‹ Dictionnaire de medecine a l'usage des assurances sur la vieChapitre 2 sur 176 · II PRÉFACE · texte numérisé non relu

II PRÉFACE

science du médecin et pour Vexpérience professionnelle de lassureur.

Le médecin, seul compétent proçèje à son èxpertise. Ce n'est pas un e^)ert\mtgàire.- Ilne s agit 2ms ici de constatations puremeét. tnatér.ielles à propos d'un objet inerte, soumis à des investigations auxquelles il ne saurait dérohaf. rieii'de luimême; il s agit d'un être pensant, agissait, /.meritiellement mob telle en état de trahsforèî^^n perpétuelle. Qui ne voit .âèS:l(ks;i:^.:ga^B^^ médecin de consciencieuse activité d'esprit, de sagacité, de claivoijance dans les rapports à établir entre des renseignanents souvent contradictoires arrachés laborieusement la plupart du temps, pour parvenir à définir exactement, non pas seulement létat actuel du risque, ce qui, au point de vue de l'objet spécial de l'expertise serait insuffisant, mais, ce qui est bien autrement important et délicat, le ^Jronostic à dégager de cet examen relativement aux chances de durée nor- 7nale réservées à révolution fatale qui amène chacun de nous à sa dernière heure.

L'assureur de son côté, éclairé par le médecin auquel il a donné sa confiance, prend conseil de r expérience acquise dans la pratique journalière des contrats d assurance sur la vie. Il tient compte

du mobile de hiamrance, de la profession exercée: par le pi^opoinnt, de sa moralité présumée, de cellë des jjmrntédiaii'es qui ont concouru à la conclusioji:de Idfaii^è et il détermine sa ligne de cohduite d après V ensemble de ces considérations.

Après -tdiïs .ces tâtonnements et si chacun a rempli sa tâche aussi judicieusement que consciencimserkenty il ressort une probabilité mais jamais nne'mriituâe que le risque est placé dans des conditions ïiopnc^f0L::- :0-^^

Or, il est facile de le comprendre, cette tâche est cissez ardue de part et d'autre pour qu'il y ait un très grand intérêt à mettre à la portée des uns et des autres tous les documents de nature à la bien définir et à la faciliter.

C'est ce qu'a parfaitement compris M. Mâreau en entreprenant im? picblication dans laquelle il a réuni ces documents et tracé à grands traits les grandes lignes cVune sorte de code médical appliqué à l'assurance.

Je ne saurais avoir la prétention d'apprécier i-e livre au point de vue' strictement médical; il se recommande d'ailleurs par les ïnérites incontestés de l'auteur. Mais si la compétence me fait défaut pour insister sur ce point spécial, je me fais un véritable plaisir de sigmder aux assureurs

jV PREFACE

lexcellent parti qiiils pourront facilement tirer de la méthode suivie dans l'exposition et de r ordonnance souverainement pratique de ce travail. N'aurait-il pas d'autres mérites, et il en a certainement d'autres, il est appelé à rendre les plus c/rands services, notamment aux assureurs dont le temps est toujours si limité, et qui, à la minute même où ils en auront besoin, y trouveront sans recherches préalables, un conseil utile ou un développement de nature à leur faire 7Jiesurer la portée d'un renseignement puisé à une autre source.

Comme assureur, je ne puis m'empêcher de constater avec une réelle satisfaction et un très vif sentiment de gratitude, cette initiative prise par M. Mâreau pour atténuer l'une des plus sérieuses difficultés que rencontre r assurance sur la

vie.

Edouakd VERMOT.

INTRODUCTION

Cet ouvrage d'utilité pratique, résultat d'une expérience quotidienne, s'adresse aux médecins experts et aux directeurs des compagnies d'assurances sur la vie.

Destiné à être consulté et non à être lu tout d'une haleine, nous espérons qu'il pourra donner d'utiles renseignements aux jeunes médecins et qu'il servira parfois d'aide-mémoire aux praticiens plus âgés.

Pour faciliter les recherches, nous avons adopté l'ordre alphabétique. Des divisions par chapitres auraient eu, sans doute, un caractère plus scientifique, mais nous avons préféré la commodité du lecteur à l'aspect imposant de la forme.

Presque tous les articles sont divisés en quatre paragraphes ; le dernier sert de commen-

INTRODUCTIO

taires aux trois prémiers. Ils sont aussi complets que possible.

— Que doit être l'examen médical au point de vue des assurances sur la vie?

En principe, les compagnies d'assurances sont ouvertes à tous ; seulement, comme elles ne peuvent accepter les contrats trop aléatoires, elles doivent choisir parmi les proposants. C'est au médecin qu'incombe cette sélection. Pour la faire avec toute l'indépendance voulue, il est nécessaire qu'il se place en expert et non en praticien, vis-cà-vis des personnes qui veulent s'assurer, et qu'il agisse comme s'il était assureur pour son propre compte.

Dans ces conditions, il est évident que le désir de réaliser une affaire l'invite cà accepter le proposant, tandis que la crainte de s'aventurer dans une transaction malheureuse l'oblige à rechercher la moindre trace de danger.

Celte qualité d'expert, que nous voulons pour le médecin de compagnies d'assurances, le force, enfin, à se tenir sur ses gardes vis-à-vis des rares proposants qui pourraient avoir une tendance cà la dissimulation, et à se récuser toutes les fois qu'il est appelé à donner son avis sur un parent, un ami ou un client.

INTRODUCTION

— C'est, d'abord, de la santé des parents du proposant qu'il faut se préoccuper ; il est nécessaire de savoir à quel âge et à quelle maladie ils ont succombé. L'hérédité des différentes maladies et surtout celle des prédispositions morbides a la plus grande importance en matière d'assurances sur la vie.

Ensuite, il faut questionner le proposant sur ses antécédents pathologiques personnels.

Un grand nombre de maladies n'ont aucune conséquence pour l'avenir, mais quelques-unes peuvent altérer la santé ou rendre le sujet plus vulnérable.

Les principales affections des divers systèmes doivent être passées en revue, puis les maladies infectieuses, les fièvres, etc.. La présence de certains symptômes peut mettre le médecin sur la voie d'un diagnostic ; si le sujet paraît en vouloir cacher l'importance ou ne pas en avouer l'existence, il faut l'interroger adroitement, lui adresser. des questions insidieuses, différentes dans la forme, mais identiques dans le fond.

Il n'est également pas sans intérêt de s'enquérir de la profession et des habitudes du proposant ainsi que de la santé des personnes avec lesquelles il vit tous les jours.

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