DYSPEPSIES
après les repas, d'insomnies ou de veilles prolongées, d'habitudes sédentaires, etc..
Mais, la dyspepsie n'est pas toujours sans retentissement plus ou moins grave sur la santé ; le médecin doit donc examiner avec le plus grand soin tous les proposants dyspeptiques.
Chez la femme, la dyspepsie peut être le résultat du nervosisme, d'une maladie utérine, de la compression de l'estomac par le corset ; chez l'homme, du tabagisme et surtout de l'alcoolisme ; chez le vieillard, de l'athéromasie, etc..
En outre, la dyspepsie peut relever d'une maladie du foie, des intestins, des organes génito-urinaires, d'une lésion grave de l'axe cérébro-spinal, etc..
Les maladies générales, comme la tuberculose, la chloro-anémie, la goutte, la syphilis, le cancer, deviennent souvent aussi le point de départ de troubles digestifs variés.
Le refus ou l'admission d'un proposant dyspeptique, doit donc être entièrement basé sur l'ensemble des phénomènes présentés, ou sur l'importance de la maladie concomittante.
Lorsqu'un dyspeptique est atteint de vertiges, il faut le refuser si ces vertiges dépendent d'une lésion des centres nerveux et l'accepter s'ils sont purement stomacaux, à moins que leur intensité et leur fréquence ne soient par trop grandes.
L'hématémèse est une cause formelle de refus, car elle est l'indice d'un ulcère ou d'un cancer de l'estomac
La dyspepsie , simple accompagnée de crises gas-
Iralgiques intenses, de vomissements et d'alléralion générale de la santé, n'est pas compatible avec l'assurance sur la vie.
Quant à la dilatation stomacale, elle est une cause de refus, lorsqu'elle est énorme.
— Voir les articles : Cancer, Dilatation de l'estomac et Gastralgie.
DYSPHAGIE
OBSERVATIONS
La dysphagie n'a d'importance que par son siège et surtout par sa cause.
La dysphagie peut siéger dans la bouche, le pharynx ou l'œsophage et peut résulter d'un spasme, d'un obstacle mécanique ou d'une paralysie.
La dysphagie spasmodique s'ob?erve dans Ir s diverses ' névroses (hystérie, épilepsie, hypochondriel et parfois sous rintluence d'une vive émotion.
La dysphagie mécanique peut tenir à un vice de conlormation, à un rétrécissement ou à une tumeur. 11 faut citer pour la bouche : la perforation des joues ou de la voûte palatine, la glossite chronique, les fractures des maxillaires, l'ankylose de l'articulalion temporo-maxillairc, les tumeurs (grenouillette, calculs salivaires,.etc...) ; pour le pharynx : Thyper- Irophie amygdalienne, les polypes naso-pharyngicns, -etc.; pour lœsopliage : les rétrécissements cicatriciels ou cancéreux, les tumeurs de voisinage (ané vrysme de Ta rte, adénopathie bronchique), etc..