diverses catégories de vertiges, il faut ajouter toute la série des états vertiginoïdes, symptomatiques d'une maladie spéciale : vertige par débiiitation (chloro-anémie, cachexie, convalescence), vertiges par maladies du foie (coliques hépatiques), des reins (coliques néphrétiques, urémie), de l'utérus (métrites) et du cœur (lésions aorliques, angine de poitrine, anévrysme, etc.). Lepronosticde ces divers vertiges dépend entièrement de la cause qui les détermine.

Reste, enfin, une variété de vertige encore peu connue, décrite en France par le professeur Charcot: le vertige laryngé. Ce vertige peut être causé par une maladie banale du larynx ou par une polype, ou bien être le résultat du rhumatisme, de la goutte, et de l'ataxie locomotrice.

Le vertige laryngé est très rare ; généralement, il est précédé et accompagné par une sensation de chatouillement avec toux. Le malade tombe sans perdre

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