DILATATION DE L'ESTOMAC
A recevoir. — 1° Tout proposant atteint de dilatation del'estomac, s'il n'en a jamais ressenti le moindre malaise (forme dite : latente).
12" Tout proposant atteint d'une dilatation de l'estomac due uniquement à une mauvaise hygiène alimentaire.
A recevoir aA'ec réserves. — l'^ Tout proposant atteint de dilatation de l'estomac accompagnée de douleurs au creux épigastrique, de lenteur de la digestion, de constipation, etc.. (forme ûxioi : dyspeptique.
'tt> Tout proposant atteint d'une dilatation de l'estomac due à une ancienne dyspepsie ou à un catarrhe chronique stomacal.
A refuser. — 1'^ Tout proposant atteint d'une dilatation de l'estomac ancienne et énorme, ou corn-
DILATATION DE l'eSTOMAC
pliquée de congestion du foie, avec crises gaslralgiques simulant celles de la lithiase biliaire (forme dite : hépatique.)
2" Tout proposant atteint d'une dilatation de l'estomac, consécutive à une sténose cicatricielle ou cancéreuse du pylore.
OBSERVATIONS
En règle générale, la dilatation de l'estomac n'est pas une cause de refus pour un proposant qui désire contracter une assurance sur la vie ; neuf fois sur dix, les sujets qui en sont atteints, n'éprouvent aucune souffrance.
Telles sont les dilalations dites latentes et les dilatations causées, soit par un excès de boisson ou de nourriture, soit par une trop grande rapidité ou irrégularité dans les repas.
Mais, la dilatation stomacale peut prendre un développement assez grand pour incommoder le malade et devenir le point de départ d'une foule d'affections des plus graves : la chlorose dans les 4/o des cas, la phtisie pulmonaire dans les 2/3 des cas, la congestion du foie, l'albuminurie, la gastrite ulcéreuse dite gastrite maligne sans tumeur ou faux cancer, etc..
En outre, la dilatation de l'estomac prédispose à l'embarras gastrique et à la fièvre typhoïde.
Les sujets qui sont atteints de dilatation de l'estomac ont souvent des nodosités aux articulations
DIPLOME
phalango-phalanginiennes; ce fait, d'observation empirique, est si fréquent qu'il peut être considéré comme un bon signe de diagnostic.
Quant au clapotage stomacal, il est une preuve absolue de dilatation de l'estomac, s'il se produit pendant que le malade est à jeun et s'il s'entend audessous d'une ligne tirée de l'ombilic.
L'estomac normal a une capacité de 1,300 centimètres cubes environ; dilaté, il varie de 1,430 centimètres cubes à 3,600 centimètres cubes.
A la percussion, il a une sonorité spéciale hydroaérique, comparable à celle que donne une vessie remplie d'un mélange d'eau et de gaz; cette sonorité s'étend de la sixième côte au bord libre des fausses côtes. Le grand cul-de-sac de l'estomac, qui occupe tout l'hypochondre gauche et s'étend derrière les fausses côtes, est très facile à explorer; au niveau de l'épigastre, la sonorité stomacale est obscurcie par la pre'sence du lobe gauche du foie ; enfin, la petite extrémité de l'estomac placée sous le foie, échappe à la percussion. Ajoutons que suivant le degré de tension des parois de l'estomac, la sonorité peut être haute ou grave et que suivant la capacité de l'organe, elle peut être diminuée ou s'étendre depuis la quatrième côte jusqu'à l'ombilic et au delà.
— Voir l'article : Dyspepsies.
DIPLOPIE
A recevoir avec réserves. — Tout propo-
DIPLOPIE
sant atteint de diplopie consécutive à une cause périplicrique bénigne et bien nettejnent déterminée.
Arefuser. — Tout proposant atteint de diplopie consécutive à une cause centrale ou générale.
OBSlîRVATIONS
La diplopie (vision double) a une grande importance au point de vue des asssurances sur la vie.
La diplopie s'observe dans les paralysies des muscles de l'œil (S**, 4*^ et 6® paires) ; or, ces paralysies cculaii'es sont le résultat de causes très variables : causes périphériques et causes centrales.
Les causes périphériques sont les moins sérieuses ; elles comprennent les traumatismes intra-orbitaires et le froid pour les sujets rhumatisants.
Les causes centrales sont graves et toutes de nature à faire refuser le proposant; elles comprennent les tumeurs cérébrales, les hémorrhagies, le ramollissement, les traumatismes cérébraux.
En outre, tout sujet qui présente de la diplopie, doit èlre examiné comme syphilitique ou ataxique.
Six fois sur dix^ la diplopie est le résultat de la syphilis, soit à la période des plaques muqueuses, soit à la période tertiaire. Il se produit une altération primitive du nerf lui-même ou, plus souvent, il se déclare une gomme ou une exostose atteignant la base de l'encéphale ou du crâne.
L'ataxie \ocomolrice, à son début comme pendan
DOTIIIÉNENTÉRIIS
sa période d'état, devient fréquemment la cause de paralysies oculaires, notamment de paralysie de la troisième paire avec chute de la paupière supérieure. Au début, la diplopie est toujours incomplète et passagère, n'étant due qu'à une congestion momentanée; plus tard, elle est déflnitive par suite de l'atrophie ou de la sclérose des nerfs moteurs oculaires.
La diplopie s'observe encore chez les albuminuriques et les glycosuriques.
Quant au strabisme, il ne peut en être question, car le propre de cette infirmité est précisément de ne pas. déterminer de diplopie apparente pour le sujet lui-même. Le strabisme ne donne lieu qu'à de la diplopie latente.
Pour bien apprécier la diplopie, il faut la vérifier par le procédé de Javal. Cette expérience consiste simplement à placer un verre rouge devant l'œil sain ; il est facile ainsi de rapporter à chaque œil l'image qu'il perçoit.
En résumé , il faut refuser tout proposant atteint de diplopie ; dans les cas d'origine périphérique les plus favorables, il convient même que le médecin formule de sérieuses réserves et décline toute responsabilité vis-à-vis de la compagnie d'assurances sur la vie.
DOTHIÉNENTÉRIE
Voir l'article : Fièvres.
DYSENTERllS